Parce qu'une saga telle que celle là ne meurt jamais ...
 
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 Sur les traces du sssserpent... [Libre]

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MessageSujet: Sur les traces du sssserpent... [Libre]   Mer 9 Jan - 23:34

"Youhouuu ! Sharon !"

siffla une voix dans le couloir du second étage. Anastasia astiqua birévement son écusson de Gryffondor en bondissant de l'escalier farceur pour atterir sur le sol ferme. Tournant la tête à gauche, puis à droite, elle fit balancer ses deux tresses chateins : nulle trace de The Sister... Mais il lui semblait avoir entendu un éclat de voix, pas grande chose, mais assez pour faire vibrer son coeur de jumelle. C'est qu'elle avait des antennes à force, Anastasia, sa soeur ne pouvait pas battre d'un cil sans qu'un cyclone ne se déclenche dans le creux de son estomac. L'effet papillon, comme on dit.

Et il s'agissait là d'un GROOOOS papillon, un papillon pernicieux, aussi longue et fluide qu'un serpent, et tapi dans l'ombre il attendait son oeuvre...

Anastasia activa ses petites gambettes : sa soeur préparait un mauvais coup, elle le sentait, et son devoir était de la confondre et de la rammener sur la voie de la lumière et de l'intelligence.

Les tempes battantes, elle s'approcha de l'entrée des toilettes du deuxième étage, elle pouvait sentir de là où elle était une étrange odeur. Sourcils froncés et agile comme une statue sur ses jambes, dos collé au mur, elle sautilla jusqu'à se retrouver dans l'embrasure où elle marqua un arrêt prompt.

"Sharon ? Je sais que tu es là !"

dit-elle avec la prestance d'un Bernard l'hermite sans sa coquille, pensant doucement sa tête pour essayer de voir ce qui se passait.

[Sujet ouvert à ceux qui veulent, venez nous voir ! Very Happy ]
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Sharon Dickens
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MessageSujet: Re: Sur les traces du sssserpent... [Libre]   Mer 9 Jan - 23:57

Mis à part l'étrange odeur, rien ne semblait donner un signe de présence et de vie dans les toilettes. L'odeur était désagréable, comme une odeur de cheveux brûlés. En réalité, cette odeur prenait à la gorge et pour le plus sensibles, donnait envie de vomir.

Derrière un des panneaux des cabines de toilettes, une bête était cachée. Sa respiration était douce et inaudible, c'était à peine si un léger souffle filtrait à travers ces lèvres muées en un sourire mauvais. Des yeux incroyablement lumineux et inquiétants étaient plissés comme deux petites fentes, pareil à ceux du félin qui se prépare à sauter sur sa proie. Ses membres frémissaient, un rire s'éleva doucement dans les toilettes et résonna contre les murs, bondissant d'un mur à l'autre, donnant l'impression qu'il venait de partout et de nulle part à la fois.

Finalement, une jeune fille sortit de l'ombre. Ses cheveux chatains tombant sur ses épaules, quelques mèches devant les yeux lui donnant un côté sauvage, les yeux brillant mais apparement d'aucune mauvaise intention, Sharon affichait un grand sourire radieux en voyant sa soeur.

Les mains croisées dans son dos, elle fit un pas vers sa soeur. Un pas pareil à un petit saut joyeux. Son sourire s'élargit encore et elle pencha la tête sur le côté, lui donnant un air innocent et attendrissant à la fois.


" Tu me cherchais, ma petite soeur ? " demanda t elle d'une voix douce et pleine de miel.

Face à sa soeur, Sharon semblait être une fille tout ce qu'il y a de plus doux et d'apprivoisé. Il semblait y avoir une certaine timidité dans son attitude, ses joues auraient bien pu rosir sous le coup de la honte d'être attrapée ici, toute seule. Mais une lueur ne pésageant rien de bon passa furtivement dans ses yeux et descendit à ses lèvres pour les muer en une moue démoniaque. Le tout ne dura que quelques secondes mais assez pour remarquer ce changement furtif.
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MessageSujet: Re: Sur les traces du sssserpent... [Libre]   Jeu 10 Jan - 0:43

"Petite..."

répéta Anastasia en clignant des yeux, elle fit un pas pour entrer dans l'antre de la bête malfaisante.

"Tu n'as que trois minutes d'écart avec moi ! Et je ne pense pas que c'était les meilleurs trois minutes de ta vie."

dit-elle en posant ses petits poings sur ses hanches, tapant du pied sur le sol. Elle avait la tête légèrement inclinée, mais il était inutile d'insister davantage, elle ne possédait naturellement pas d'autorité, elle n'avait pas même assez de prestance pour destabiliser un caniche nain de collection.

La petite connaissait bien les traits de sa soeur, et pour cause, mais elle connaissait surtout sa façon d'être, et le changement qu'elle sentit l'aurait faite frémir si elle n'avait pas voulu garder son sang-froid coûte que coûte.


"Que fais-tu donc ici ? Ces toilettes sont hors-service, tu as de la chance que Mimi-Geignarde préfère mâter les préfets ces temps-ci..."

Elle croisa les bras devant elle. Comparée à sa soeur, elle semblait fragile et volatile comme des pétales. La personnalité change un physique, c'était le caractère chétif de son corps qui ressortait dès qu'on voyait la Gryffondor : sa soeur savait mimer la douceur, mais sa figure avait fini par s'imprégner de sa malveillance juvénile jusqu'à en garder des signes distintifs, visibles pour ceux qui la connaissaient.

Peut-être qu'Anastasia aurait dû se méfier en cet instant... Mais bon, c'était quand même sa soeur, non ?
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Sharon Dickens
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MessageSujet: Re: Sur les traces du sssserpent... [Libre]   Jeu 10 Jan - 1:22

La pointe du pied faisant de petites cercles sur le sol, la tête basse et les mains dans le dos, Sharon jouait les enfants timides et rougissantes sous les réprimandes de quelqu'un. Mais ça n'était qu'un jeu... rien qu'un jeu... Anastasia le savait ; 12 ans à vivre avec une soeur jumelle, ça aide...

Relevant soudain la tête, pareil à un Jack-in-the-Box, un grand sourire inquiétant sur le visage, Sharon fixa sa soeur d'un air enjoué et mauvais à la fois. Visiblement, elle avait quelque chose en tête, cela se lisait très clairement dans ses yeux. L'odeur acre qui flottait dans l'air était très clair à présent : c'était l'odeur du mauvais coup. Sautillant comme une enfant, la jeune fille se rapprocha de sa soeur et s'accrocha à son bras, toujours avec ce sourire inquiétant qui ressemblait vraiment à celui de ces petits diables qui sortent d'une boîte quand on ouvre le couvercle. Elle commença à tirer doucement sur le bras de sa soeur :


" J'ai un truc à te montrer... mais c'est un secret ! Tu ne devrais le répéter à personne, pas même à Kyle ! "

Elle avait cette petite voix de gamine qui est sur le point de faire une révélation. Quand Sharon prenait cette voix bien plus puérile que la sienne, c'était toujours un très mauvais signe. Trèèèèèèès mauvais. Mais le piège se resserait sur sa soeur, elle tenait son bras fermement, comme un étau et la trainait vers la cabine d'où elle était sortie une minute auparavant. A mesure qu'elles avançaient vers ladite cabine, l'odeur devenait de plus en plus nauséabonde, de plus en plus désagréable. Elles approchaient de la source même du mal. Pas le Mal avec un grand M, mais ce petit mal avec un petit m seulement qui se cachait dans l'âme de la jeune fille. Juste de la perversité, l'envie de provoquer le chaos. Et le désir ardent d'effrayer et de faire enrager sa soeur. Ca ne manquait jamais...

Elles arrivèrent devant la porte de la cabine. Elle était entrouverte. Tout ce qu'on voyait, c'était un léger rideau de fumée blanc qui semblait s'échapper d'un récipient. Un chaudron ? Une casserole ? Toujours est-il que c'était de là que se dégageait le nouveau parfum d'ambiance des toilettes de Mimi Geignarde.


" Vas y, ouvre... " l'incita Sharon en secouant un peu son bras.

Sa voix était très douce mais en même temps nimbée d'une incroyable autorité.


" Ouvre... " répéta t elle d'un ton plus impérieux.

Elle ne souriait plus, elle fixait juste sa soeur sans ciller, les yeux figés dans une expression inquiétante.
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Everiane Munsch
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MessageSujet: Re: Sur les traces du sssserpent... [Libre]   Jeu 10 Jan - 19:20

[Et une grande raisonnable, une ! Razz ]

Il était près de midi. Le dernier cours d'Everiane avant le repas avait été un cours de sortilèges, et, maintenant, elle se pressait dans les escaliers mouvants, impatiente d'aller poser son sac et enfin pouvoir manger après cette matinée de cours harassante. Elle avait beau être à Poufsouffle, maison réputée sérieuse, il n'empêchait qu'elle préférait faire quelques espiègleries avec des amis plutôt que devoir assister à des cours. Comme tous les élèves, elle ajouta son lot de grognements et de râleries envers les professeurs, dont Tenjoys, qui leur avait donné deux rouleaux de parchemins à faire pour la semaine prochaine.

