Parce qu'une saga telle que celle là ne meurt jamais ...
 
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 Thaïs Monty

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Thaïs Monty
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MessageSujet: Thaïs Monty   Dim 13 Jan - 15:32

[Pour le prénom, prononcer Thaïs, comme Maïs]

Carte d'Identité

Nom : Monty
Prénom(s) :
Thaïs Olivia
Âge :
21 ans
Jour et mois de naissance :
19 avril
Etat civil :
Célibataire
Adresse :
457 Main Street, London, Angleterre.
Profession :
Joueuse de Quidditch : batteuse des Montrose Magpies


Famille

Famille : Sang Mêlé
Père : Mickael Monty, 50 ans, travaille dans une usine de carton américaine, à Londres. D’origine Moldue, il s'est très vite intéressé et intégré au monde de la magie, devenu comme une sorte de Cracmol moldu, par amour pour sa femme.
Mère : Sydney Monty née Masson, 48 ans, femme au foyer. Fille d'une grande famille de partisans du Seigneur des Ténèbres, elle a une sœur, Maddie, de neuf ans plus jeune qu’elle. Les seuls souvenirs qu’elle a sont ceux d’une Maddie enfant, Sydney étant partie vivre aux Etats-Unis très tôt. A son arrivée en Angleterre, elle a fait quelques vagues recherches, en vain. Jusqu’à ce qu’elle trouve, en entrefilet dans un vieux journal, un avis de disparition.
Frères et sœurs : Un frère, Alexander, 19 ans. Il est retourné aux Etats-Unis il y a peu, et sa famille restée en Angleterre reçoit parfois quelques nouvelles.
Autres membres de la famille : La mère de Thaïs ne lui a pratiquement jamais parlé de sa famille restée en Angleterre. Ainsi, elle ne sait pas qu’elle a quatre cousins anglais, quatre orphelins qui se débrouillent comme ils le peuvent. Liam, Danaïs, Eden et Timothée Ealys, enfants d’une tante inconnue, l’attendent quelque part dans Londres, et elle ne le sait pas…


Ethnologie

Description physique : La première chose que l’on pense en la voyant, c’est que Thaïs semble sortie de l’époque victorienne. Ce n’est pas tant son visage que son allure générale qui donne cette impression ; la façon dont sont attachés ses cheveux, ses vêtements et sa manière de se tenir.
Si, en vol, elle peut sembler un peu lourde à ceux qui ne la connaissent pas, au sol, elle a un pas aérien et une élégance rare. Elle est petite et légère, ce qui peut être à la fois un avantage et un inconvénient sur un balai. Ca aurait pu l’aider si elle avait été attrapeuse ou poursuiveuse, mais, en tant que batteuse, elle est parfois déstabilisée par son poids trop léger. Lorsque l’on parlait d’élégance et d’époque victorienne, justement : elle achète ses vêtements dans un magasin spécial aux Etats-Unis, qui reconstitue des costumes d’époque. En les mariant à des pièces plus classiques, Thaïs arrive à se conférer un style que l’on ne retrouve sur personne : fraise et manches bouffantes sur un jean à la mode.
Sa silhouette est assez musclée par le Quidditch, mais elle n’est pas de la minceur qu’idéalisent les femmes. Sa musculation, ainsi que sa constitution – tout en rondeur, mais pas tant de gras que ça : des hanches larges, des os arrondis, des épaules larges et courbes – emplissent bien assez ses vêtements.

Lorsque son visage est immobile, avec une expression neutre, elle semble cachée derrière un masque de douceur. Mais, en réalité, elle a une personnalité à multiples facettes, et son regard ainsi que son expression peuvent changer du tout au tout d’une seconde à l’autre. Néanmoins, il reste toujours une étincelle d’espièglerie dans ses yeux et son sourire, rappel des mauvaises farces de sa jeunesse. Elle a donc un long visage ovale, au front large et protubérant, aux lèvres pulpeuses et aux oreilles légèrement décollées. Son nez ressemble un peu à celui d’un serpent : très fin et presque inexistant au niveau de l’arrête, large et aux narines ouvertes sur le bout. Ses pommettes hautes sont toujours rosées par la jeunesse, tout comme ses lèvres sont d’un rose rouge naturel.
Elle peut paraître froide, avec sa peau pâle, lorsqu’elle est sérieuse ; mais ses yeux, d’un bleu azur, semblent comme deux trous sans fond, très expressifs. Elle ne le sait pas, mais ils sont presque de la même couleur que ceux de sa cousine Eden. Chose improbable génétiquement parlant, étant donné que celle-ci les tient de son père, et que leur lien est par leurs mères. Et pourtant…
Ses cheveux noirs, légèrement ondulés, très épais, sont coupés mi-long et toujours attachés sur le côté lorsqu’il s’agit de faire du sport.

En fait, Thaïs n’est pas belle, pas même jolie. Elle a simplement un visage doux et des expressions enthousiastes, ainsi qu’une élégance excentrique.

