Parce qu'une saga telle que celle là ne meurt jamais ...
 
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 It's raining men ! (libre)

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Meredith Teylor
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MessageSujet: It's raining men ! (libre)   Dim 30 Déc - 17:09

Le couvre-feu était dépassé depuis quelques minutes lorsque Meredith poussa la porte de la salle des professeurs. Un rapide regard d'ensemble lui appris que cette dernière était déserte. L'infimière hésita quelques instants sur le seuil de la pièce puis se résigna à entrer. Elle s'installa à une table et ouvrit le magasine qu'elle tenait à la main. Le menton appuyé contre le creux de sa main, elle tournait les pages d'un air absent. D'ordinaire, elle se plongeait avec intérêt dans la lecture de Medicomag mais...

...mais elle n'avait pas pu se concentrer de toute la journée, pour une raison obscure qui lui échappait totalement. Comme cela lui arrivait parfois, ses pensées s'échappaient de son esprit et vagabondaient loin du château et son attention ne se fixait jamais sur quoique ce soit. Ainsi, Meredith avait passé de nombreuses heures assises dans son infirmerie à regarder la pluie tomber, dégouliner sur la fenêtre et détremper le parc jusqu'à ce qu'il devienne boueux. Le fait qu'elle n'ait eu qu'un mal de tête à soigner de toute la journée ne l'aida pas à sortir de son ennui, ni l'absence de Scott... car elle eut beau hanter les couloirs du château tel Nick Quasi-Sans-Tête, elle ne parvint pas à trouver son amant. Il n'était tout de même pas allé voler par ce temps ?

Un petit soupir exaspéré franchit à nouveau les lèvres de la jeune femme, brisant le silence. Elle ferma son magasine rageusement et se leva pour faire les cents pas dans la salle vide. Ce qu'elle pouvait s'ennuyer ! En général, elle aimait sa vie au rythme tranquille mais de temps en temps...elle avait besoin de bouger ! Elle aurait bien besoin de quelqu'un avec qui discuter, mais...qui ? Voilà pourquoi elle s'était dirigée vers la salle des professeurs, espérant trouver un collègue en veine de papotage. Hélas, ses espoirs avaient été déçus.

Meredith finit par arrêter ses allées et venues et se posta devant la fenêtre, ses mains dans les poches de son jean. En effet, elle avait troqué son habituelle robe contre des vêtements moldus, plus pratiques et plus confortables... Dehors, un orage monstre se préparait. En cette fin de mois de novembre, l'hiver pointait déjà le bout de son nez. La température s'était nettement refroidie et un ciel grisailleux s'était installé au-dessus du château, ce qui n'était certainement pas pour améliorer l'humeur de la jeune femme.

L'ennui finit par avoir raison d'elle. D'un coup de baguettes, elle alluma une radio magique qui prenait la poussière dans un coin. Une chanson entraînante parvint aussitôt à ses oreilles, entraînant un début de sourire sur son visage. C'était une vieille chanson moldue, porteuse de bonne humeur. Toute à sa chanson, Meredith ne vit pas tout de suite la porte s'ouvrir.


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Walter Wyrdwad
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MessageSujet: Re: It's raining men ! (libre)   Dim 30 Déc - 17:46

Et lorsqu'elle s'ouvrit, ce fut pour laisser passer la grande silhouette du Professeur de Métamorphose, les pans de sa longue robe de sorcier traînant soyeusement sur le sol de pierre. Il marchait d'un pas long et tranquille, les mains dans son dos (et la baguette dans l'une), un air songeur sur le visage. Lequel visage était entouré de pas moins de trois journaux et autres revues, qui flottaient devant lui, faisant défiler leurs pages au fil de ses pas. Et à en juger par la manière dont son oeil droit virevoltait de l'un à l'autre, on pouvait en déduire qu'il lisait en même temps Transfiguration Weekly, la Gazette du Sorcier et le Chicaneur.

Mais le pire fut encore l'absence totale de catastrophe, accident ou autre collision qui se produisit alors qu'il traversait la Salle des Professeurs pour venir s'asseoir dans un fauteuil, faire apparaître une tasse de thé d'un coup de baguette, et jeter un coup d'oeil à la pile de périodiques qui trônait à proximité, comme toujours. Walter était, à bien des aspects, un être d'habitudes, et sa mémoire de comptable lui avait apparemment permis de garder en tête la topographie de la salle, de manière à pouvoir réussir ce tour de force. A présent confortablement installé, le Sous-directeur parcourrait des yeux quatre revues, ayant ajouté Sorcière Hebdo à sa collecion, tout en savourant lentement son breuvage. Il était apparemment d'humeur à s'informer.

Ce ne fut que quelques secondes plus tard que son sourcil gauche se leva, juste au-dessus de son oeil mort et désespérément fixe. Les revues se baissèrent derechef, remplaçant le visage sinistre de Vladimir Markov Drakovich (à la une de la Gazette comme d'habitude en ce moment) par le visage comiquement interloqué de Walter, ponctuant sa surprise d'une des moues absurdes dont il avait le secret.
Oh bonsoir, Meredith. Excusez-moi, je ne vous avais pas remarquée...
Il semblait plus surpris que gêné, ce qui n'était pas tout à fait étonnant, quand on savait que Walter, bien que versé dans l'art de l'étiquette, n'attachait aucune importance aux banalités. Aussi ce fut difficile de savoir si la question suivante n'était qu'une formalité obligatoire, ou une preuve sincère d'intérêt.
Comment allez-vous ?
Son oeil valide continuait de jeter quelques coups d'oeil aux revues tandis qu'il reprenait une gorgée de thé, mais son oeil vitreux restait vaguement fixé sur Meredith.
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Meredith Teylor
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MessageSujet: Re: It's raining men ! (libre)   Sam 5 Jan - 19:27