Perchée sur son escalier qui descendait du troisième étage, elle aperçut la porte grande ouverte des toilettes, en face du palier du deuxième étage. Elle se sentit dans un moment charitable, et s'arrête donc à cet étage, prête à expliquer à d'hypothétiques premières années que ces toilettes là étaient désaffectés, et qu'elles pouvaient se diriger vers ceux de l'étage du dessous.

D'un pas énergique, le ventre gargouillant pour lui signifier que sa bonne action allait retarder le moment où elle allait pouvoir le remplir, elle s'approcha donc de la porte battante. Une odeur désagréable lui piqua le nez, mais elle persista, se disant que cela devait être l'une des manigances de Mimi Geignarde, qui perdait un peu la boule. Elle espéra seulement que la spectre n'en profitait pas pour traumatiser ces pauvres jeunes filles en quête de toilettes. Mais, alors qu'elle se tenait derrière le battant de la porte, prête à entrer, une petite voix retentit et la fit s'arrêter. Enfin, la voix, bien qu'un peu aigüe et puérile, n'avait pas grand chose de spécial ; c'était surtout les paroles prononcées qui l'étonnèrent. Un secret à montrer... Finalement, les jeunes qui se trouvaient là ne semblaient pas se désespérer de trouver les toilettes désaffectés.En se frappant le front, elle se rappela que beaucoup de petites bandes venaient ici échanger des secrets. Elle était prête à tourner les talons, ne voulant pas entendre les confidences de cette petite à... qui sait ? ses amis, son petit copain, peu importait, cela ne l'intéressait pas.

Des bruits de pas retentirent, comme pour inciter Everiane à faire de même et s'en aller. Mais quelque chose de plus la retint. La même voix parla d'ouvrir quelque chose. Boâf, une boîte, un journal intime, rien de passionnant. Mais, alors qu'elle répétait un mot impérieux, une alarme se déclencha dans l'esprit de la Poufsouffle. Il n'y avait en soi, rien d'inquiétant ; mais cette odeur, cette impression...

Avant qu'elle puisse prendre le temps de réfléchir, ses jambes la propulsèrent dans la pièce. Elle découvrit ainsi deux petites filles, debout l'une à côté de l'autre. Cela n'avait plus l'air du tout de petite confidences. L'une avait un air malveillant, inquiétant. Le regard d'Everiane se fixa sur son visage, pour le retenir à jamais. Son irruption n'étant sûrement pas passée inaperçue, elle balbutia, comme pour se rattraper, avec comme un ton d'excuse dans la voix :


- Si.. Si vous cherchez des toilettes, ceux-ci sont désaffectés. Vous en trouverez aux autres étages !


Elle ajouta un petit sourire hésitant, loin d'être convainquant. Elle fit deux pas en direction des filles, et reprit, plus sûre d'elle :


- Vous n'avez pas vraiment l'air de chercher des toilettes, pourtant. Qu'est-ce que vous fabriquez ?

L'air de grande autoritaire apparut sur son visage, alors que ce n'était pas du tout la nature, ni le rôle d'Everiane de les sermonner. Elle qui, justement, songeait aux espiègleries qu'elle aurait voulu faire...


Dernière édition par le Ven 11 Jan - 19:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sur les traces du sssserpent... [Libre]   Jeu 10 Jan - 21:14

[Raisonne-nous ! XD]

Sharon était impressionante tant son ton impérieux fleurtait avec une redoutable malice, et Anastasia resta silencieuse, regarda sa soeur de ses yeux dont l'ambre semblait s'être glacé : mais que préparait-elle ? Cette porte n'était-elle pas une nouvelle boîte de Pandore ? Cela ne sentait pas bon au sens propre du terme, qu'allait-il arriver ? Sharon lui avait déjà prouvé maintes et maintes fois que elle, la petite Anastasia, pouvait devenir une victime de sa mesquinerie, leur statut de soeur, loin de faire compatir l'animal, la rendant plus hardie dans son entreprise.

Elle avait répété l'ordre, et le coeur d'Anastasia rata un battement : le moment approchait, ou elle ouvrait, ou elle se risquait à pire. Elle ne savait pas ce que sa soeur cachait, et si exaspérée Sharon finissait par ouvrir elle-même pour... faire quelque chose ? Mais quoi ? Anastasia était sur ses gardes mais ce n'était pas une avance suffisante sur sa soeur diablotine.

Mais comme si un ange gardien quelques parts l'avait entendu, il y eut l'arrivée de La Tierce Personne sur qui, si elle la jouait assez finement, pouvait retomber la Blague. Et même plus, la nouvelle arrivée était plus âgée qu'elle, peut-être pourrait-elle deviner à l'odeur ce que Sharon tramait et le déjouer sans dommage ? Au quel cas Anastasia trouverait une alliée précieuse. Elle ne pensa pas un instant qu'elle aurait très bien pu tomber sur quelqu'un d'espiègle qui pourrait préférer regarder la nature suivre son cours.


"Oh, rien du tout, nous étions juste intriguées par cette drôle d'odeur. Cet endroit est pourtant si tranquille, c'est le lieu idéal pour discuter, et voilà que ce petit parfum nauséabond nous gâche ce plaisir..."

répondit-elle, tournant la tête vers Everiane, et s'éloignant de Sharon d'un pas net.
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Sharon Dickens
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MessageSujet: Re: Sur les traces du sssserpent... [Libre]   Ven 11 Jan - 0:57

Sharon croisa les bras et eut une moue déçue, comme si cette intrusion la dérangeait. Elle garda son air frustrée quelques secondes, le temps de l'échange des deux filles. Elle détailla la nouvelle venue d'un air hautain, étudiant d'un regard percant chacun de ses traits, chacun des centimètres carré de la jeune fille, comme si elle la disséquait du regard pour en faire une étudie.

Puis elle retrouva un sourire plus enjouée, elle décroisa les bras et sourit candidement à Everiane. Elle croisa ses doigts dans son dos, reprenant une attitude de jeune jouvencelle timide et intimidée. Elle pencha légèrement la tête sur le côté avec des airs de chaton attendrissant et répondit :


" Il semblerait que quelqu'un ait voulu faire une mauvaise blague dans ces toilettes... J'étais justement en train de demander à Anastasia d'ouvrir, parce que je n'ai pas le courage de le faire moi-même... "

Mensonge éhonté. Mais le mensonge était sa spécialité. Elle savait très bien ce qui se trouvait derrière la porte, et quand bien même elle l'aurait ignoré, elle ne se serrait pas arrêtée à un bête sentiment de peur et d'appréhension. Elle était comme ça, elle allait de l'avant. Mais elle ne se démonta pas et continua son numéro, devinant que sa soeur - au moins - ne rentrerait pas dans son jeu. Elle désigna la cabine d'où s'échappait l'odeur :

" Ca vient de là... Cet odeur est insupportable, pas vrai ? On dirait une odeur de cheveux et de viande grillé... Il y a peut-être quelqu'un qui a cramé derrière... "

Son ton avait des accents de mystère, elle s'était même penchée comme pour faire une confidence. Mais on voyait assez nettement qu'elle était excitée par la situation et qu'elle n'attendait qu'une chose : que l'une des deux ouvre la porte. Elle se redressa, les mains toujours dans le dos. Droite comme un I, dans son uniforme de l'école, elle semblait être une élève modèle. A l'exception près que sa cravate aux couloirs de Serpentard était dénouée et lui donnait un petit air négligé.
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Everiane Munsch
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MessageSujet: Re: Sur les traces du sssserpent... [Libre]   Ven 11 Jan - 20:03

La petite aux tresses lui répondit la première. Le regard d'Everiane se détacha du visage de l'autre pour aller se fixer sur celle qui avait prit la parole. Toutes deux se ressemblaient étrangement, malgré leurs expressions si différentes. Un endroit idéal pour discuter... De choses qu'on préférerait que personne n'entende, certainement ; mais, personnellement, Everiane ne trouvait pas que des toilettes désaffectées et innondées une fois sur deux étaient l'endroit le plus agréable et confortable pour tenir salon de thé. Confidences ou choses interdites, d'accord ; mais pour une discussion entre amis (ou entre soeurs) Everiane préférait de loin la salle commune accueillante.

A cette remarque qui était, clairement, un mensonge, Everiane ne répondit donc rien, et se contenta de hausser un sourcil, croisant les bras. Décidément, elle n'était pas à son aise dans le rôle de l'autoritaire ; et elle avait beau être d'une nature assez calme et raisonnable, elle ne pouvait brider les autres. Mais, alors que la petite reculait d'un pas, une idée germa dans l'esprit d'Everiane...

Celle qui avait attiré la première son attention reprit la parole. Elle avait adopté un air doux et innocent, si différent de son ordre impétueux pronnoncé précédemment que l'albinos crut avoir rêvé. Etait-ce la même qui prenait ce ton candide et timide, lui faisait les yeux doux ? Qui lui parlait de manque de courage avec cet air timide ? Etaient-elles donc toutes deux si fourbes qu'elles devaient mentir sur leur présence en ces lieux ?

A moins que... Son regard se fixa sur la cabine. L'odeur lui semblait entrer dans ses narines, emplir tout l'espace et l'empêcher de respirer. Allait-elle être le dindon de la farce ? Elle n'arrivait pas à reconnaitre l'odeur, il lui semblait même qu'elle n'avait jamais rien sentit de pareil. Autrement, elle aurait pu échapper à ce qui semblait se précipiter sur elle, mais...