Description morale et caractère : Thaïs est tout à la fois, et est d’un naturel très laconique. Le Choipeau lui-même a beaucoup hésité pour le choix de sa maison. Le trait principal de son caractère, amplifié par ses années à Serpentard et l'éducation de sa mère, serait certainement sa grande ambition. Véritablement sans limite, Thaïs ne se contente pas de ce qu'elle possède déjà ; il lui faut aller toujours plus haut, plus loin. Pourtant, maintenant qu'elle a atteint son but dans la vie, à seulement 21 ans (encore une preuve de cette ambition démesurée : son succès fulgurant, si jeune), elle ne sait plus où mettre la barre pour viser plus haut.
Autre chose qui la caractérise : sa détermination. Si elle a entamé un projet, elle ira jusqu'au bout, quitte à devoir explorer le fond de ses capacités pour cela. Cette mentalité s'applique à tout dans sa vie : le Quidditch, sa vie sentimentale ou amicale, ...
Dans sa jeunesse, elle était à la fois sérieuse et espiègle. Elle s'appliquait en cours, du moins ceux qui l'intéressaient, aimait lire et fouinait souvent dans la bibliothèque, à la recherche d'un ouvrage intéressant. Mais, d'un autre côté, elle ne pouvait s'empêcher de faire des farces, parfois mauvaises, d'ailleurs, et cruelles. Ses interventions en cours, bien que justes, étaient toujours accompagnées de petites piques qui déclenchaient quelques rires.
Très enthousiaste et enjouée, Thaïs fut une petite fille et une adolescente épanouïe. Les remarques espiègles et les mauvaises farces, ça la connaissait ! Heureusement, ses amis l'arrêtaient toujours à temps, avant que cela ne dégénère. Lorsqu'ils remarquaient que son petit côté machiavélique reprenait le dessus, il s'empressaient de l'éloigner avant que quelqu'un ne finisse à l'hôpital.

Elle est aussi très fière. Ce n'est pas qu'elle a « pris la grosse tête », simplement elle a accompli ce qu'elle voulait, et elle est fière d'en être arrivée jusque là. Elle a aussi sa fierté et sa dignité, et peut prendre la mouche très rapidement si on l'insulte.

Elle aurait d'ailleurs voulu ne pas attacher d'importance aux regards des autres, mais c'était impossible. Tout se fondait sur ça. Son caractère, ses manières d'agir, de s'habiller... Elle essayait de sociabiliser, avec tous, maisons confondues. Cela lui valu quelques ennemis dans sa maison, mais elle arrivait tout de même à rester dans le rang de ceux à fréquenter. Alors qu'elle acquérait ce statut, elle devint une vraie peste ; mais il lui arrivait toujours d'être aimable et serviable, à un moment où à un autre, et il suffisait de la rencontrer dans une bonne période.

Dès son adolescence, elle se comporta en excentrique. Déjà à l'époque, elle s'habillait comme à l'ancien temps, utilisait des expressions passées d'âge. Sa mère, qui avait finalement accepté l'héritage de sa famille, pouvait maintenant lui payer tout ce qu'elle voulait, et elle devint une de ces gosses de riches insupportables.

Avec l'indépendance, Thaïs s'est adoucie. Elle a perdu ses manières d'adolescente, et a donc moins les réactions d'une enfant caractérielle ; cependant, ces traits de son caractère sont toujours enfouis et ressortent parfois. Sa personnalité à multiples facettes peut-être un avantage comme un inconvénient. Cela dépend seulement de quel caractère on découvre.
Après Poudlard, loin de l'influence de ses camarades Serpentard, ses autres traits de personnalité plus cléments sont revenus au grand jour. Ainsi, ses qualités contrebalançant ses défauts, Thaïs a trouvé un équilibre qui, bien que pour l'instant plutôt stable, menace de pencher d'un jour à l'autre.


Particularité :
Excentrique et fille à papa, s'habille comme à l'époque victorienne.


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MessageSujet: Re: Thaïs Monty   Dim 13 Jan - 15:35

Passé

Votre histoire :

Au commencement.

Sydney Masson avait dix-neuf ans, et elle serrait les poings, le cœur plein de rage. L’aéroport et sa salle d’embarquement étaient emplis d’effusion, de déchirants adieux ou d’idées d’avenir enthousiastes. Mais Sydney, elle, était seule, avec son énorme valise et son chat. Ses parents avaient refusé de l’accompagner quand elle avait annoncé qu’elle ne transplanerait pas, mais qu’elle utiliserait ce transport moldu. Des au revoir très froids se déroulèrent dans la grande cuisine de leur manoir. Seule Maddie, âgée de dix ans, déposa un baiser léger sur la joue de sa grande sœur, avant de retourner auprès des jupons de leur mère.
Ainsi, Sydney embarqua seule pour les Amériques. Fraîchement sortie de l’institut Poudlard, elle n’avait pas réussi à se faire à la vie en Angleterre. Sa famille la poussait de tous les côtés à s’engager dans un métier qui servirait leur cause, mais elle était dans les mauvaises actions comme un poisson hors de l’eau. Elle les avait déjà tellement déçus en étant à Serdaigle, il n’en fallait pas plus que ce départ pour couper les ponts.
Elle ne savait pas exactement pourquoi elle avait choisi ce moyen de transport là… En tout cas, si ç’avait été par défi, le résultat était là : avec ce vol transatlantique, elle allait devoir oublier sa famille.

Et tout cela pour quoi ? Arrivée là-bas, aux Etats-Unis tant rêvés, à l’aéroport de Chicago, elle se retrouva à errer. Elle loua un petit studio, se mit en quête d’un emploi, en vain. On la refusait partout, on disait qu’elle n’avait pas assez de compétences. Après tout, aux yeux des Moldus, son collège n’avait aucune renommée. Elle avait beau chercher d’autres sorciers, un quartier pour l’accueillir, comme là bas, à Londres, le quartier du Chemin de Traverse, impossible de le trouver. Les sorciers d’ici se dissimulaient bien, en tout cas.