La chance, destinée, le sort ou la fortune permirent à Meredith d'éviter de se discréditer auprès de l'un de ses collègues. En effet, alors qu'elle allait se lancer dans une interprétation très personnelle de sa chanson, un spectacle des plus étranges tomba dans son champ de vision. La haute stature de Walter Wyrwad, professeur de Métamorphoses, traversait la salle des professeurs, trois journaux flottant devant ses yeux. Meredith s'immobilisa en plein déhanché et considéra son collègue, interdite. Comment réussissait-il à se mouvoir ainsi, les mains derrière le dos et son attention entièrement fixée sur sa lecture, voilà qui la dépassait. Alors qu'elle le regardait, ses sourcils hauts levés, il se servit une tasse de thé sans la remarquer et se saisit de Sorcière Hebdo.

Elle allait dire quelque chose pour se faire remarquer lorsque Walter posa son oeil vitreux sur elle. Une moue comique apparut sur son visage alors qu'il la saluait et prenait de ses nouvelles.
"Bonjour, Walter. Je vais..."
La fin de sa phrase ne parvint jamais jusqu'à ses lèvres. Par automatisme, elle allait répondre "bien", mais cela n'aurait pas été exact... Elle haussa vaguement les épaules et ouvrit la bouche à nouveau, quand la chanson prit fin. Aussitôt, une suite de sons stridents que l'on ne pouvait décemment qualifier de musique emplit la pièce. D'un coup de baguette, Meredith changea la station.

Tout en prêtant une oreille agacée à la radio, l'infirmière s'éloigna de sa fenêtre et se laissa gracieusement tomber dans un fauteuil à côté de Walter. Ce dernier paraissait plus préoccupé par sa lecture que par le désir de faire la conversation, mais Meredith s'en moquait. Habituellement, elle se serait contentée de répondre poliment, cependant son envie de décharger son ennui sur quelqu'un était trop fort. Elle se mordilla la lèvre inférieure en une ultime hésitation puis lâcha un soupir à fendre le coeur.
"Je m'ennuie à mourir ! Et vous, comment allez-vous ?"


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Walter Wyrdwad
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MessageSujet: Re: It's raining men ! (libre)   Mer 16 Jan - 18:27

Walter eut un sourire légèrement amusé en entendant la réplique de Meredith, qui s'accentua lorsqu'elle vint s'asseoir à ses côtés : la jeune femme n'occupait ce poste que depuis cette année, et pourtant elle avait déjà acquis cette formalité entre collègues, qui faisait défaut à bien des autres membres du personnel. En effet, une grande partie de ces membres du personnel avaient eu Walter en tant que Professeur : d'habitude, passer de la relation élève-Professeur à Professeur-Professeur n'est pas forcément des plus compliqué, surtout s'il y a eu un temps entre deux. Mais dans le cas de Walter, c'était...beaucoup moins simple : que vous soyiez d'un côté du bureau ou de l'autre, le Professeur borgne-bizarre-et-omniscient reste le même, et se débarrasser des réflexes qu'on avait à l'époque n'est pas facile. Après tout, contrairement aux autres Professeurs, on ne découvre pas chez Walter un côté plus humain, plus accessible, moins professoral : que ce soit pour les élèves ou ses collègues, il reste mystérieux. Tout au plus devient-il plus poli. Mais Meredith, malgré tout, réussissait le tour de force de franchir la barrière en un rien de temps : et loin d'offusquer Walter, cet exploit semblait l'amuser, un peu comme on s'amuse des progrès d'un étudiant.

Enfin, il avait beau lui avoir accordé un sourire amusé, le Sous-directeur n'était pas encore tout à fait dans la conversation, aussi Meredith avait-elle encore fort à faire : lorsqu'on discute avec un homme pareil, il faut constamment conserver son attention, sous peine de le voir se détacher aussi inexorablement que discrètement. Et l'attention de Walter était notoirement difficile à obtenir, à moins d'adorer discuter des dragons et des théories magiques les plus alambiquées ; le pire était bien évidemment de tenter de parler de la pluie et du beau temps : vous pourriez être alors certain que le Professeur de Métamorphose ferait une entorse à sa courtoisie parfaite, et vous laisserait sur le carreau avec vos banalités.

Aussi pour l'instant, Walter ne considérait Meredith que d'un oeil. L'autre jetait toujours de rapides coups d'oeil aux journaux qui flottaient devant lui, se fermant avec une exaspération patiente quand la radio se mit à tonitruer, et revenant régulièrement à l'Infirmière pour ne pas paraître malpoli.
Moi ? Je n'ai pas le luxe de m'ennuyer, Dieu merci.
Ton distant, réplique cryptique, référence à Dieu typique des Moldus...si Meredith avait connu Walter pendant plus longtemps, elle aurait été en terrain connu. Pour l'instant, c'était la première vraie conversation qu'ils aient jamais eue en tant que collègues.
Vous mourrez d'ennui, vraiment ? Est-ce le climat qui vous déprime ?
Là, les choses devenaient plus intéressantes : une référence au climat ne voulait pas dire qu'il changeait ses habitudes, mais plutôt que sous la banalité se préparait quelque chose d'autre, qu'il amenait par elle d'autres questions très différentes...
Ou peut-être la banalité du quotidien ?
Ce disant, il jeta un regard d'une neutralité surprenante au portrait du Mangemort : là où on contemplait le mage noir avec horreur, avec haine ou avec frayeur, le Sous-directeur ne lui accordait qu'un coup d'oeil bref, insensible et un début de sourire. Se croyait-il à l'abri à Poudlard et méprisait-il l'attitude sensationnelle des journaux, où était-ce autre chose qui le faisait sourire, une autre chose qu'il ne gardait que pour lui ? Probablement un peu des deux.
Ou peut-être vous ennuyez-vous de quelque chose de plus...personnel ?