Et l'idée germait, germait...

D'un air absent, Everiane perfectionnait son plan, n'écoutant que d'une oreille ce qu'ajoutait Sharon. Désormais, la petite semblait être en extase, comme tendue dans l'attente de la réussite de sa farce. Maintenant que l'autre jeune fille avait reculé, Sharon était la plus près de la cabine, un peu en biais par rapport à la porte. Si celle-ci s'ouvrait, elle aurait alors sous les yeux la chose quelconque qui provoquait cette odeur. Alors, seulement, on saurait si elle n'était qu'une petite garce menteuse ou véritablement une enfant peu courageuse. Les yeux toujours fixés sur la cabine, ayant Sharon à gauche de son champ de vision et Anastasia à droite, un peu floue, elle glissa la main dans sa poche. Elle ne chercha pas à rendre ce geste discret, et avança d'un petit pas, histoire de faire croire aux deux filles qu'elle prenait son courage à deux mains et allait ouvrir la porte.

Ce qu'elle allait faire, bien sûr... Sa baguette jaillit soudain de sa poche ; et elle marmonna son sortilège si vite que, si les autres l'entendirent, elles n'en comprirent sûrement pas les paroles. La porte s'ouvrit en un grand BANG, laissant Sharon en face-à-face avec le contenu de la cabine. Anastasia , ayant reculé, ne pouvait pas bien voir, et Everiane, encore trop loin, ne distinguait rien. Encore fallait-il découvrir ce qu'il se passait dans ces toilettes...
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MessageSujet: Re: Sur les traces du sssserpent... [Libre]   Sam 12 Jan - 23:55

Anastasia était toujours estomaquée de voir avec quelle facilité sa soeur jouait la comédie : qu'est-ce qui pouvait bien la trahir dans cet éclat d'innocence qu'elle savait mettre en avant ? C'en était révoltant. Même les saints pouvaient paraître plus coupables à ses côtés. Elle n'était pas une serpentarde pour rien : elle était rusée la petiote ! Et sa soeur jumelle se laissait prendre aussi parfois. Souvent même, soyons sincère.

Obnibulée par le talent d'actrice de Sharon, Anastasia n'avait pas vu venir Averiane et elle crut réellement qu'elle allait bêtement ouvrir cette porte. Et quand cette dernière fut ouverte devant Sharon en vertu du stratagème de la Poufsouffle, Anastasia eut un vent de panique qui souffla dans son coeur : et si c'était dangereux ??? Sharon ! Elle poussa un petit cri aiguë et elle bondit les bras tendus pour enlacer sa soeur et la pousser brutalement derrière elle afin de la protéger (1) de... Mais la protéger de quoi ? Tenant encore sa jumelle par un bras, Anastasia posa les yeux sur ce que Sharon avait trafiqué auparavant et...

(1) La candeur, ça ne s'invente pas...
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Sharon Dickens
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MessageSujet: Re: Sur les traces du sssserpent... [Libre]   Dim 13 Jan - 17:49

... elle put se rendre compte que le spectacle qui se présentait sous leurs yeux était assez écoeurant. Un petit chaudron était installé près de la cuvette des toilettes. Un petit feu brûlait en dessous, faisant bouilloner le contenu du récipient. Une épaisse fumée blanche s'en élevait, portant avec elle une odeur acre et écoeurante. Si l'on observait la mise en scène, elle avait tout d'un scénario morbide calqué sur un mauvais film d'horreur mais suffisant pour donner la nausée.

Des peaux d'animaux de différentes tailles étaient suspendues au dessus du chaudron et tout autour de la cabine. Leur taille allait de celle d'un petit rongeur tel un mulot ou une souris, à celle, moyenne, d'un chat. Leurs poils auraient bien pu être roux, blancs marrons ou gris, à présent ils étaient tous rèches et d'un gris sombre, comme quelque chose qui a commencé à brûler. Le chaudron faisait de grosses bulles qui explosaient à la surface du liquide et on voyait que quelque chose flottait un peu à la surface. En y regardant de plus près, il s'agissait de rats dépecés, dont les muscles découverts étaient en train de cuire. Cette tambouille était des plus écoeurantes, on voyait le museau d'un des animaux remonter à la surface. L'oeil que les filles pouvaient voir était figé dans une expression de supplication.

La mise en scène était grossière, mais le but n'avait pas été de reproduire avec exactitude et réalisme une cérémonie noire ou quoi que ce soit d'autre. Le but était de retourner le coeur et, à vrai dire, il y avait de quoi donner envie de vomir. L'odeur des poils grillés, le fumet nauséabond qui s'échappait du chaudron, mélange d'odeur de sang, de chair brûlée et d'on ne sait quoi encore, retournait l'estomac.

Sharon observait ce spectacle avec neutralité, comme si elle regardait un tableau des plus communs. Bien sûr qu'elle avait tout préparé. Encore qu'elle n'avait pas fini son travail. Si Anastasia n'était pas arrivée si tôt, elle aurait eu le temps d'ajouter encore deux ou trois détails. Tant pis, elle ferait avec ça... Elle ne regarda ni sa soeur, ni Everiane. Pas besoin de les regarder pour juger de leur réaction. Son regard restait fixée sur le chaudron, presque comme hypnotisée, bien que son regard soit vide de toute expression.
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Everiane Munsch
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MessageSujet: Re: Sur les traces du sssserpent... [Libre]   Dim 13 Jan - 19:42

La réaction d'Anastasia fut, pour tout dire, inattendue. Lorsque celle-ci se jeta sur Sharon, Everiane s'approcha à petits pas de la porte grande ouverte, la baguette levée en cas de danger. Elle s'arrêta un peu devant les deux filles, comme pour elle aussi leur faire un rempart de son corps. Elle observait de tous ses yeux. Un petit cri s'échappa de sa gorge. L'installation était là, c'était clair, pour impressionner. Les peaux de bêtes, le chaudron, la fumée, l'odeur... L'eau, ou quel que soit le liquide que contenait le chaudron, était à ébullition, et seul le bruit des bulles éclatant rompait le silence qui s'était installé depuis longtemps déjà.
Seulement, celui qui avait fait cela était un fou furieux. Dépecer ces bêtes pour orner une cabine de toilette de leurs peaux ? Qui de censé ferait cela simplement pour causer une petite frayeur ?

A ce moment là, elle comprit enfin ce qu'il y avait dans le chaudron. Elle se courba en deux, une main sur la bouche pour s'empêcher de vomir. L'expression du rat dépecé qui apparut à la surface lui souleva le coeur. Il était midi, et elle n'aurait sûrement pas le courage de manger après cette mise en scène.

Lentement, elle détacha son regard de la cabine, pour se tourner vers le visage de Sharon, "protégée" par Anastasia. L'air à la fois neutre et extasié, elle fixait le chaudron. Soit elle était d'un courage exceptionnel, soit sa réaction n'était pas normale. Se rappelant les premiers mots qu'elle avait entendus de la bouche de Sharon, des ordres impétueux et des mensonges mielleux, elle pencha pour la seconde solution. Son hypothèse, du moins elle le pensait, était vérifiée.

La baguette toujours levée, mais la main tremblante, elle hurla le sort inverse. La porte se ferma bruyamment, ne laissant plus que les "ploc" de l'eau bouillante et l'odeur indescriptible. La fumée blanche s'élevait maintenant au-dessus de la cabine et, Everiane imaginait sans peine, derrière la porte, la mise en scène gravée dans son esprit.

Toujours courbée pour s'empêcher de rejeter son petit-déjeuner, sentant ses jambes la lâcher à force de s'entrechoquer, Everiane aggripa les poignets des deux soeurs, les poussa devant elle. Du plat de ses deux mains, elle les força à sortir en trombe des toilettes ; puis, claquant la porte derrière elle pour essayer d'échapper à l'odeur, s'adossa au mur, haletante. Lorsqu'elle eut reprit sa respiration, et qu'elle sentit que son estomac revenait à sa place normale, bien qu'encore récalcitrant, elle s'approcha de Sharon d'un air menaçant. Elle saisit son poignet, le serrant peut-être un peu trop fort, et, cette fois, la tira à elle. Des farces, d'accord, mais de si mauvais goût, non. Sa main s'envola, percutant la joue de Sharon. Sa peur et à la fois sa colère se déversèrent dans sa voix alors qu'elle hurlait :

- Mais ça ne va pas ! Tu es folle, ma parole ? Qu'est-ce qui t'a prit de faire ça ?

Elle ne voulait pas reconnaitre qu'elle était si énervée parce que le tour avait réussi, parce qu'elle avait peur, parce qu'elle avait eu envie de s'enfuir, parce qu'elle avait tourné le dos. Elle n'avait aucunes preuves contre Sharon, sinon son attitude. Et Anastasia qui, décidément, avait l'air d'être sa soeur, n'abonderait sûrement pas en son sens.

Elle n'aspirait qu'à une chose : s'en aller, abandonner ces deux petites, et aller se réfugier dans la salle commune. En espérant qu'aucun adulte ne passa avant cela. Mais elle voulait aussi décharger sa colère, et ne voulait pas qu'on la traîte de lâche. Son comportement n'avait rien de lâche, c'était du pur bon sens.