Au bout d’un an, elle finit par décrocher un emploi dans un fast-food. Un boulot typiquement Moldu, et, avec les réflexes que lui avaient légué sa famille, elle trouvait ça presque salissant de travailler comme cela. Entre temps, elle avait rencontré quelqu’un ; un homme. Quelqu’un qu’elle croyait moldu, qui était un peu plus vieux qu’elle et très attentionné.
Alors que cela faisait déjà plusieurs mois qu’elle travaillait, et plus d’un an qu’ils se connaissaient, il vint la trouver, l’air embarrassé et penaud. Elle prit peur, voulut refuser d’entendre ce qu’il allait lui annoncer. Mais il s’avéra qu’en fait, il venait lui confesser que… il était sorcier !

Un mariage, une naissance, une nouvelle vie qui commence.

C’est donc par son biais que Sydney fit son entrée dans le monde des sorciers américains. Peu après, ils se séparèrent pour une raison quelconque. La jeune fille, revigorée, quitta son travail pour en chercher un autre, dans un institut sorcier. Elle devint barmaid, commença à lier des relations, bref, s’intégra comme elle n’avait jamais réussi à le faire. Elle arriva ainsi, doucement, à ses vingt deux ans. Une autre année passa encore, et elle s’enlisa dans sa vie trop lisse. Elle qui auparavant rêvait d’un train de vie placide et calme, voilà qu’elle se surprenait à désirer que quelque chose arrive, quelque chose d’hors du commun.
Lasse, elle déambulait dans les rues, elle ne prenait plus la peine d’aller travailler, elle ne faisait plus attention à se dissimuler des Moldus lorsqu’elle employait la magie. Ainsi, en plein après midi, alors qu’elle rentrait dans son studio, après avoir passé la journée dans un café, à lire des romans moldus, une voiture roulant trop près du trottoir l’arrosa de boue. Il avait plu, ce matin-là, et les trottoirs en étaient recouverts. Sans y réfléchir, elle sortit négligemment sa baguette, et, en marmonnant un sort entre ses dents, fit disparaître la tache.
Heureusement pour elle, la rue était déserte. Enfin, presque déserte. En effet, un jeune Moldu se baladait là, les mains dans les poches, en sifflotant. Il l’avait regardée, médusé, arrêté au beau milieu de la route, inconscient de la voiture qui, au loin, avançait à toute allure vers eux.

Lorsqu’elle vit le monstre de métal se profiler au loin, et grossir, Sydney n’hésita pas. Elle se jeta au milieu de la route, pour rejoindre le jeune homme ; lui saisit l’avant bras et les fit transplaner dans une ruelle à proximité. Les yeux exorbités, il la regarda se présenter, et balbutia machinalement sa réponse. Il s’appelait Mickael, avait vingt-cinq ans, et ne faisait rien d’intéressant dans la vie. Il était entré trop tôt dans le domaine des affaires, et aspirait maintenant à plus d’action.

Quatre ans plus tard, un jour glacial d’avril, la pluie martelait les fenêtres. Mickael, après avoir appris la vérité sur le monde de sa femme et désirant en faire partie, s'était abonné à diverses revues destinées aux Cracmols, tell que VITMAGIC, et s'éloignait peu à peu de son monde sans magie. Pour l'heure, il se tenait au chevet de Sydney, lui serrant fort la main, anxieux. C’est ainsi que naquit Thaïs Olivia Monty, dans un hôpital de Chicago, sous la pluie battante.

Tu seras sorcière, ma fille.

Pour Sydney, cela ne faisait aucun doute : sa fille serait sorcière. Encore des restes de son éducation : on a beau vouloir refouler sa famille, il n'empêche que dix-neuf ans de vie commune influence l'esprit. Ainsi, elle avait beau avoir épousé un Moldu, Thaïs, elle, serait une sorcière ; une grande sorcière, même. Après tout, Mickael était devenu comme une sorte de Cracmol d'origine moldue, il n'y avait plus d'obstacles à son ambition !

Alors, dès son plus jeune âge, Thaïs fut initiée à la magie. C'est dans le but d'avoir un jour une baguette magique qu'elle grandit. Elle apprit à lire sur des livres sorciers ; son premier jouet fut un balai, minuscule, s'élevant à peine à cinquante centimètres du sol. Au lieu de l'envoyer à l'école, ou de la garder à la maison, sa mère lui fit suivre des cours par correspondance sorciers, par lesquels. elle apprenait les rudiments des sortilèges et des potions, ainsi que l'histoire du monde magique. C'est à sept ans qu'elle entendit parler pour la première fois de Ginny Potter. D'abord, dans son cours d'histoire de la magie. Puis, dans le journal que lisait sa mère, elle aperçut ce nom, en gros titre. Ginny quittait les Harpies. C'est aussi à ce moment là, très jeune donc, que Thaïs se prit de passion pour le Quidditch. Elle recherchait avec enthousiasme des affiches de l'époque de Mrs Potter, qu'elle se mit à idolâtrer.
Mickael Monty, lui, regardait tranquillement sa femme et sa fille effacer à grands coups de gomme son monde. Il avait espéré pouvoir montrer à Thaïs la beauté de la technologie Moldue, lui enseigner des légendes et des expressions. Mais, apparemment, le monde des sorciers prenait trop de place. Sa femme refusait que sa fille apprenne quoi que ce soit des Moldus. Après tout, ce n'était plus son monde ! Il avait préféré abandonner ses origines, disait-elle, et mener la même vie qu'elle. Alors il ne disait rien mais son coeur se serrait.