C'est là qu'il se détourna vraiment des périodiques et que son oeil valide regarda vraiment Meredith, tandis que son oeil mort restait fixé ailleurs et plongé dans le vague. Au début de l'année, lors de la pré-rentrée, Walter ne s'était pas livré, comme il en avait l'habitude, à l'interrogatoire général des nouveaux : Scott par exemple, aurait pu en attester, le Sous-directeur avait pour coutume d'établir très tôt le contact avec ses collègues. La raison exacte restait un mystère, comme très souvent chez le directeur de Serdaigle. Mais cette année, il n'avait fait que discuter avec la nouvelle Professeur de Runes, qui elle-même était sortie, comme Meredith pouvait s'en rappeler, juste après avoir vu la Concierge. Et après cette sortie, Walter s'était contenté d'examiner les dossiers administratifs : ça n'avait rien de surprenant, après tout c'était le rôle du Sous-directeur, un rôle qu'il remplissait à merveille, ayant un talent inné pour la paperasse. Mais le fait qu'il ne se soit pas du tout présenté à ses autres collègues pouvait paraître bizarre.

Presque aussi bizarre que le regard plein d'un intérêt détaché qu'il adressait à l'Infirmière. Un peu comme s'il voulait rattraper son oubli de la pré-rentrée, et analyser un peu la nouvelle venue. Son regard perçant, son expression neutre et son ton poli formaient un curieux mélange, et il était impossible de savoir à quoi il pensait au juste. Comme d'habitude, à vrai dire.
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Meredith Teylor
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MessageSujet: Re: It's raining men ! (libre)   Mer 23 Jan - 17:39

[Umf je me suis trompé dans la fiche de Meredith, normalement elle est là depuis un an déjà... J'ai édité la fiche, mais ce n'est pas très important je suppose puisque je précise qu'elle n'a pas lié de liens avec ses collègues pendant cette première année.]


Une expression de surprise mêlée de curiosité s'afficha sur le visage de Meredith à la réponse de son collègue. Par la barbe de Dumbledore, cet homme croyait-il en Dieu ? Ou bien était-ce simplement une habitude qu'il avait acquise au contact des moldus ? Etrange, pourtant, car Walter enseignait déjà à l'école de sorcellerie lorsqu'elle y était venu la première fois, et qu'il l'était toujours dix-sept ans plus tard... Enfin, il n'y avait rien de surprenant à ce que l'infirmière soit surprise par l'attitude ou les paroles de Walter. C'était leur première véritable conversation en tant que collègues, et n'était-il pas le membre le plus mystérieux du corps professoral ? Il était en tout cas celui sur lequel circulait le plus de rumeurs, et Merlin savait à quel point les élèves avaient l'imagination fertile... On disait qu'il avait trouvé un moyen imparable de pénétrer dans la salle commune de Serdaigle. Meredith s'était souvent demandé quel était ce moyen. En sept ans de scolarité, elle avait souvent eu à faire face à cet épineux problème...

Qu'est-ce qui la déprimait ? Question logique, mais sans réponse. Meredith ne se considérait pas comme quelqu'un de compliqué. La plupart du temps, elle était heureuse et de bonne humeur. De temps en temps, elle était triste. Et, parfois, elle s'ennuyait... De quoi s'ennuyait-elle ? Du climat, de la banalité du quotidien, certainement. De quelque chose de plus personnel aussi. En réalité, elle ne se l'expliquait pas elle-même...

D'un mouvement de poignet exaspéré, elle réduisit définitivement la radio au silence. Tournant à nouveau son regard vers Walter, elle s'apperçut qu'il l'observait, délaissant ses journaux. Un étrange phénomène se produisit alors. En l'espace de quelques instants, elle vit son assurance fondre comme neige au soleil. Sous le regard valide et perçant de son ancien professeur de métamorphose, Meredith sentit sa timidité revenir au grand galop... Elle croisa les jambes et cala une mèche de cheveux derrière son oreille pour se donner une contenance et se racla la gorge pour faire disparaître sa nervosité... Peine perdue. Oubliant la question qui venait de lui être posée, l'infirmière rompit le silence d'une voix alliant amusement, une curieuse pointe de culpabilité et même une once de reproche :

Vous savez que lorsque vous me regardez comme cela j'ai l'impression d\'être à nouveau une de vos élèves ?
Elle hésita un instant puis ajouta, en essayant de ne pas rougir - elle n'avait plus onze ans, pour l'amour du ciel !
C'est terriblement intimidant !
Un petit sourire s'étira au coin de ses lèvres lorsque le souvenir de ses premiers cours lui revenaient. Elle était si impressionable à l'époque ! Et le professeur Wyrdwad, bien que tout jeune, était déjà impressionant. Le fait de savoir qu'il était capable de la transformer en ver de terre en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire n'arrangeait rien...

Enfin, pour répondre à votre question... Il n'y a pas véritablement de raison à mon état d'esprit. Je suis plutôt heureuse de ma vie et de mes choix, qu'ils soient professionels ou...personnels. Mais...jusqu'à présent, j'ai toujours foncé tête baissée dans mes études. Maintenant que je les ai terminé et que je me suis adaptée à mon travail ici, j'ai plus le temps pour me poser... Seulement, ce soir, je ne sais pas à quoi occuper ce temps.
Elle poussa un petit soupir de découragement et s'installa confortablement dans son fauteuil, observant l'homme qui se trouvait en face d'elle.