Inconsciemment, elle avait continuer à secouer Sharon, l'ayant aggripée par le col. Ses cheveux blancs étaient collés sur son front par la sueur, et son nez encore prit par l'odeur la piquait désagréablement.

[Soit la joueuse est une baffeuse refoulée, soit c'est l'instinct Gaby qui remonte Razz]
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MessageSujet: Re: Sur les traces du sssserpent... [Libre]   Dim 13 Jan - 20:14

[Powaaa of the Folie !!! cat ]


Anastasia s'était figée à la vue de ce spectacle horrible, ses yeux s'était largement élargi d'horreur et sa gorge s'était serrée... La puanteur avait été si forte qu'elle en avait cessé de respirer, remplissant seulement son coeur de cette vision terrifiante. Bien que ce ne fut que des animaux, c'était indéniablement malsain, tout avait été bien orchestré pour nourrir cette idée et fournir une sensation d'écoeurement total.
Elle avait continué à tenir Sharon, par réflexe, sans rien dire, ses lèvres tremblaient, son cerveau tournait dans le vide, elle n'avait rien pour répondre à cela, les reproches et la frayeur éclateraient bientôt, mais la surprise était encore trop grande : elle ne serait jamais attendu à une cruauté aussi gratuite, même si Sharon l'avait habitué à ses coups bien tordus. Comme quoi, elle avait encore beaucoup à apprendre de sa jumelle.

Elle ne chercha pas à résister quand Everiane les saisit pour les mettre à la porte des toilettes avec elle, elle finit même par lâcher Sharon, les idées encore dans el désordre. Ses esprits lui revinrent peu à peu : Everiane secouait sa soeur, visiblement elle avait subi elle aussi un sacré choc, malgré qu'elle fût plus âgée qu'elles. Anastasia cligna des yeux, elle entendait à moitié ce qui se disait, puis sa torpeur éclata comme une petite bulle de savon, et elle se réveilla. Le souvenir du rat suppliant frappa sa mémoire et les yeux embués de larmes elle s'écria :


"Mais tu es folle ! Mais tu es folle ! Complétement tarée, Sharon ! La prochaine fois que tu voudras faire un... un... un gros truc qui pue, tu n'auras qu'à voler les chaussettes de papa ! "

Sa voix était enraillée, sa gorge la brûlait : sans doute à cause des émanations de ce satané chaudron. Même si elle avait eu le souffle coupé, elle avait subi quelques dommages. Mais la présence d'Everiane lui donna un autre souci : même si elle était en colère contre sa soeur, elle ne voulait pas qu'elle soit punie, et c'est ainsi qu'elle ajouta d'une voix faible et maladroite :


"A moins que... que tu n'y sois pour rien, hein ?"

On lisait dans son ton une note d'espoir prête à se briser.
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Sharon Dickens
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MessageSujet: Re: Sur les traces du sssserpent... [Libre]   Dim 13 Jan - 21:10

[ Les enfants maléfiques, je trouve qu'il n'y a rien de plus flippant XD ]

Sharon s'était laissée faire tandis qu'Everiane les avait sorties des toilettes. Elle faisait preuve d'une passivité presque placide, comme si au fond tout ça n'avait pas d'importance. Ses yeux étaient fixes, rivés dans ceux d'Everiane. Son visage n'en montrait rien mais elle était contente de son coup, les deux filles étaient littéralement écoeurées. Elles risquaient de l'être encore un moment. En plus de l'horreur que leur avait inspiré cette mise en scène, la fumée nauséabonde s'accrochait à elles, à leurs vêtements, à leurs cheveux... aussi pernicieuse que l'odeur du tabac. Mais cela ne sembla pas la gêner outre mesure.

Elle encaissa sans broncher la gifle d'Everiane. Et là encore, elle se mit à la fixer sans aucune expression, l'esprit insondable. Qui aurait pu dire ce à quoi elle pensait à ce moment-là ? Etait-elle désolée d'être allée aussi loin ? Planifiait-elle une suite à cette blague de mauvais goût ? Une vengeance peut-être ? Pourquoi en pleurait-elle pas ? Ses yeux étaient parfaitement secs, sa bouche était muée dans une expression indéfinissable : mélange de ressentiment, de bouderie enfantine et peut-être même d'amusement.

Elle ne tourna pas tout de suite les yeux vers sa soeur tandis qu'elle lui hurlait dessus. Elle la laissa continuer jusqu'à ce qu'elle allume sa petite flamme d'espoir qu'elle se ferait un plaisir de souffler, comme à chaque fois. Quand ce fut le moment, elle tourna lentement la tête vers Anastasia. Ses mains étaient entrecroisées devant elle, sur sa jupe d'écolière. Le regard vide, la voix blanche, elle déclara enfin :


" Je suis désolée, Ana... "

Elle disait cela, mais elle ne semblait pas le penser une seule seconde. Elle reporta son attention sur Everiane. Son attitude était tout de même des plus consternantes ; elle semblait glacée, comme si rien ne l'affectait. Et en même temps, elle prenait cet air de jouvencelle innocente, presque angélique, comme si elle n'y était vraiment pour rien.

" Vous allez me dénoncer ? " demanda t elle à la jeune fille face à elle.

" Ils n'ont pas souffert vous savez... Ils étaient morts quand je leur ai enlevé leur peau... Je le faisais sécher dans l'espoir de pouvoir en faire un joli manteau de fourrure pour ma poupée... Et ma foi, j'espérai les faire cuire assez longtemps pour que le reste des rats fasse de jolis jouets en plastique... "
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Everiane Munsch
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MessageSujet: Re: Sur les traces du sssserpent... [Libre]   Mar 15 Jan - 19:50

Everiane se rendit soudain compte qu'elle empoignait toujours Sharon par le col de son uniforme. D'un mouvement du poignet, elle la relacha tout en la repoussant loin d'elle, peut-être un peu trop fort. Encore écoeurée par ce qu'elle avait vu, par l'idée que cela avait été orchestré par une enfant, elle poussa un long soupir. La fumée blanche commençait à passer sous la porte et lui piquait les yeux et le nez. Lasse et soudain sans forces, elle se laissa glisser le long du mur, jusqu'à ce qu'elle se retrouve accroupi, serrant ses genoux entre ses bras, la tête appuyée contre la fraîcheur de la pierre.
La lueur d'espoir transperçant du ton d'Anastasia l'émut un peu, mais surtout augmenta sa colère d'un cran encore. Après ce qu'elle avait vu, ce que sa soeur avait fait, elle était encore capable de lui faire confiance ? De vouloir lui pardonner ? A moins qu'elle soit complice... ? Les prunelles fragiles de la jeune fille aux cheveux blancs se fixèrent sur la petite, comme pour la détailler, la passer aux rayons X. Avec ses petites tresses et son air doux, elle pouvait persuader n'importe qui de son innocence ; mais, après tout, Sharon était elle aussi très douée pour la comédie. Incapable de percer la petite Anastasia à jour, elle reporta son attention sur sa soeur, qui reprenait la parole.
Si elle allait la dénoncer ? Cela valait sérieusement la peine de se poser la question. D'une certaine manière, bien que réputée pour être juste et vouloir aider tout le monde, elle aurait dû, bien sûr, aller en parler à un professeur. Mais, d'un autre côté, elle ne se voyait pas dans le rôle de la "rapporteuse" et ne voyait pas en quoi cela pourrait aider qui que ce soit. Un nouveau soupir s'échappa de ses lèvres, et elle répondit, dans un souffle :

- Bien sûr que non, je ne vais pas te dénoncer...

Elle allait ajouter que le vouvoiement n'était pas obligatoire. Après tout, elle n'avait que deux ou trois ans de plus qu'elle, et cela faisait vraiment une étrange impression que d'être vouvoyée. Mais ce n'étaient que banalités, et, en cette seconde, elle n'avait aucune envie d'en proférer. Elle ne savait pas quoi faire, à vrai dire. Heureusement, elle n'eut pas à réfléchir plus longtemps. Laissant à peine à Sharon le temps de finir sa phrase, elle se releva très vite, comme un diable jaillissant de sa boîte. Les poings serrés de rage, elle avança de deux pas menaçants vers la fillette, jetant entre ses dents :

- Je ne te dénoncerai pas, mais si tu continues à proférer ce genre de mensonges, avec ta candeur et tes airs angéliques, je te balance dans la cage d'escalier. Nous ne sommes qu'au deuxième étage, mais tu auras tout de même de la chance si tu t'en sors avec le même nombre de membre à l'arrivée.


Délaissant soudain Sharon, comme un enfant abandonne un jouet, elle pivota sur ses talons et se tourna vers Anastasia. Elle ne savait toujours pas son rôle dans toute l'affaire, mais, après tout, elle préférait s'adresser à elle qu'à son aînée. Ses doigts toujours repliés contre ses paumes, et la rage toujours plaquée sur son visage, elle prit tout de même un ton plus doux pour lui demander :


- Je sais que tu as l'air de préférer la défendre - après tout, c'est... Elle hésita un peu, se demandant si elle avait visé juste. ... Ta soeur, n'est-ce pas ? - mais ne crois-tu pas qu'il faudrait alerter quelqu'un ?

Elle se reprit très vite, en ajoutant, fidèle malgré tout à sa promesse à Sharon, et en jetant un rapide coup d'oeil à cette dernière :

- Pas pour la dénoncer, bien sûr. On lui donnerait largement le temps de filer... Seulement pour que quelqu'un mette fin à cette mise en scène macabre.