Entre-temps, Alexander était né. De deux ans de moins que sa soeur, il avait suivi la même formation qu'elle ; mais montrait tout de même de l'intérêt pour la manière dont les Moldus vivaient sans la magie. Son père lui apprenait tout ce qu'il pouvait avant que l'influence de sa femme ne fasse effet.
Les deux enfants s'entendaient très bien, derrière les chamailleries et les crêpages de chignon. Leur différence d'âge très réduite aidait à leur bonne entente. On voyait rarement l'un sans l'autre. Leurs bouderies ne duraient jamais longtemps, car l'autre avait toujours quelque chose d'intéressant à faire, auquel on voulait à tout prix participer. Alors on se réconciliait et la vie recommençait.

Salem.

Thaïs, comme conditionnée dans le monde de la magie, grandit. Comme Sydney s'y attendait, la lettre de Salem ne tarda pas à arriver. Son père la regarda l'ouvrir en tentant de dissimuler cette sorte de déception qui apparaissait dans ses yeux. C'est avec joie et une connaissance parfaite de la magie qu'elle fit ses courses de rentrée. Sa baguette, de bois d'érable, courte, lui venait des profondeurs de la famille de sa mère. Elle contenait un nerf de dragon, et avait sûrement servi à faire le Mal. Mais Thaïs ne le savait pas, Thaïs s'en fichait. Sa mère ne parlait pas beaucoup de son passé ; et, elle avait beau beaucoup tenir de ses origines, notamment son ambition et sa fierté, Sydney avait fui ses parents pour une raison qui était toujours valable.
Thaïs acheta donc chaudron, chat, robes et tout le fouillis qui allait remplir sa valise pour les sept années à venir. Et elle arriva à Salem le sourire aux lèvres, les mains dans les poches. Elle s'intégra très vite, avec son caractère malléable et malgré ses manières moyennâgeuses. Ses résultats étaient satisfaisants, et les professeurs n'avaient rien à redire, si ce n'est son insolence. Alexander reçut sa lettre, deux ans plus tard, au grand désespoir de son père qui, égoistement peut-être, avait espéré pouvoir arracher son fils à l’emprise de Sydney. Alors, son frère la rejoint bientôt, et, avec leurs amis, ils firent les quatre-cents coups.

Lorsque leurs parents leurs annoncèrent qu'ils déménageaient aux Royaume-Uni, pour une raison qu'eux seuls connaissaient et dont ils avaient longuement débattus, le frère et la soeur n'éprouvèrent pas de tristesse ou de nostalgie. Bien sûr, il y eut un pincement au coeur lorsqu'ils durent quitter Salem et leur bande d'amis, mais, après tout, ils avaient déjà exploré chaque recoin de l'institut, et ils comptaient bien profiter d'un nouveau château ou terrain de jeu. Alexander n'avait passé qu'un an à Salem, mais, grâce à l'expérience de sa soeur, y avait accompli tous les mauvais coups possibles.

Regarde, c'est Poudlard !

Leur premier jour à Poudlard, les deux enfants furent tout de même très intimidés. Ils étaient plus grand que tous ceux qui faisaient la queue en attendant la décision du Choipeau, avec leurs années de plus. Le plafond de la Grande Salle, surtout, les fascina plus que toute autre chose. Alexander, intimidé, restait près de sa soeur, qui était tout aussi impressionnée que lui.
Elle observa Alexander, appelé le premier, assis sur le petit tabouret à trois pieds, le chapeau trop grand s'enfonçant sur sa tête, et elle se demandait ce que ce bout de tissu pouvait bien lui raconter. Son tour vint, juste après son frère. Celui-ci avait été envoyé à Poufsouffle, et bien qu'elle eut aimé être dans la même maison que lui, elle se força à garder ses pensées totalement neutres. Elle arrivait sans aucun préjugé, sans connaître l'histoire des maisons ni leurs caractères. Le Choipeau commença par lui susurrer des mots dans l'oreille, égrenant ses traits de caractère. Elle eut un frisson avec cette impression d'être mise à nu, de n'avoir rien à cacher à ce couvre-chef rapiécé. Lorsqu'enfin, il se mit à évoquer des maisons où il pourrait l'envoyer, Thaïs avait l'impression que plusieurs heures s'étaient écoulées.
« Hum... La détermination de Gryffondor, la loyauté des Poufsouffles, l'ambition de Serpentard et le sérieux de Serdaigle... Un choix difficile, en vérité. Où seras-tu le plus épanouïe ? Dans quelle maison grandiras-tu ? Voyons... Oui, je dirais... »