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Walter Wyrdwad
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MessageSujet: Re: It's raining men ! (libre)   Sam 26 Jan - 3:38

Il y avait effectivement quelque chose d'impressionnant chez Walter. Et même plusieurs choses. Bien sûr, on commençait par avoir un mouvement de recul lorsqu'on voyait son oeil mort, et on frissonnait souvent lorsqu'on regardait vraiment ses profondeurs vitreuses, comme s'il voyait encore, mais pas de la même façon. Mais on finissait plus ou moins par s'habituer, surtout que cet oeil ne vous regardait que rarement. Ce qui était vraiment exceptionnel chez le Sous-directeur, c'étaient les détails plus subtils, qui suggéraient sans cesse un mystère aussi inconséquent qu'insondable, entre son sourire en coin, la lueur malicieuse de son oeil valide ou le ton à demi-ironique : comme si tout ce qu'il faisait était intentionnel mais sans insistance. A vrai dire même les explications qu'on en donnaient étaient incompréhensibles : on ne s'en inquiétait plus à la longue, mais l'impression de légère étrangeté restait.

Walter garda pendant quelques secondes le regard sur Meredith, la dévisageant toujours de son regard bleu perçant...puis il détourna le visage et eut un sourire bienveillant et amusé en voyant l'Infirmière changer de sujet sans s'attarder sur cette hhistoire d'intimidation : il y avait chez la jeune femme une sorte d'apesanteur de caractère, qui préservait sa joie de vivre, même devant l'ennui et l'oeil inquisiteur d'un ancien Professeur. Elle semblait impossible à abattre, aussi le Professeur décida d'entretenir cette solide légèreté, à présent que son analyse était faite. Reprenant sa baguette, il laissa son sourire s'estomper et ses sourcils se froncer imperceptiblement tandis qu'il se concentrait : un geste souple du poignet, et les journaux vinrent se poser sur la table basse. Un nouveau geste, et ils semblèrent un vibrer un instant, avant de se changer...en matériel de couture.
Eh bien, je vais vous trouver de quoi vous occuper, dans ce cas.

C'était toujours la même voix rauque, mais le ton était devenu plus léger, presque badin (presque...), et si les yeux restaient les mêmes, le sourire semblait plus ordinaire : s'il faisait effectivement tout sur intention, sans doute voulait-il détendre l'ambiance...mais que ce soit sciemment ou pas, quelle importance ? Le résultat était le même. Passant paresseusement la main sur ses robes, il examina le pan droit un moment, avant de continuer à parler.
Je ne sais pas si vous vous y connaissez en couture, mais j'aurais besoin d'un avis : je vais avoir besoin d'ici peu de quelques talents en réparations d'accrocs...Et par ailleurs j'aimerais mettre en place une poche sur ce pan, qui puisse réduire autant que possible le poids de son contenu. Pour ce qui est de l'enchanter, je m'en chargerai, mais j'avoue ne m'y connaître que peu en magie vestimentaire...
Cette fois, l'expression et le ton qu'il prenait indiquait vraiment une gêne, un embarras, aussi léger et affectés que pouvaient l'être les expressions de Walter, mais authentiques : comme si le fait de manquer de moyens et de compétences lui posait un problème plus que pratique. Après tout, en tant que directeur de Serdaigle, il était normal qu'il soit encore plus avide de connaissance que ses étudiants.
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Meredith Teylor
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MessageSujet: Re: It's raining men ! (libre)   Mer 30 Jan - 18:46

Walter Wyrdwad était bien un professeur de métamorphose... Deux gestes de poignet, et les journaux qui occupaient jusque là son attention changeaient de forme. Sous les yeux déconcertés de l'infirmière apparut un matériel de couture. "Tout à fait, oui"... songea l'infirmière en levant un sourcil étonné. Elle se demanda un instant si son collègue avec conscience d'être parfaitement déconcertant. D'un haussement d'épaules intérieur, elle relégua la question à une réflexion ultérieure et jeta un coup d'oeil à la robe de Walter. Après tout, la couture était une occupation comme une autre, à laquelle elle n'avait pas eu le temps de s'adonner depuis bien longtemps...

Depuis que son post d'infirmière lui avait permis de stabiliser son compte en banque, en vérité. Elle n'était pas très dépensière mais n'hésitait pas à acheter une robe si l'envie l'en prenait lors d'une sortie à Pré-au-Lard, par exemple. Cependant, pendant ses études, elle aimait particulièrement relooker ses vieux vêtements avec une de ses amies. Cette amie, justement, avait finit par abandonner la médecine pour ouvrir une boutique de vêtements. Un sourire amusé aux lèvres, Meredith se promit de lui envoyer une lettre pour prendre des nouvelles.

C'est donc avec bonne humeur que la jeune femme accepta le changement de conversation qui, bien que surprenant, aurait le don de détendre l'atmosphère. Apparament, le manque de connaissances de Walter en matière de couture lui causait un léger embarras. Amusée à l'idée d'enseigner quelque chose à son ancien directeur de maison, Meredith se pencha pour examiner le pan que lui indiquait le professeur.

"Je suis loin d'être une grande couturière mais je me débrouille. J'ai réparé mon premier accroc à l'âge de dix ans" ajouta-t-elle avec une fierté démentie par la malice de son regard. "Quant à la magie vestimentaire... Il s'agit de connaître les bonnes formules et d'avoir un peu d'imagination."