Un peu hésitante sur la fin, elle qui avait décidé de prendre les décisions, ne put s'empêcher d'ajouter tout de même :

- Tu ne penses pas ?
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MessageSujet: Re: Sur les traces du sssserpent... [Libre]   Mer 16 Jan - 17:28

Miou ! Anastasia avait crispé ses mains sur son petit coeur à la réponse ô combien cruelle de Sharon. On a beau avoir l'habitude, quand on est d'une nature sensible, il est des choses qu'on ne pourra jamais avaler sans grimacer. Ainsi, elle admettait son crime, mais cet aveu ne recélait aucune gêne, et c'était encore plus terrible que si elle avait voulu le cacher. Ce calme implacable et cette complaisance écoeurait davantage que ce bouillon de rat.

Mais que faire ? Ce n'était pas la peine de rentrer dans son jeu, mais il était impossible de rester de marbre. Anastasia ses yeux brillant encore de déception sur la grande de Poufsouffle, elle semblait se méfier d'elle. C'était la sensation qu'elle avait en détaillant son regard. Everiane devait se demander si elle n'était pas de mèche avec sa soeur, les fratries d'habitude sont plutôt solidaires.


"Je sais qui on devrait appeller : un psychomage ! C'est dans sa tête, dans sa tête qu'elle a un gros problème."

s'anima-t-elle en pointant son propre crâne de deux doigts vengeurs. Puis elle agita ses mains d'horreur, les bras crispés :

"Mais qu'est-ce que tu comptais faire en réalité, Sharon ?! Tu es contente de toi ? Haaaa ! Je vais susciter le dégoût et l'horreur chez mes concitoyens, ho que je m'aime ! C'est tellement fin, délicat, c'est digne de moi... Oui, oui..."

Elle avait essayé de rendre sa voix nantie d'un enthousiasme morbide, mais finallement c'est avec une voix fluette qu'elle termina :

"C'est fou, c'est dingue. Tu vois des rats et tu les fais bouillir. Une personne normale, elle écarte le rat du bout de sa chaussure en grimaçant. Si tu n'éviscerais pas mes poupées, je t'en donnerais bien une pour compenser... Je suis sûre qu'il doit exister des réglisses pour contrer les sensation de manque de... de..."

De sadisme ?

"Enfin qu'importe..."

soupira-t-elle, elle était totalement déphasée, la surprise se dissipait, et du coup ses paroles se firent moins chaotiques et au lieu de partir dans des élucabrations étranges, elle répondit à Everiane :

"Oh oui, il faut prévenir quelqu'un pour nettoyer tout ça, la concierge va être ravie... Il ne faudrait pas qu'elle croit que c'est nous en plus..."

Et ce disant, une pensée horrible lui vint à l'idée, aussi elle leva un doigt autoritaire et regardant sa jumelle elle lança d'une voix forte :

"Haha ! Toi je vais te surveiller, tu ne me colleras pas ça sur le dos, je te vois venir ! Je te vois venir de trèèèès loin !"
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Sharon Dickens
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MessageSujet: Re: Sur les traces du sssserpent... [Libre]   Jeu 17 Jan - 1:28

Sharon les observait toutes les deux avec de grands yeux insouciants. Il ne lui en aurait pas fallu de beaucoup pour leur faire les yeux doux, l'air larmoyant et suppliant pour les convaincre qu'elle n'y était pour rien. Mais elle les écoeurait, son attitude et la pensée de ce qui pouvait bien passer par sa tête pour agir ainsi les dégoutait et les horrifiait bien plus que l'acte en lui-même. Et elle trouva cela bien plus amusant que de juste provoquer la frousse avec une mise en scène à deux ronds... D'ailleurs, pourquoi en faire tout un plat ? Ce n'était que des rats !

Elle poussa un gros soupir en les écoutant palabrer. Blablablablabla... Que de paroles ennuyeuses... Elle s'en fichait bien, recevoir un sermon ne l'empêchait pas de recommencer. D'autant plus quand elle s'en sortait aussi bien que là.

Mais au fond, la véritable raison de la fillette d'agir ainsi n'était pas justement de rechercher la punition ? Un enfant cherche à attirer l'attention, il repousse les limites pour voir jusqu'où ses parents iront. Il cherche à être puni, car cela signifierait pour lui que son acte importe, qu'il a eu une portée et qu'on le reconnait. Etre puni, c'était être reconnue, être remarqué, se savoir là, vivant, être pensant qui importe aux yeux des autres. Le laxisme de son père lui avait toujours valu d'être épargnée de punition. Même quand c'était sa mère qui lui donnait, son père la levait presque aussitôt. C'est ainsi que tout avait commencé à dégénérer : c'était à présent devenu une habitude, une façon d'être. Sa quête de la reconnaissance était terminée - sur un échec ? - mais elle était belle et bien terminée. Son sadisme, sa cruauté, sa malice... Tout ça, c'était devenu un art de vivre pour elle, presque ancré dans chacune de ses cellules, des fibres de son corps.

Alors oui, peut-être Ana avait-elle raison, peut-être avait-elle besoin de voir un psy... Mais elle savait que ça n'y changerait rien. Elle était un monstre, elle se voyait comme tel. Elle ne faisait pas ça par réel plaisir, c'était surtout par amusement. Ce genre de spectacle la ravissait et la remplissait de contentement, presque même de sérénité. Jamais elle ne ressemblerait à l'enfant modèle qu'était sa soeur ; la parfaite petite Anastasia, pour qui tout réussissait, qui était sage et droite, sérieuse et bon élève... Elle avait bien tentée de l'attirer dans ses jeux pervers ; mais rien n'y faisait : elle était et restait Anastasia, et elle était et resterait Sharon. A tout jamais. Il n'y avait pas de fatalité. Juste un choix. Et elle avait fait ce choix.

Cette pensée fit monter la fureur en elle. Non, jamais elle ne serait aussi parfaite qu'Anastasia ! Jamais sa mère ne serait fière d'elle alors qu'elle l'adorait, qu'elle l'aimait de tout son coeur ! Parce que c'était la seule qui avait accordé de l'importance à ses actes en voulant la punir ! Bien sûr, il y avait aussi Kyle... Mais la pensée qu'elle devait le partager lui aussi avec sa soeur augmenta un peu plus sa colère...

Le visage de marbre, elle les observa tour à tour. Puis elle s'arrêta sur Anastasia et déclara d'un ton sec et cassant :


" Tu peux le faire, toi... puisque tu as si peur qu'on soit démasquée... Tu es impliquée toi aussi à présent... "

Elle pencha la tête sur le côté, et son visage se radoucit soudain. Avec des airs de poupée, d'une voix douce et fleuri, elle rajouta :

" Ce serait mentir que de ne pas avouer ce qu'il s'est passé... ce serait mal de faire une chose pareille... Tu deviendrais complice... "

Elle poussait sa perversité jusqu'à vouloir faire culpabiliser sa soeur. Si elle ne pouvait être Anastasia et si Anastasia ne pouvait être elle, alors elle ferait en sorte que sa soeur soit rongée par le remord. Elle la savait si faible et si fragile. Une vraie marionnette qu'elle pouvait manipuler à sa guise.

Son regard se durcit soudain, elle plissa les yeux. Elle avait l'air d'un véritable démon menacant. D'une voix lourde et méchante, elle dit :


" Tu empestes le rat mort... "

Puis, elle tourna les yeux vers Everiane, l'air toujours aussi sombre et mauvais :

" Et toi aussi... "
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Everiane Munsch
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MessageSujet: Re: Sur les traces du sssserpent... [Libre]   Mar 22 Jan - 20:21

[Désolée du retard ^^']

Du même air de marbre que la Serpentard, Everiane regarda tranquillement Sharon s'agiter et crier. Un psychomage, un psychomage. Elle savait que cela ne servait à rien. Ou du moins dans son cas, cela n'avait pas avancé les choses. La première fois qu'elle s'était battue, elle, enfant si calme habituellement, et si responsable, on en avait fait toute une histoire. Et pourquoi, pourquoi avait-elle tiré du sang de ce nez, alors qu'elle n'avait pas neuf ans ? A cause de la discrimination, des moqueries. C'était lui qui avait été victime, mais cela aurait pu être n'importe qui d'autre. Elle n'avait tout simplement pas osé frapper un des nombreux adultes qui la regardaient avec des airs de dégout, ou lançaient des remarques comme si elle ne les comprenait pas.
Il s'était ensuivi une visite chez le psychiatre moldu. Peut-être les sorciers étaient-ils plus efficaces, mais ça ne changerait rien à la situation. Elle, Everiane, avait détesté ces regards méprisants et ces mots écoeurés lancés dans la foule. Alors pourquoi Sharon les recherchait-elle ? Les mentalités étaient-elles si différentes ? N'y avait-il aucun rapport entre chaque individu ? Aucun point commun ? Interrompue dans ses réflexions par la voix d'Anastasia qui retentissait toujours, elle crut pouvoir l'aider en répondant à ses balbutiements, alors qu'elle semblait être à cours de mots.

- De cruauté...

Ajouta-t-elle d'un ton neutre aux paroles déjà prononcées. Elle n'ajouta rien, se contentant de fixer les deux filles, en quête d'une réaction de la part de Sharon. Un adulte... Coupable... Oui, bien sûr, elles étaient loin d'avoir l'air innocent...