Il murmura d'abord le nom de la maison, comme pour lui demander son avis ; et, alors qu'elle hochait lentement la tête, le cri résonna dans la salle :
« Serpentard ! ». D'un pas hésitant, elle se dirigea vers la table qui applaudissait le plus fort, avec un signe de la main en direction de son frère.
L'après-midi suivant, elle étrennait son nouveau balai. Ses parents avaient enfin accepté qu'elle fasse du Quidditch, sport qu'ils avaient jugé trop dangereux durant ses premières années. Et si elle voulait intégrer l'équipe, il fallait qu'elle s'y mette sérieusement. Les murs de sa chambre étaient couverts de petits bonshommes à cheval sur un balai, et elle n'avait jamais joué à ce jeu formidable ! Mais, tout comme sa mère avait su qu'elle serait sorcière, Thaïs savait qu'elle jouerait au Quidditch. Elle ferait tout pour y arriver cette année, et elle y arriverait ! Mais, pour l'heure, elle n'était encore que novice, et n'avait personne pour la guider. Elle n'avait pas de balles, rien qu'une branche épaisse qui pouvait faire office de batte. Alors, elle brassa les feuilles qui commençaient à tomber, précoces. Puis, pour le simple plaisir de voler, elle s'éleva, de plus en plus haut... Jusqu'à ce qu'elle perde le contrôle de son balai. Elle se mit à zigzaguer dans les airs, tentant de reprendre le dessus. Elle parvint à redescendre, pour ne pas risquer de faire une chute depuis une trop haute altitude. Et, alors que son balai, encore à une hauteur assez respectable pour lui casser quelque chose, menaçait de foncer dans un arbre, sa jambe se mit à glisser. Elle chavira, sentant le balai continuer sa route, et tomba au pied de l'arbre... Sur quelque chose de mou. Qui se révéla être une jeune fille, plus âgée qu'elle, qui lisait à l'ombre du feuillage.
Elle ne se souvient plus quelle personnalité Aramanth a vu ce jour-là. Elle n'a jamais su pourquoi, mais une amitié naquit, et perdura durant toutes leurs années de collège. Le calme apparent de son amie parvenait à réfréner un peu Thaïs dans son enthousiasme, tandis que l'américaine procurait à Aramanth le feu dont elle avait besoin.

Finalement, quelqu'un dont elle ne se souvient plus du nom ni du visage lui apprit les rudiments du Quidditch. Le jour des sélections, bien que n'étant pas, et de loin, la meilleure, elle fut tout de même retenue. Pourquoi, elle ne le su pas vraiment. Peut-être pour sa petite taille, et donc sa rapidité, bien que des deuxièmes années étaient plus légers qu'elle. Toujours est-il qu'elle joua au poste de poursuiveuse durant les trois années suivantes.

Thaïs mettait toutes les maisons sur un pied d'égalité. Et si cela lui valait quelques sarcasmes par ses camarades de dortoir, il n'empêchait qu'elle était appréciée, et qu'il était bien vu de se montrer avec elle. Ainsi se déroulèrent trois ans de sa vie, avec ses amis, son frère, son balai. Elle oscillait entre les maisons, et, quand il y avait des disputes, des moqueries, elle prenait bien soin de ne favoriser aucun camp. Si elle était toujours partante pour faire des mauvaises farce, ses victimes ne se répétaient jamais ; et tous ses tours mettaient en situation difficile aussi bien des Gryffondors que des Serpentards ; des Poufsouffles que des Serdaigles.

L'héritage

Entre-temps, ils apprirent que Mme Masson, la mère de Sydney, était morte pendant leur séjour aux Etats-Unis. Ne restait en vie que le grand père de Thaïs, un vieil homme ronchon, mais avec une des plus grosses fortunes du pays. La petite famille américaine ne l'avait pas revu, ou plutôt n'avait pas cherché à le revoir. Mais quand ils apprirent sa mort, l'année des quinze ans de Thaïs, un dilemme imposant alourdit le poids sur les épaules de sa mère. Accepter l'héritage, qui lui revenait de droit, en tant que dernière héritière en ligne droite, ou s'en tenir à ses résolutions et rester loin de cette famille pourrie de l'intérieur.
Après de nombreuses hésitations, et beaucoup de pression de son mari et ses enfants, Sydney Monty née Masson se rendit chez le notaire. Elle en ressortit riche, mais mélancolique, un goût amer persistant dans la bouche.

Décidée à faire oublier à cet argent la couleur du Mal qu’il avait vu de trop près, Sydney le dépensa en gâtant ses enfants et sa petite famille. Ses proches prirent goût à cette vie de luxe, et les enfants, gâtés, devinrent parfois insupportables quand à leurs camarades.


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MessageSujet: Re: Thaïs Monty   Dim 13 Jan - 15:39

Le long fleuve de la vie...