L'infirmière se permit un petit clin d'oeil, signe qu'elle était maintenant parfaitement à l'aise. Elle saisit sa baguette, se concentra et parvint à transformer un coussin en une jolie petite tasse emplie de thé fumant. Elle la porta jusqu'à ses lèvres qui se tordirent en une petite grimace. Peut-être que le liquide était un peu trop chaud...

"Une poche, alors ? Je dois pouvoir vous aider."

Un bruit d'apocalypse interrompit Meredith, qui jeta un coup d'oeil angoissé à l'extérieur. Ce n'était pas un petit orage qui se préparait mais bel et bien une vraie tempête... Elle espérait sincèrement que Scott ne se trouvait pas dehors en train de voler. S'il s'écrasait sur le Saule Cogneur, il allait l'entendre.


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MessageSujet: Re: It's raining men ! (libre)   Lun 25 Fév - 20:16

Quoi de plus dangereux mais de plus excitant qu’un vol en balai en plein orage et surtout en pleine nuit ? Vous pensez comme moi n’est-ce pas ? Il faudrait être complètement givré, voir fou, pour faire joujou avec un balai par un temps pareil ! Et pourtant, Poudlard avait, en son sein, l’individu parfait pour ce genre de bêtises, le professeur de Vol, Scott Hawkins. La nuit ne l’arrêtait jamais lorsqu’il volait, et bien sur, l’orage non plus, mais il n’avait jamais expérimenté les deux en même temps, et la nature lui servait l’occasion sur un plateau d’argent. Sans hésiter, il avait filé dans son bureau, récupéré son balai, et dévalé les escaliers pour finalement prendre son envol dehors, sous une pluie fine qui présageait la suite des évènements. Prenant de la hauteur pour éviter au plus possible les arbres, Scott prenait également de plus en plus de vitesse. La pluie fine, sous l’effet de la vitesse, devenait déjà beaucoup plus drue, mais lorsqu’elle s’intensifia, c’était un véritable rideau d’eau qui s’abattait continuellement sur le jeune homme.

Le casse-cou possédait bien sur quelques accessoires comme des lunettes ensorcelées pour repousser l’eau, ou bien des gants pour lui permettre de bien rester agrippé au balai. Pour le reste, il n’avait pas prévu de vêtements particuliers et là, il devait bien l’admettre, il aurait mieux fait de prendre quelque chose d’un peu plus imperméable, car, bien que le cuir le soit déjà relativement, l’eau finissait par s’infiltrer petit à petit. Mais de toute façon, le jeune homme ne se reposerait pas tant qu’il n’aurait pas vu l’ombre de quelques éclairs. Eclairs qui tardaient à venir et qui empêchait le jeune homme de se repérer facilement dans l’obscurité de la nuit pluvieuse. Eclairs qui finalement arrivèrent, et vite en plus ! Se succédant les uns après les autres, ne laissant souvent pas le temps au tonnerre de gronder, ils éclairaient suffisamment souvent pour permettre au fou du balai de se repérer et de ne pas se prendre, par accident, l’une des tours du château.

Finalement, Scott songea à l’éventualité de se poser. Non pas que le danger se faisait croissant mais bel et bien car il devenait impossible de voler à toute blinde lorsque les vêtements étaient chargés d’eau… Entamant une descente plus que longue, - il lui fallut bien vingt minutes pour atteindre le sol -, enchainant virages serrés et piqués, - rendant ainsi la descente moins monotone, ( NDJ : comme si elle pouvait l’être avec cet orage… ) -, il finit par atterrir sur le perron de l’école. Descendant de son balai et le prenant dans la main droite, il passa la porte et se dirigea vers la salle des professeurs, puisqu’il avait la flemme de monter jusque dans son bureau pour se prendre un bon chocolat chaud. Bien mal lui en prit car lorsqu’il ouvrit la porte de la salle, il vit Walter, ce qui ne le dérangeait pas plus que ça, et Meredith, ce qui était plus problématique car il était certain qu’elle saurait deviner pourquoi il était si trempé…


« - Bonsoir Meredith, Bonsoir Walter. Un temps magnifique n’est-ce pas ? »

Un ton amusé, histoire de bien entamer la discussion. Scott ferma la porte derrière lui et posa son balai contre le mur près de cette dernière. Puis, il s’avança vers une chaise, laissant petite trainée aqueuse formée par les gouttelettes qui ruisselait le long du professeur, et s’installa avant de se « servir » un chocolat chaud.

« - Alors, vous discutiez de quoi de beau ? »
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MessageSujet: Re: It's raining men ! (libre)   Lun 25 Fév - 20:37

[j'avais complètement oublié ce topic...mea culpa]

Scott aurait peut-être pu deviner ce dont Walter et Meredith discutaient, au moment où il fit son entrée détrempée. En effet, le Professeur de Métamorphose, après avoir adressé à l'Infirmière un sourire poli en réponse à ses paroles, avait posément retiré sa robe noire, laissant voir qu'il se trouvait en bras de chemise (blanche) et vêtu d'un gilet de tweed (bleu sombre). Il s'était alors attaché à montrer à sa collègue où il désirait modifier le vêtement, et s'y était d'ailleurs essayé au moyen de sa baguette, et avec plus ou moins de bonheur. C'était à ce moment que, sur un nouveau coup de tonnerre, la porte s'était ouverte, laissant passer un Scott Hawkins dont la précédente activité était bien pire qu'évidente : que ce soit les lunettes couvertes de buée sur son front, ses vêtements de cuir ruisselant d'eau, ou ses cheveux détrempés et plaqués sur son crâne...sans parler du balai, indice crucial qu'il n'avait pas même pris la peine de ranger dans l'abri prévu à cet effet.