Everiane observa, estomaquée, l'air innocent de Sharon. Quel culot elle avait ! Cette fille n'avait même pas treize ans - du moins elle le supposait - et elle avait déjà la langue de vipère des adultes, dont l'albinos avait, ô combien, l'expérience. Cette mauvaise farce, ce regard, cette expression, ces paroles... Tout était vicieux, manipulateur. Everiane ne connaissait pas cette fillette, peut-être au fond, loin, cachait-elle une autre personnalité. Peut-être lui était-il arrivé quelque chose d'horrible, ou possédait-elle un secret trop lourd pour elle, qui lui avait construit cette carapace.
Mais, tout en étant consciente de cela, elle ne pouvait s'empêcher d'être en colère. Sharon l'écoeurait au plus haut point, de tout son être. Un moment de silence suivit. Le calme après la tempête. Une acalmie qui s'annonçait courte étant donné que Sharon, sûrement dans le désir de pousser la farce plus loin, relança d'une voix implacable un débat pourtant irrésolvable.

Everiane ne comprenait pas exactement le lien entre ces deux soeurs, puisque c'était ce qu'elles avaient l'air d'être. D'un côté, Sharon déployait autant de cruauté que possible pour incriminer sa soeur, et de l'autre, la note pathétique dans la voix d'Anastasia laissait entendre qu'elle avait encore confiance en cette vipère, malgré ses mauvais coups à répétition.
Et Everiane se serait attendu à ce qu'Anatasia, la petite Anastasia, manque de courage, ne veuille prévenir personne. Pas à ce qu'elle la devance dans les idées machiavéliques. Certes, elle ne proposait pas de les mettre en application, mais elle devait bien connaître sa soeur pour prévoir ce qu'elle serait capable de faire. Et on se laisse toujours influencer, lorsque l'on connait trop bien quelqu'un...

Lorsque Sharon poussa la perversité à vouloir faire culpabiliser sa soeur, la rage envahit de nouveau le coeur de l'albinos. Cette rage qui se dissimulait depuis quatorze ans en elle, qui emplissait chaque partie de son corps. Pour une raison stupide, la fureur qu'elle cachait et qui apparaissait parfois déferla sur son esprit. Et lorsque la Serpentard se tourna vers elle, ajoutant deux mots à son intention, elle ne se retint plus, cessa de penser.

Elle se rua sur la petite, encore éloignée d'elle. Peut-être poussa-t-elle un hurlement de rage. Ou peut-être, simplement, s'était-elle mordu les lèvres de colère. Etait-ce de là que venait ce gout de sang, qui envahissait sa bouche ? Et pourquoi ses jambes, si engourdies une seconde plus tôt, la portaient-elle maintenant avec aisance ? Pourquoi cet air fatiqué avait-il disparu de son visage, laissant place à une grimace, son visage déformé par la colère ?

Elle saisit Sharon au col, la secoua une nouvelle fois de toute ses forces, et leva son poing, prête à la frapper. Lorsque...


[Et si un adulte arrivait maintenant, alors qu'Everiane est en position coupable ? ^^]
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MessageSujet: Re: Sur les traces du sssserpent... [Libre]   Mar 5 Fév - 20:55

...Lorsque les trois filles se retrouvèrent soudain tirées inexorablement vers le haut par la cheville, comme si un piège venait de se refermer sur leur jambes et s'appliquait avec force à les tirer en l'air. Rapidement, elles se retrouvèrent toutes les trois à trois mètres au-dessus du sol, pendant assez bêtement par la cheville gauche, et inutile de dire que les jupes règlementaires de l'uniforme de Poudlard se révèlaient assez embarassantes dans cette position, où elles ne cachaient plus grand chose. Et dans cette position déjà gênante, il fallut bien évidemment que les choses empirent : un miaulement se fit entendre dans les toilettes désaffectées, tandis que la silhouette hirsute de Miss Teigne s'avançait sur le sol carrelé, et venait s'asseoir tout en toisant les jeune filles de son regard aussi écarlate que filtrant. Et comme de bien entendu, elle était suivie d'une femme vêtues de vêtements sobres, ses longs cheveux noirs laissés libres, des Converses aux pieds et une paire de lunettes voilant un regard las, soucieux, exaspéré. La baguette toujours pointée sur le groupe d'élèves, elle se grattait la tête avec une moue fatiguée, et laissa échapper un soupir.
Ca fait tout de même beaucoup de bruit, les filles...je peux savoir ce qui...

Elle s'était interrompue en sentant l'odeur infecte qui avait envahi la pièce, et en entendant le nouveau miaulement de Miss Teigne, vibrant cette fois d'un timbre désagréable et suspicieux. Suivant le regard du félin, Barbara chercha des yeux l'origine de l'odeur et marmonna.
Alors, ma vieille, d'où est-ce que...Nom d'une gargouille...
Le regard surpris, le visage s'ornant d'une expression de dégoût, Barbara porta la main à son visage et se retourna, le visage baissé et caché à la vue des filles. D'un geste vif et brusque de sa baguette, elle annula le sortilège, mais curieusement les élèves descendirent lentement et délicatement à terre, comme si le dégoût était bien loin de diminuer les compétences de la Concierge. Et lorsqu'elle se retourna, son expression donna l'impression qu'elle n'était pas près de perdre le contrôle, mais ça ne la rendait pas plus rassurante : les traits tendus, le regard flamboyant, Barbara semblait canaliser une fureur scandalisée, aussi terrible que celle d'une maîtresse de maison voyant qu'on avait taché le tapis...sauf que la tache sur le tapis était un parodie grotesque de tannage, et que la maîtresse de maison était la terreur des fauteurs de troubles et une des meilleures duellistes d'Angleterre, si on en croyait les rumeurs. Et à voir sa prise experte sur sa baguette, et le feu qui couvait derrière ses lunettes, il était facile de croire les rumeurs les plus folles, surtout quand on avait 12 ans.
Je veux des explications, je veux la vérité, et je les veux vite, ou les têtes et les retenues vont tomber...
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MessageSujet: Re: Sur les traces du sssserpent... [Libre]   Mer 6 Fév - 19:30

Les remarques insidieuses de sa jumelle avait scandalisé Anastasia : voilà qu'elle voulait les faire culpabiliser. Mais de quoi étaient-elles coupables ? De toute façon, dans l'absolu, il n'est aucune morale assez folle pour donner une condamnation éternelle à quiconque aurait fait mijoter un Chaudront-Qui-Pue atrocement ou ne l'aurait pas dénoncé. C'était dans sa manière de faire que Sharon était la plus coupable, et la petite gryffondor ne comptait pas se laisser faire cette fois ! Oooh, elle lui montrerait de quel bois elle faisait ses baguettes !

Mais cette résolution, aussi haute que fragile, vola en éclats lorsqu'Everiane avait saisi Sharon pour la frapper : Anastasia s'était transie, et dans ses yeux la fulgurante détresse d'Abel risquant de perdre Caïn dans un naufrage bouillonna en de naissantes larmes -Quel intérêt de cette métaphore ? Il est impossible que les deux frères eussent de quoi naviguer !- et elle retint son souffle comme si c'était elle qui allait recevoir le coup.

Et un deus ex machina arrêta la scène, comme dans un rêve, mais rapidement la jeune fille aux tresses put contaster que le dénouement ne serait pas forcément heureux : il y avait d'autres ennuis en perspective incarnés en la personne de la concierge : Barbara Trelawney.
Anastasia n'avait aucun ressentiment envers cette bonne femme, mais sa venue était synonyme de désolation pour les élèves qui se trouvaient au mauvais endroit, au mauvais moment. Or c'était son cas à elle, et à Everiane. Sharon, avec sa langue de vipère, risquait fort de retourner les récents évènements à son avantage... Que faire ? Dire la vérité avant que sa soeur n'ait pu commencer à répandre ses mensonges sur le champ de la vertu outragée ? -Un peu de Lyrisme ne fait pas de mal, hue ?-

Mais n'était pas se conduire telle une vile balance, traîtresse, raporteuse ? Lorsque ses pieds retouchèrent la terre ferme, elle baissa la tête en se triturant les doigts, l'air craintif. Elle préféra presque laisser Everiane se charger de l'affaire en premier lieu mais... c'était elle qui avait été prise en flagrant délit de collage de gnons... Sa parole aurait-elle beaucoup de valeur ?

Anastasia devait parler...


"C'est juste une blague de ma soeur qui a mal tourné, Melle la Concierge, elle nous a concoctés une mixture de rats, elle devait s'attendre à ce que je m'évanouisse devant l'odeur ou je ne sais quoi, puis comme elle était hautaine, la demoiselle Poufsouffle a réagi un peu fortement... Mais finalement il n'y a pas de casse, à part cette puanteur pestinentielle, tout est bien..."

finit-elle un peu faiblement, oubliant les malheureux rats à qui on n'avait pas offert une sépulture décente.