Lorsqu'elle dut choisir des matières pour ses BUSES et ASPIC, Thaïs choisit comme ses amis, dans l'ignorance totale de ce qu'elle voulait faire. Ses seules passions, les farces et le vol (vol dans les airs, voyons !) ne risquaient pas de la mener bien loin ; pas plus que ses excentricités et ses vêtements étranges. Lors de sa dernière année à Poudlard, alors que tous choisissaient déjà les voies de leurs futurs métiers, et qu’elle voyait Aramanth suivre sa formation d'Auror, Thaïs hésitait, changeait d'avis chaque seconde. Après ses ASPIC, elle passa plusieurs mois sans rien faire, ou plutôt écumant les petits boulots. De serveuse à vendeuse, elle était comme sa mère et n'arrivait pas à trouver sa voie, à s'intégrer. Et si tout n'était qu'un éternel recommencement ? Elle aussi, elle décida de partir aux Etats-Unis, sa patrie, où elle trouverait peut-être le déclic. A presque dix-huit ans, donc, elle s'installa dans son pays de naissance. Là, attendant l'illumination, elle fit quelques remplacements pour une équipe de Quidditch américaine, au poste, toujours, de Poursuiveuse.
Elle eut une aventure avec un homme ; adorable au début, au bout d'un mois de leur relation, il devint colérique et violent. Lorsqu'il avait trop bu, ou qu'il considérait qu'elle avait fait quelque chose de mal, il la gifla, d'abord. Mais ses emportements devinrent plus violents, il se mit à la frapper plus fort, à la battre. Ainsi, alors qu'elle n'était en Amérique que depuis quelques mois, elle voulut le quitter. Le soir où elle devait le lui annoncer, une de ses coéquipière au Quidditch passa la voir pour lui apporter une nouvelle quelconque au sujet de l'entraînement. Horrifiée, elle la trouva en sang, allongée dans sa cuisine, la main tendue vers le téléphone, dans l'incapacité d'appeler les secours, ou même de crier pour alerter quelqu'un. Les prochaines semaines se passèrent à l'hôpital.
Lorsque sa famille, restée en Angleterre, apprit ce qui lui était arrivé, ils voulurent l'éloigner de ce fou furieux ; dès qu'elle fut en état de voyager, ils la rapatrièrent auprès d'eux. Thaïs, d'habitude très active, avait horreur de devoir rester cloîtrée chez elle, allongée. Sa carrière de joueuse de Quidditch n'allait pas se faire tout de seule ! Car oui, elle avait, à dix-huit ans à peine, décidé de travailler dans le Quidditch. Et ces blessures l'obligeant à rester oisive ne l'avançaient pas. Bien avant qu'elle n'aurait dû, donc, elle se remit à jouer. Effectuant d'abord des remplacements pour les Harpies, l'équipe qui avait bercé sa jeunesse, un poste à part entière se libéra bientôt chez les Falmouth Falcons. Mais c'était un poste de batteuse, et Thaïs avait toujours joué en tant que Poursuiveuse. Saisissant la chance au vol, et décidée à lancer sa carrière et à ne pas être remplaçante éternellement, Thaïs se proposa, se disant qu'elle apprendrait à se servir d'une batte sur le tas.

Il s'avéra que les Falmouth Falcons avait un jeu... violent. Leur devise : "Remportons la victoire, mais si nous ne pouvons gagner, il y aura quelques crânes fêlés". Même : Thaïs, avec sa petite taille, n'aurait jamais été prise si elle n'avait pas été aussi peu habituée à maintenir une batte. En effet, le nouveau batteur recherché prendrait la suite de deux batteurs célèbres pour leur violence, réputés pour laisser quelques jambes cassées derrière eux. Les joueurs, des baraques machistes, n'auraient jamais accepté une femme dans leur équipe si Thaïs, maladroitement, n'avait pas lancé sa batte à la figure du poursuiveur, au lieu de taper dans le Cognard. L'homme, le nez aplati et la face sérieusement amochée, avait fui le terrain tandis que la frêle nouvelle batteuse atterrissait sous les applaudissements. Elle n'avait aucune idée de ce qui s'était passé, mais ne chercha pas à comprendre et intégra ainsi l'équipe, en tant que batteuse.
Les réflexes qu'elle y prit n'étaient peut-être pas les meilleurs, mais elle se fit tout de même un nom. Elle était LA femme des Falmouth Falcons, une petite jeune de dix-neuf ans à peine. Elle ne tarda pas à quitter l'équipe, consciente des mauvais réflexes qu'elle prenait. Taper à coups de batte sur un joueur plutôt que sur le cognard, par exemple. Elle fut un remplacée par un homme, de deux fois sa hauteur et cinq fois son poids.

Mais sa tête était ailleurs. Depuis quelques temps, elle recevait des coups de fils de son ex-petit ami. Il lui demandait de revenir, la suppliait. Lui disait qu'il avait fait des erreurs. L'erreur de la frapper ? Si battre une femme était une erreur, Thaïs ne voulait pas s'approcher de plus près. Sa mère prit peur, les fit déménager.

La jeune fille se retrouva dans une période de blanc. Elle avait dix-neuf ans, pas d'emploi, et pourtant elle sentait qu'il y avait quelque chose, là, tout proche. La chose qui l'attendait et qui allait changer sa vie. Et en l'attendant, Thaïs s'entraînait dans le jardin, avec son frère. Elle voulait se perfectionner en tant que batteuse, pour être multifonction et pouvoir s'intégrer dans n'importe quelle équipe. Elle avait beau ne rien faire pour l'instant, son but était toujours aussi précis. Elle ne voulait pas devenir joueuse professionnelle pour la gloire, mais parce que c'était tout ce qu'elle savait faire, et que c'était un métier bien plus intéressant que de rester dans un bureau. Alexander, lui, venait de finir ses études. Il avait une vague idée de ce qu'il voulait faire : il voulait travailler au Département des accidents et catastrophes magiques. Les postes au Ministère étaient toujours convoités par les élèves fraîchement sortis de Poudlard ; et les rêves des enfants étaient de devenir Auror, pour sauver le monde. Mais Alexander avait fixé son but, et comptait bien s'y tenir. Lorsqu'il n'aidait pas sa soeur à s'entraîner, il se préparait à divers concours.
Malheureusement pour lui, il rata ses concours. Ce n'était pas faute d'avoir travaillé, bien sûr. Seulement... Peut-être qu'il n'avait pas tant envie que ça de travailler là. Alors le cycle recommença. Sydney avait quitté les siens à dix-neuf ans ; chacun de ses enfants partait à dix-sept. Alexander, donc, s'envola pour les Etats-Unis. Le jour de son départ, Thaïs reçut un appel d'une amie. Les Montrose Magpies cherchaient un batteur remplaçant.