Walter était resté dans la même position, assis et tourné vers Meredith, sa robe sur les genoux, et avait suivi Scott des yeux, jusqu'à ce que le jeune homme se laisse tomber, tout ruisselant, sur un des fauteuils en chintz de la salle, puis se serve un chocolat chaud d'un coup de baguette.
Nous discutions de chats, à vrai dire, ou plutôt des mesures à prendre pour se prévenir des effets malencontreux qu'ont les félins domestiques sur les vêtements : accrocs et autres désagréments...
L'oeil valide du Sous-directeur posa un regard las sur le Professeur de Vol dans toute son aqueuse insouciance, et poussa un léger soupir en pointant sa baguette sur son collègue.
Mais je dois dire qu'en matière de désagrément domestique, Scott, vous n'êtes pas mal non plus. Je ne sais pas s'il était coutume pendant votre scolarité d'arriver dans la Salle Commune les bottes pleines de boue, et de vous asseoir le manteau plein de pluie...mais je ne peux que vous supplier de faire preuve d'indulgence envers nos elfes de maison. Ils ont des lois pour les soutenir, à présent : encore quelques maladresses comme celle-ci et ils finiront par monter un syndicat...
Tandis qu'il parlait, son poignet décrivait plusieurs gestes nonchalants, et sa baguette fit disparaître successivement la boue aux chaussures de Scott, l'eau sur son manteau, sur le fauteuil et sur ses cheveux. Sans parler des lunettes. Ceci fait, Walter jeta à nouveau ce regard de reproche savamment fatigué. Il ne s'exprimait pas exactement comme une maîtresse de maison outrée, mais entre son souci très anglais des convenances, et le fait qu'il était occupé à parler chiffons avec une de ses collègues, donnait une impression assez étrange...
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Meredith Teylor
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MessageSujet: Re: It's raining men ! (libre)   Lun 25 Fév - 21:28

Tout bien réfléchi, Scott avait peut-être fait une erreur en évitant de s'écraser sur le Saule Cogneur. Il s'exposait désormais aux représailles d'une Meredith en colère... Pour l'heure, la jeune femme était bien trop abasourdie pour se mettre en colère. Sans bouger d'un poil, elle le regarda entrer et s'installer en répandant allègrement boue et eau autour de lui, puis leur souhaiter le bonsoir comme si c'était la chose la plus naturelle au monde. Elle écouta distraitement Walter faire son petit numéro de professeur raisonnable, désabusé et défenseur des droits des elfes sans mot dire. Puis elle sortit enfin de son inquiétante fixité, son regard écarquillé allant de Scott à la fenêtre, puis revenant de la fenêtre sur le jeune homme, pour enfin se stabiliser sur le balai. Le doute n'était plus permis, Scott s'était effectivement offert une petite virée en pleine fin du monde et en était apparemment revenu tout sourire. A vrai dire, son attitude laissait même penser qu'il n'avait pas conscience de la stupidité de sa conduite... Ce qui était, hélas, certainement le cas...

Papillonant du regard, Meredith finit par se relever de son fauteuil, oubliant momentanément la présence de son estimé collègue, ancien directeur de maison et, accessoirement, sous-directeur adjoint de Poudlard. D'une démarche gracieuse, presque féline, la douce et gentille infirmière franchit la courte distance qui la séparait de son amant et planta son regard dans le sien.

"Scott, je dois dire à ton crédit que tu ne m'as jamais rien caché de ton côté casse-cou, à vrai dire je t'ai vu suffisemment dans mon infirmerie en tant que patient pour le savoir... Malgré cela, j'avais espéré, stupidement j'en conviens, que peut-être éventuellement tu aurais pu envisager de cesser de te comporter comme un gamin inconscient. Je vois que je me suis trompé..."

Les yeux plissés de l'infirmière, ses deux poings sur ses hanches et le ton presque sifflant de sa voix démontraient à quel point elle était furieuse. Et la pluie qui continuait de s'abattre avec force sur la vitre ne faisait rien pour améliorer son état d'esprit... Sans lui laisser le temps d'ouvrir la bouche, elle ajouta :

"Il est vrai que tu es majeur, vacciné, et que je n'ai rien à redire là-dessus. Cela dit, si jamais tu venais à te rompre le cou..."

Meredith ne termina pas sa phrase, laissant le jeune homme imaginer à quel point sa vengeance pourrait être terrible. Elle expira bruyamment, s'efforçant de ne pas s'énerver et de ne pas dire des choses qu'elle regretterait par la suite. L'appel du Quidditch était très important pour lui, elle le savait, il ne lui avait jamais caché. Avait-elle le droit de s'immisser comme cela dans sa vie et de lui dicter sa conduite ? Oui, décida-t-elle fermement.

"Et puis" ajouta-t-elle, en affichant une mine boudeuse, "si jamais tu te casses une jambe, ce qui t'empêcherai de pratiquer ton sport pendant au moins une semaine, je serai à la fois celle qui devra te la réparer et te remonter le moral. J'ai donc mon mot à dire ! Ainsi que ces pauvres elfes, comme vient si bien de le faire remarquer Walter."

A ces mots, elle rougit légèrement, se rappelant soudain de la présence de ce dernier. Un peu trop tard, néanmoins... Un peu mal à l'aise maintenant, elle jeta un regard furibond au balai de Scott, comme s'il était la cause de tout le malheur du monde, et revint se poser dans son fauteuil, croisant les bras comme une enfant boudeuse. En fait, elle lui avait déjà pardonné, comment aurait-il pu en être autrement ? Mais il n'avait pas besoin de savoir qu'elle était à ce point incapable de rester énervée contre lui
!