* Aïe ! Aïe ! Aïe ! *
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Sharon Dickens
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MessageSujet: Re: Sur les traces du sssserpent... [Libre]   Ven 8 Fév - 15:19

La métamorphose qui s'opéra chez Sharon fut aussi fulgurante qu'immédiate. Une fois à terre, son regard passa par tous les protagonistes de la scène puis s'arrêta sur Barbara. Lorsque la voix de sa soeur hasarda une explication qui l'accusait, elle tourna la tête vers elle, l'air réellement deséspérée et blessée. De grosses larmes envahirent ses yeux et commencèrent à rouler sur ses joues. Elle secoua frénétiquement la tête, laissant échapper quelques sanglots.

" Ce n'est pas vrai, j'y suis pour rien ! " se défendit-elle, comme si elle était réellement affectée des accusations de sa soeur.

" C'est moi qui ai trouvé cette... chose dans les toilettes... Et ma soeur est arrivée au même moment, du coup elle a cru que c'était moi... "

Elle baissa la tête pour sangloter doucement. Son affliction était telle qu'elle donnait parfaitement l'illusion de n'y être pour rien. Son attitude jurait incroyablement par rapport à ses sarcasmes précédents. Elle essuya une larme et releva timidement la tête pour continuer son récit :

" Ma soeur ne m'aime pas, Madame la Concierge... Elle était morte de jalousie parce que notre cousin m'a écrit cette semaine mais pas à elle... Tout à l'heure, elle a dit qu'elle en avait marre de me voir et elle a juré qu'elle me ferait renvoyée de l'école... Elle fait croire à tout le monde qu'elle est l'adorable jumelle, mais avec moi elle est odieuse... "

Sharon releva ses yeux d'ambre embués de larmes. Rien ne trahissait ses mensonges éhontés, il n'y avait aucun doute qu'elle était une fine fleur en matière de comédie. Elle renifla un peu, s'essuya une joue puis reprit d'une voix tremblante :

" Mais je sais que ce n'est pas Anastasia qui a fait ça... elle est trop lâche pour faire un coup pareil... "

Elle pointa le doigt vers Everiane.

" C'est probablement elle... Elle est arrivée au moment où je discutais avec Ana... Elle m'a entendu dire que j'allais avertir quelqu'un, qu'on ne pouvait pas laisser passer ça... Ces pauvres bêtes... il faut bien être fou ou mal dans sa peau pour faire une telle chose... Enfin bref, elle s'est énervée après moi quand j'ai dit que j'allais prévenir quelqu'un... Elle a du avoir peur d'être dénoncée... Elle a d'abord dit que c'était pas la peine de prévenir quelqu'un, et puis quand j'ai insisté, elle s'est mise en colère... et heureusement que vous êtes arrivée, sinon elle m'aurait sans doute frappé... "

Sharon baissa à nouveau la tête pour finir d'essuyer ses larmes. Mais de nouvelles affluaient régulièrement à ses yeux et ses épaules étaient toujours secouées de sanglots. Elle avait compris que sa soeur ne se laisserait pas faire si elle l'accusait. Elle avait une autre coupable idéale sous la main : le moment où Barbara les avait surprises n'était pas pour plaider en sa faveur. Et puis elle préférait sacrifier un simple pion à son jeu plutôt que sa jumelle... elle lui serait peut-être encore utile...
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Everiane Munsch
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MessageSujet: Re: Sur les traces du sssserpent... [Libre]   Lun 11 Fév - 20:15

Everiane ne réfléchissait pas. Bien sûr, si elle s'était arrêtée deux minutes, son poing serait retombé, et jamais elle n'aurait frappé cette fille. De un, elle était plus jeune et plus petite qu'elle. De deux, Everiane n'était presque jamais violente. Elle était comme une petite fille fragile, mais aussi un animal farouche. Il fallait trouver les bons mots pour lui parler. Elle avait la réputation d'être juste et loyale. Aurait-elle levé la main sur Sharon si la colère ne l'avait emportée ?

Cette colère justement, prouvait qu'Everiane n'était pas vraiment telle qu'on la croyait. Elle était timide, oui, temporée aussi, elle voulait faire justice. Mais il lui arrivait d'être farceuse, colérique, emportée. Bref, elle avait son caractère.

Et lorsqu'elle fut suspendue dans les airs par une cheville, la jupe retroussée assez lamentablement sur son ventre, elle se mit à jurer. La rage entravait encore ses sentiments et ses capacités de réactions. Aujourd'hui, elle ne se montrait pas sous son meilleur jour... Et cela pouvait lui causer des ennuis. La voix de la concierge retentit. Everiane était parfaitement consciente qu'elle avait été surprise en position de coupable, et que cela lui ferait du tort.

La Concierge sembla enfin sentir l'odeur. Il était étrange de voir le monde à l'envers. Ainsi, Everiane l'observa se rapprocher des toilettes et de la cabine qui accueillait une scène morbide. Il y avait quelque chose de cocasse au fait d'être suspendue par une cheville en compagnie d'une enfant effrayante et d'une autre trop naïve, à regarder la Concierge et voir les ennuis arriver à toute allure.

Elles furent enfin délivrées du sortilège, et dès que ses pieds eurent touché sol, Everiane fit quelques pas vers la barrière, dans le but de s'éloigner de Sharon. Elle s'accouda donc à la rambarde, comme si elle observait la scène en tant que spectateur. Elle essayait de mettre sa rage de côté, histoire de ne pas aggraver encore son cas.

Anastasia tenta vainement de calmer le jeu, rejetant la faute sur sa soeur sans pour autant l'accuser. On sentait derrière ses paroles l'enfant crédule. Elle ne mentait pas, et se contentait d'atténuer un peu la réalité. Mais il était certain qu'elle n'avait pas le talent de sa soeur.

Soeur qui, d'ailleurs, entrepris de protester. Les larmes semblaient véridiques, et Sharon aurait presque pu convaincre Everiane si elle n'avait pas été impliquée dans la scène. Mais Sharon continua sur sa lancée sanglotante, hocquetant timidement ces paroles :


- " Ma soeur ne m'aime pas, Madame la Concierge... Elle était morte de jalousie parce que notre cousin m'a écrit cette semaine mais pas à elle... Tout à l'heure, elle a dit qu'elle en avait marre de me voir et elle a juré qu'elle me ferait renvoyer de l'école..."


Everiane pensa qu'elle en faisait trop, même pour un observateur extérieur. Si elle avait été la concierge, ces phrases là ne l'auraient pas convaincue. Elle ne savait pourquoi, mais le ton n'était pas aussi bon, l'argument médiocre. Everiane secoua la tête imperceptiblement.
Enfin, elle n'était pas dans la tête de Miss Trelawney, et elle n'avait aucune idée de comment celle-ci réagirait. Elle avait la réputation d'être juste, et la Poufsouffle espérait qu'elle n'allait pas se faire embobiner par cette affreuse vipère.

Lorsque le doigt accusateur se pointa sur elle, Everiane eut un léger sursaut. Elle s'était prise à son rôle d'analyste de la scène, et avait oublié qu'elle en faisait partie.

Le mensonge, cette fois, la convainquit durant une seconde. Elle se vit, rôdant autour de la scène si glauque, surprenant les deux filles...

Et puis, tout cessa. Elle ? Avoir orchestré cette scène morbide ? Elle ? L'Everiane si timide, si fragile (car si elle avait d'autres traits de caractère, ceux-ci restaient tout de même dominants) rôdant dans des toilettes désaffectés, dépeçant des rats ? Elle en restait littéralement bouche bée, fixant le doigt de Sharon pointé sur elle.
Non, non. Cela n'était pas possible. Elle voulait faire justice. Elle avait subi assez de mal pour vouloir en causer ! C'était si gros, de l'accuser elle !

Bien sûr, la Concierge l'avait surprise le poing levé. Mais elle... C'était physiquement impossible qu'elle ait pu faire ça !

Si elle avait eu la force de le faire, Everiane aurait voulu secouer la concierge, lui faire ouvrir les yeux. La forcer à réaliser qu'elle ne pouvait pas avoir fait ça. Hurler, pour se libérer de cette rage qui montait contre Sharon.
Mais elle ne pouvait pas. Elle restait là, à balbutier quelques mots, bredouillante. C'était si gros, si énorme. Elle n'arrivait pas à faire quoi que ce soit pour se défendre.

Elle se rendait compte que cela lui donnait un air encore plus coupable. Mais à quoi se rendre compte servait-il, de nos jours ?

"On ne revient jamais sur le lieu d'un crime..." Il suffisait d'être un minimum intelligent et d'avoir lu quelques romans policiers pour savoir que c'était là qu'on se faisait prendre. Sur le lieu du crime. Alors pour quelle raison Everiane, après avoir dépecé ses rats avec une expression exaltée, serait-elle revenue ?

Avachie contre la rambarde, les jambes tremblantes, elle ne dit rien. Elle ne pouvait rien dire...
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Barbara Trelawney
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MessageSujet: Re: Sur les traces du sssserpent... [Libre]   Mar 12 Fév - 20:14

Lorsqu'Anastasia commença par essayer de dédramatiser la situation, Barbara fronça les sourcils de manière dubitative : mais bien sûr, tout ça n'était qu'une bonne blague...sauf que la blague impliquait d'avoir attrapé, tué, écorché et bouilli un bon nombre de rats, sans aucune raison apparente...qu'est-ce que c'était que ce comportement ? Comment pouvait-on en arriver là ? L'air profondément dégoûté de la Concierge n'était pas surjoué : Barbara était une femme pantouflarde, avec pourtant sa part d'instincts qu'elle ne trouvait pas recommandables, elle était donc doublement touchée par ce spectacle morbide. Et elle sentait bien, à son grand désespoir, que cette fois une retenue et quelques points en moins ne suffiraient pas à arranger les choses : ce n'était pas simplement la turbulence de la jeunesse qui passerait avec le temps, ça elle avait pris l'habitude, et elle savait fort bien que ce genre de défaut disparaissait tout seul (même si elle avait quelques doutes au sujet de James). Non, ici, c'était un cas sérieux de perversion, quelle qu'en soit la motivation, quelque chose qu'il fallait soigner, ou du moins à quoi il fallait apporter un peu d'aide...ce n'était pas normal, et on ne pouvait pas se permettre de laisser le tout dégénérer...