Mickael, entre temps, bien que bien intégré au monde de la magie (il avait travaillé jusqu'à présent à un service de relations avec les Moldus, où il était le seul à ne pas être sorcier), était devenu las de ce monde de la magie. Ce n'étaient pas ses origines, et si il aimait sa femme et ses enfants, il n'appartenait pas au même monde qu'eux. Il ne comptait pas les abandonner, bien sûr, en ce moment critique où sa fille était victime de harcèlement téléphonique chaque jour, où son fils volait de ses propres ailes. Simplement, il se trouva un emploi typiquement moldu, avec des collègues moldus, pour renouer avec son monde. L'affection de Thaïs pour lui n'en fut que redoublée, face à cet homme qui avait le courage de retrouver le passé.

Thaïs, donc, passa les sélections pour les Montrose. Finalement, elle se plaisait mieux en tant que batteuse que poursuiveuse, elle pouvait se défouler et montrer son vrai caractère. Même si les batteurs pouvaient sembler inutile, ils jouaient un rôle clef. Sa formation chez les Falcons n'était peut-être pas la meilleure existante, mais, maintenant qu'elle avait vu l'extrême, elle pouvait toujours tempérer son jeu.
Le matin des sélections, le téléphone sonna. Encore lui. Il ne la suppliait plus, maintenant, mais la menaçait de diverses horreurs si elle ne lui revenait pas. Perturbée, son balai sur le dos, Thaïs partit pour le terrain d'entraînement, ses paroles gravées dans sa mémoire. Une ancienne douleur derrière l'oreille se réveilla. C'était là qu'il l'avait frappée, à coups de poings, de chaises, de couteaux aussi. L'esprit ailleurs, elle manqua plusieurs coups, et ne se montra pas sous son meilleur jour. C'est frustrée qu'elle rentra chez elle. Tout ça à cause de lui, toujours lui. Ne la laisserait-il jamais tranquille ? Ne pouvait-elle laisser libre cours à son ambition à cause de... lui ? Sa carrière allait-elle stagner à cause de lui ?

Arrivée chez elle, la maison vide. Elle ressentit le besoin de changer d'air. Sans même prendre le temps de se changer, elle ressortit. Ce jour-là, on l'aperçut dans plusieurs agences immobilières. Le soir-même, Aramanth, qui avait entendu parler de ces sélections qui devaient changer le cours de sa vie, se déplaça pour lui demander comment cela s'était passé. Elle ne lui avait pas parlé de ce harceleur, rien dit de ce qui lui occupait l'esprit. En larmes, ce fut ce soir-là qu'elle se confia à son amie, ajoutant qu'elle avait trouvé un appartement dans ses moyens et voulait déménager, vivre indépendante.

Moins d'une semaine plus tard, elle s'installa dans un appartement déjà meublé, sur Main Street. C'était une affaire rondement menée, pas loin de chez ses parents, et d'un stade où elle pouvait aller s'entraîner lorsqu'elle le souhaitait. Elle était installée depuis trois jours lorsqu'elle reçut un hibou de Robb Tyrell, Capitaine des Montrose. Elle devait le retrouver au stade en bas de chez elle. Au lieu de rendez-vous, l'homme aux cheveux de feu était en retard. Thaïs se rongea les sangs, se demandant ce qu'il lui voulait. Au fond d'elle, son ambition insistait, disait qu'il allait l'aider à relancer sa carrière.
Lorsqu'il arriva enfin, s'excusant de son retard, il la regarda fixement. Lui demanda si elle allait bien. Lui annonça que le batteur qui avait été choisi avait eu un accident pendant l'entraînement et avait été transféré d'urgence à Ste Mangouste. Qu'elle était prise pour effectuer des remplacements occasionnels.

Thaïs ne sut pas pourquoi elle avait été choisie. Le jour des sélections, elle n'avait pas été la meilleure après celui sélectionné. Elle sut plus tard, au premier entraînement, sur une confidence d'une autre joueuse, que Robb était venu la voir car elle était la seule à avoir joué professionnellement. Mais aussi et surtout, parce que tout le monde avait entendu parler de la Thaïs des Falcons, et qu'elle ne laissait pas maladroitement tomber sa batte un jour de sélections. Reconnaissante, Thaïs se rapprocha de Robb, petit à petit. Elle n'était que remplaçante, et était rarement appelée à jouer lors des matches, mais elle participait à chaque entraînement, chaque réunion ; et sa détermination était visible.

Un jour, elle finit par avouer à son capitaine ce qui la déconcentrait. Les appels étaient plus espacés, mais, lorsqu'ils tombaient le jour d'un entraînement, Thaïs avait toujours la tête ailleurs et jouait bien plus mal que ce qu'on lui connaissait. La confidence se finit sans larmes, mais avec une expression triste et vague, si lointaine. Thaïs ne pleurait pas souvent, mais ce sujet lui arrachait toujours soit des sanglots, soit une nostalgie inquiétante. A partir de ce jour, Robb lui apprit des trucs pour garder sa concentration. Elle ne lui parla plus de ces harcèlement ; mais lorsqu'elle arrivait à l'entraînement, il devinait toujours à son expression si elle avait besoin de son aide. Il faisait de son mieux pour l'aider, à la fois à s'améliorer, mais aussi à se vider l'esprit.