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Scott Hawkins
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MessageSujet: Re: It's raining men ! (libre)   Mer 27 Fév - 16:54

Scott savait qu’il n’avait pas été très malin de ne pas prendre le temps de se sécher avant d’entrer dans la salle des professeurs, mais il avait osé espérer, à tort, qu’elle serait vide. Quant au balai, hors de question de le ranger, puisque le professeur s’en séparait rarement, et qu’il ne le rangeait que dans son bureau. Bureau qui n’était d’ailleurs que trois étages aux dessus, mais le jeune homme devait s’avouer qu’il n’avait plus la force de tenir debout après l’intensité de l’activité qu’il venait de pratiquer… Il avait juste trouvé l’idée intéressante de s’arrêter à la salle des professeurs pour se poser et se sécher incognito, mais visiblement il n’avait pas été le seul à songer à l’idée de fréquenter cette salle. Qu’importe, tous savait que le professeur de vol était à la limite de l’inconscience, et Walter était peut-être le mieux placé, mais il ne s’attendait pas à ce que Meredith soit là…

Il avait sentit le regard du Sous-Directeur alors qu’il allait s’installer sur l’un des fauteuils. Toutefois ce fut la même surprise qui accompagna la sempiternelle redécouverte de l’œil factice du sieur Wyrdwad. En effet, Scott avait beau savoir depuis sa scolarité qu’il s’agissait d’une particularité de ce professeur, il n’avait jamais pu s’y habituer… Non pas qu’il en avait peur, mais qu’il était toujours surpris de « redécouvrir » cette particularité à chaque fois qu’il croisait son regard… Ce qui le surprit un peu plus fut la réponse de Walter qui précisait qu’ils parlaient de chats, et des désagréments domestiques qu’ils pouvaient causer. Scott eut juste le temps de penser qu’en terme de désagréments domestiques, il ne devait pas être loin de la première place en ce moment… Une réalité qui s’afficha rapidement alors que le Sous-Directeur pointait sa baguette sur lui, précisant d’une voix passablement fatiguée qu’il devait peut-être songer à faciliter le travail des elfes de maison…Au fur et à mesure des paroles de Walter, il se sentit sécher à vitesse grand V, et accusa avec douceur le regard de reproches qui lui faisait face…


« - Je suis désolé Walter mais je dois vous avouer que je pensais nettoyer tous mes désagréments domestiques une fois réchauffé de l’intérieur. Quant aux elfes de maison soyez certains que je les ai respectés et les respecte toujours aujourd’hui, et je me demande s’il ne serait pas intéressant de leur suggérer l’idée d’un Syndicat. »

La fin était ajoutée avec humour bien sûr. Pourtant, rien ne laissait présager que le pire était à venir et pourtant… Pourtant, lorsque son regard croisa celui de Meredith qui se levait pour venir se poster devant lui, il sut qu’il allait avoir droit à un bon sermon… Il savait qu’elle n’appréciait pas de le voir en danger mais elle devait comprendre qu’il adorait voler et que si elle le lui interdisait, il ne serait plus l’homme qu’il avait toujours été… C’est ainsi qu’il écouta, sans broncher, et sans sourire, et donc avec le plus grand sérieux, ce que la jeune femme lui reprocha. De toute façon, s’il avait voulu rajouter quelque chose, il n’aurait pas pu, l’infirmière ne souffrait, visiblement, aucune réponse… Du moins avant qu’elle n’ait fini… Ainsi, d’une voix calme, il attendit qu’elle se soit rassise, pour répondre, le plus calmement du monde, son regard plongé dans celui de l’infirmière :

« - Je ne doute pas du fait que tu ais ton mot à dire, mais tu dois aussi savoir que je sais ce que je fais. J’avoue que je fais parfois… Hum… souvent des choses insensées pour certaines personnes, mais je connais mes limites. Je sais de quoi je suis capable sur un balai. Bien sur je ne suis pas à l’abri d’un accident, comme le prouve, tu le dis si bien, mes séjours dans ton infirmerie, et c’est notamment pour cela que je suis finalement revenu. La perspective de faire une chute de la hauteur de la tour Nord n’est pas très agréable… »

Il marqua une légère pause.

« - Je suis peut-être casse-cou, mais je ne suis pas fou… Contrairement à ce que certains pensent, je connais les risques que j’encoure et je dois t’avouer que, malgré tout, c’est ce qui rend cela encore plus excitant… Je ne peux pas m’empêcher de voler Meredith, c’est plus fort que moi, je suis comme ça, on ne me changera pas, et je ne le voudrais pour rien au monde… D’autant plus que je sais que s’il m’arrive quelque chose, je sais que je serai entre de bonnes mains. »

Il avait terminé sur un ton un peu plus amusé, une manière de rappeler qu’il avait confiance en elle, son amante. Ton amusé ponctué d’un clin d’œil discret.
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Walter Wyrdwad
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MessageSujet: Re: It's raining men ! (libre)   Mar 18 Mar - 3:19

Walter allait faire remarquer à Scott à quel point l'idée d'un Syndicat des Elfes de Maison était idéaliste, à la mode et donc dangereuse, mais il s'interrompit lorsque Meredith se mit à parler. Car il y avait là quelque chose à écouter attentivement. Tandis que l'Infirmière se levait et avançait sur le Professeur de Vol avec un air de vindicte très féminine, le Sous-directeur se reconcentra sur sa robe tout en prêtant l'oreille aux reproches de l'une, et aux tendres protestations de l'autre. Etudiant le tissu fatigué de son vêtement, Walter régla rapidement le problème, concluant qu'avec un peu de pratique il pourrait sans problèmes ouvrir une poche pour accueillir un chaton, et que les accrocs étaient tout aussi facilement réparables ; oui, le problème de la robe fut vite réglé, mais il n'en resta pas moins concentré dessus pour pouvoir écouter tranquillement la conversation.