Puis Sharon se mit à parler, et il sembla à Barbara qu'elle lui fournissait la parfaite solution sur un plateau d'argent. Tout y était, le ton, les larmes et les justifications parfaitement cohérentes, le bon, la brute et le truand, avec les rats en prime...Everiane était sur le point de la frapper, c'était indéniable...et à voir cette enfant si vulnérable, exprimant si bien la douleur et la détresse, comment ne pas être conquise ? Comment ne pas y voir la preuve que quelque chose n'allait pas ? C'était comme si cette détresse confortait les soupçons de Barbara, et ne rendait les explications de Sharon que plus convaincantes. Sa détresse lui faisait penser à celle de Peter Lentz, le jeune garçon de Serdaigle qu'elle avait retrouvé le soir de la rentrée près des cuisines, si perdu, si fragile...oui, tout y était...

Puis arriva le petit grain de sable dans la machinerie bien huilée du mensonge de la jeune Dickens, ce petit élément qu'elle n'avait pas prévu. Pour une obscure raison, Barbara se rappela ce à quoi Peter avait maladroitement fait allusion ce même soir, ce qu'elle avait cru deviné avant de se dire que non, que c'était ridicule et stupide...et il y avait ce petit bruit dans sa tête, ce petit écho dont elle avait prit l'habitude, qui lui disait qu'effectivement quelque chose n'allait pas...et que non, les choses n'étaient pas aussi simples, qu'il y avait plus à voir. Et du haut de ses 20 ans d'expérience en matière d'obscures intuitions sans logique apparente, Barbara se mit à écouter cet écho.

Everiane était sur le point de frapper, mais la Concierge la côtoyait depuis quatre ans maintenant, elle avait bien vu, senti même, que la jeune Poufsouffle était une victime type, fantaisiste oui, mais morbide sûrement pas...Anastasia était hors de cause, jamais elle ne ferait une chose pareille, mais pas par lâcheté, la raison était bien plus simple...Sharon était celle des deux jumelles qui jouait toujours la coupable parfaitement innocente, la gamine mesquine et capricieuse, mais qui toujours pouvait manigancer pour s'en tirer...Barbara poussa un soupir, rangea sa baguette et fronça les sourcils, bras croisés et regard perçant posé sur Sharon.
C'est Mademoiselle, jeune fille...et je ne vous crois pas.

Balayant la pièce d'un regard scrutateur, elle donna trois coups d'oeil vifs comme l'éclair aux deux autres jeunes filles et à la scène du crime, avant de revenir vers Sharon.
Dommage pour vous que vous ayez déjà passé une année ici à tourmenter votre soeur...Je pense que nous allons commencer par une retenue pour vous, et dès que j'aurais mis la main sur un Professeur, attendez-vous à ce que Serpentard perde un bon nombre de points...
Se tournant de trois-quarts, elle montra la porte de sortie du doigt, un masque de sévérité parfait sur son visage.
Vous allez me suivre, et pas de discussion. Vous deux circulez, les elfes de maison auront nettoyé tout ça d'ici peu.

L'affaire était déjà classée, et pourtant la Concierge n'avait fourni aucune explication, tranchant l'affaire sur le champ...Mais sa voix était ferme et n'admettait aucune réplique, ses yeux lançaient des éclairs et de toute sa personne se dégageait une assurance précise et sans faille...Et de l'autre côté de la pièce, comme prenant les élèves en tenaille, la silhouette hirsute de Miss Teigne était à présent posément assise, toisant les trois jeunes filles de son étrange regard écarlate, et laissa échapper un miaulement long et bas, d'avertissement et de mauvaise augure...
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MessageSujet: Re: Sur les traces du sssserpent... [Libre]   Sam 16 Fév - 2:02


Anastasia avait bien cru qu'elle allait encore écoper d'une monstrueuse punition en voyant sa soeur user d'un stratagème qui avait maintes fois fait ses preuves chez elles. Ses gestes, sa voix, jusqu'à la moindre larme, tout avait été savamment dilué pour obtenir un effet optimal. Le passage sur le renversement de situation qui présentait Anastasia comme la mauvaises et mesquine soeur lui oppressa le coeur. Comment osait-elle dire qu'elle ne l'aimait pas ? Même pour se couvrir, il y avait des mensonges d'une grande répugnance. Et le visage de la jeune gryffondor pâlit. Les mots de Sharon la blessait davantage que la pensée d'une punition à venir.

Mais coup de théâtre ! La sauce ne prit pas ! Sharon n'avait pas réussi, cette fois, et tout son édifice s'était écroulée comme un morceau de cartes. Et elle aurait les ennuis qu'elle méritait.
Des ennuis... Anastasia ne pouvait rien faire pour sa soeur, elle était allée trop loin à la fois dans sa "blague" horrible et dans son exécrable tentative pour faire condamner deux innocentes à sa place...

Anastasia envoya un regard désolé à son soeur, et préféra partir sans piper mot, comme l'ordonnait la concierge... L'odeur des lieux la rendrait fébrile de toute façon, elle avait besoin d'air. Elle ne regarda pas si Everiane la suivait, la Poufsouffle en ferait certainement de même, à moins d'être masochiste. Elle passa la porte et disparut dans le couloir en courant, les idées en désordre et inquiète malgré tout pour sa sadique de soeur...
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MessageSujet: Re: Sur les traces du sssserpent... [Libre]   Sam 16 Fév - 16:32

Sharon eut un sourire boudeur et essuya ses larmes comme un comédien essuierait le maquillage qui recouvre son visage le temps d'une représentation. Elle haussa les épaules comme si cela n'avait pas d'importance et sembla se résigner à son sort. Elle jeta un dernier regard vers sa soeur, dédaigna complétement Everiane et emboîta le pas de la concierge. Elle semblait totalement indifférente au sort qui l'attendait... Serpentard perdrait des points ? Fi ! Elle n'avait pas l'esprit d'équipe et en réalité, elle se contrefichait même de sa punition.

Tandis qu'elle suivait Barbara, elle eut même le sentiment de lui en être reconnaissante. Enfin quelqu'un qui la remarquait, qui la punissait pour ses actes. Cela n'avait rien du masochisme mais elle avait enfin réussi à trouver le point de patinage : après de nombreuses farces et facéties douteuses pour lesquelles on ne l'avait jamais réellement punie, elle trouvait enfin une résistance qui se confrontait à elle. C'était dans ce genre de situation que la jeune fille pourrait s'accomplir : elle avait au fond d'elle - et comme n'importe quel enfant - le besoin de se sentir encadrée pour pouvoir aller de l'avant.

Bien sûr, sa punition ne l'empêcherait pas de refaire d'autres anneries. C'était dans son tempérament, elle aimait ça. L'expression d'étonnement sur le visage des gens lorsqu'ils découvraient sa nouvelle boulette l'amusait toujours ; elle aimait contempler ses visages figés l'espace d'un instant dans une expression spontanée, qui n'était pas feinte ou minimisée. Et tandis qu'elle suivait Barbara, elle était presque guillerette malgré ce qui l'attendait. Elle se retourna une dernière fois vers sa soeur et lui adressa un sourire sincère : un sourire heureux et dénué de toute arrogance. Elle ne lui en voulait pas, pas plus qu'à quiconque.
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Everiane Munsch
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MessageSujet: Re: Sur les traces du sssserpent... [Libre]   Dim 17 Fév - 14:09

Everiane attendait, tremblante, le verdict de la Concierge. Et lorsque, enfin, celui-ci tomba, elle resta sans réaction, anéantie, s'appuyant plus fort contre la barrière comme si elle ne pouvait plus tenir debout. Son soulagement était tel qu'il l'écrasait totalement, l'empêchant de parler ou bouger le moindre petit doigt.
Si bien qu'elle ne put obéir tout de suite à la concierge, et resta là, avachie, respirant fort, attendant de pouvoir se relever. Anastasia, déjà, quittait les lieux de cette scène sordide. Sharon, entraînée par la concierge, ne semblait pas affectée plus que cela, au contraire, elle lui parut comme joyeuse.

Puis, lorsqu'elle se retrouva seule face à la porte des toilettes, l'odeur chatouillant ses narines, elle se redressa, et d'un pas hésitant se dirigea vers les escaliers.

Il était midi. Instinctivement, elle se dirigea vers la Grande Salle. Mais, lorsqu'elle vit les plats, et la viande qu'ils contenaient, son coeur fut brusquement soulevé. Elle repensa aux rats, et quitta la pièce précipitemment. Il lui faudrait longtemps pour ne plus repenser à la scène...
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MessageSujet: Re: Sur les traces du sssserpent... [Libre]   

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