Elle arriva à ses vingt ans. L'ambiance dans l'équipe était agréable, et elle n'aspirait qu'à continuer ainsi. Mais son ambition et sa détermination, comme toujours, poussèrent la barre plus haut. Quand le batteur de l'équipe les quitta pour une autre, plus prestigieuse, Thaïs participa aux nouvelles sélections. Elle se plaisait vraiment bien en tant que batteuse, et ne comptait pas retourner au poste de Poursuiveuse qui se libéra au même moment dans une autre équipe.

Lorsqu'elle devint joueuse à part entière des Montrose Magpies, ce fut bel et bien grâce à sa détermination et à son propre talent et non, contrairement à ce que murmuraient les rumeurs, part son amitié avec le Capitaine.
Depuis un an, si le harcèlement continue toujours, elle arrive de plus en plus à se concentrer sur ses matches, grâce aux conseils de Robb. Alexander, apparemment, se plaît aux Etats-Unis, mais se déplace toujours pour assister aux matches de sa soeur. Aramanth, Robb et son frère sont les trois grands piliers de soutient à Thaïs, ceux qui l'aident à faire face à son quotidien. Elle qui, avant, croquait la vie à pleine dents et était si enthousiaste, commence à retrouver ce caractère et cet enjouement, poussant de côté le psychopathe américain qui hante ses pensées.


Scolarité & Informations Pratiques

Ecole : Thaïs, contrairement à beaucoup des enfants sorciers, n'est pas allée à l'école moldue. Au lieu de ça, elle a suivi des cours par correspondance, donnés par des sorciers. Sa mère avait préféré l'initier dès son plus jeune âge au monde de la magie. Puis, à onze ans, elle est entrée à l'institut de Salem, aux Etats-Unis où elle habitait à l'époque. A l'âge de quatorze ans, ils déménagèrent en Angleterre, et Thaïs entra à Poudlard, où elle fut envoyée à Serpentard.
Baguette : C'est une baguette assez courte : 19 cm à peine. Elle est taillée dans un bois d'érable, et contient un coeur de dragon.
Animal de compagnie : Un chat très vieux, elle craint qu’il ne l’abandonne bientôt.
Relations particulières : Les membres de son équipe, bien sûr, dont Robb Tyrell, le capitaine, qui est devenu un ami, confident et mentor. Toujours par rapport au Quidditch, Thaïs vécut dans l’admiration de Ginny Potter, et son plus grand rêve est de la rencontrer ; non pas pour lui parler de ses exploits aux côté de ses amis, mais de ceux qui se sont déroulés sur un balai, pour discuter techniques et souvenirs. .
Elle n’a pas beaucoup poursuivi les relations qu’elle avait aux USA, en dehors de son frère bien sûr. Pour ce qui est de Poudlard, par contre, elle a gardé quelques relations avec Aramanth, qui a vingt-trois ans. Elles se sont rencontrées durant la quatrième année de Thaïs, la sixième d’Aramanth. La plus jeune, qui était sortie s’entraîner au Quidditch par un bel après midi d’été avait soudain perdu le contrôle de son balai, et avait atterrit sur son aînée, la renversant littéralement. Une amitié est née depuis ce jour là, et perdure avec les cartes de vœux et de politesse.

Toujours dans les anciennes connaissances de Poudlard, notons également Valogne Lovegood. Elle était de son année, sous les étendards jaunes de Poufsouffle. Malheureusement, elles ne se sont pas revues depuis la fin de leur scolarité, et Thaïs n'a aucune idée de ce qu'elle est devenue.
Enfin, n'oublions pas Sarah Leighton. Cette petite préfète pédante s'était apparemment donné la tâche de purificatrice, et avait tout fait pour faire payer à Thaïs la mauvaise qualité de son sang, et sa popularité trop développée à son goût. Chaque rencontre a fait des étincelles, et ne doutez pas que si elles se recroisent un jour, le combat recommence. Après tout, il n'y a pas assez de place en ce monde pour deux ambitions aussi démesurées...


Dernière édition par le Lun 18 Fév - 14:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Thaïs Monty   Sam 26 Jan - 18:32

Je m'occupe de ton balai ta fiche ^^


~ 22 ans ne vous auront pas amochés ~
Enfin, presque...
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MessageSujet: Re: Thaïs Monty   Sam 26 Jan - 18:36

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MessageSujet: Re: Thaïs Monty   Lun 18 Fév - 14:44

[Désolée, j'ai voulu rajouter Valogne et Sarah en connaissances, et le message est devenu trop long Razz ]

Hors Jeu

Vous, derrière votre PC :

Pseudo ou prénom : Mais qui donc se cache derrière le masque de Thaïs ?
Âge réel : Comment ça, on voit très bien que la date entrée est fausse ? xD
Temps consacré sur le net par jour : Disons que z’allez m’voir souvent !
Comment avez-vous connu LeviCorpus ? Quelqu’un dont je ne citerai pas le nom a fait pression sur moi. (Tu te reconnais, hein, Alex ? Razz)
Ce qui vous a poussé à vous inscrire : Vous devez en avoir marre de l’entendre dire de tout le monde, mais la qualité du forum et du RP, le joli design, l’équipe présente et sympa, ainsi que les joueurs.
Autre chose à rajouter ? Gniark, Boudiou, Plop, et tout le tralala.
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