S'il s'était écouté, Walter aurait repris une tasse de thé et aurait observé ses deux collègues comme deux intéressants spécimens d'une espèce totalement étrangère : les amoureux. Mais il avait appris que cette espèce avait la dérangeante habitude d'avoir des émotions instables, et par conséquent de se vexer pour pas grand chose...comme par exemple l'intérêt tout scientifique 'un cyclope pire qu'excentrique. Alors il essaya une tactique qu'il avait pu observer chez les membres du sexe opposé : faire semblant de se concentrer sur une autre tâche, et espionner discrètement. Et comme il avait cette affaire de couture sous la main...bon, certes, il ressemblait étrangement à un mélange entre un domestique british et une couturière curieuse, mais bon...

Car en effet, Scott et Meredith entraient dans cette catégorie si étrange : il n'y avait pas besoin d'être un génie inquisiteur et légèrement paranoïaque pour s'en rendre compte. Alors quand vous en étiez un, c'était un jeu d'enfant. Le Professeur de Métamorphose ne connaissait à vrai dire pas grand chose des intrigues amoureuses : il avait eu ce qu'il considérait comme la chance de ne pas être pris dans les implacables troubles du coeur, avec quelques relations d'un soir, et cinq ans passés avec une femme qui, comme lui, n'était jamais déraisonnable. Et bien qu'il ne fut pas tenté par l'expérience, il ne pouvait guère résister à l'envie de combler ce vide dans sa science, ne serait-ce que pour profiter du comique de la situation : après tout, quoi de plus pittoresque que deux personnes amoureuses vues avec du recul ? Non, il ne put pas vraiment résister...

Aussi, après avoir écouté quelques instants le couple s'échanger des arguments cousus de fil blanc et de sous-entendus légèrement mièvres, Walter éleva une voix rauque au ton léger, et leur posa l'inévitable question, d'un ton innocent qui débordait d'espièglerie.
Vous préféreriez peut-être que je vous laisse ?
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Meredith Teylor
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MessageSujet: Re: It's raining men ! (libre)   Lun 24 Mar - 17:06

Le ton calme et ferme qu'avait employé Scott pour se défendre aurait presque pu suffir à faire accepter ses arguments à l'infirmière. Cependant, le jeune homme fit l'erreur de conclure d'une façon plus légère, cherchant sans doute à retrouver la relation complice qui était la leur. Loin de détendre Meredith, la tentative de Scott ne fit que ranimer sa colère et son indignation, signe d'après elle qu'il n'avait rien compris. La jeune femme cherchait une réponse suffisamment imagée pour exprimer sa pensée lorsque la voix du professeur de métamorphose s'éleva dans la pièce.

Meredith tourna son regard furibond vers lui, se rappelant subitement qu'elle avait totalement ignoré sa présence depuis l'entrée de Scott dans la pièce. En d'autres circonstances, la question faussement innocente et pleine de malice de Walter aurait fait rougir la jeune femme. Cependant, parmi toutes les choses qui étaient capables de dévergonder l'infirmière, l'inconscience était placée en tête de liste. Aussi, loin de se calmer et de s'excuser auprès du professeur pour cette scène de ménage auquel il n'aurait pas dû assister, Meredith le prit à partie, ignorant momentanément Scott.

"Voyez comme il essaie de me faire culpabiliser. Remarquez, il a raison, vous ne croyez pas ? Le jour où il tombera de son balai en pleine tempête, je serai soulagée de savoir que c'est moi qui récupèrerai ses morceaux éparpillés, détrempés et ensanglantés."

Les bras serrés contre sa poitrine, Meredith faisait courir son regard furieux de l'un à l'autre, comme si une quelconque solidarité masculine les liait. L'image fugace d'un Walter voltigeant dans les airs sur un balai traversa son esprit et l'infirmière comprit qu'elle n'était pas très rationnelle, mais peu lui importait.

"J'ai confiance en toi, bien sûr" reprit-elle, s'adressant cette fois à Scott, "et je pense que tu sais mieux que moi ce dont tu es capable, mais..."

Sentant sa volonté faiblir devant le regard du jeune homme, Meredith expira bruyamment et détourna brièvement les yeux en direction de la fenêtre.

"...Cela ne dépend pas uniquement de tes capacités, tu ne me feras pas croire le contraire. Personne n'est à l'abri d'un accident, même les joueurs expérimentés comme toi. Et si un jour tu faisais réellement une chute de la hauteur de la Tour Nord, simplement par goût du risque... Ne croit pas que t'avoir laissé faire ce que tu aimes plus que tout suffirait à me donner bonne conscience."

Alors qu'elle disait ces mots, elle se rendait compte à présent que sa colère avait été un peu disproportionnée, et elle se sentait un peu ridicule. Mais elle ne faisait qu'appliquer ce proverbe, l'un des plus sages : mieux vaut prévenir que guérir. Et s'il était normal pour un professeur de vol de vouloir voler, il était naturel pour une infirmière de tenir à la vie de ses patients, non ?

"Je ne veux pas te changer Scott, je veux te garder en vie. Et je peux t'assurer que c'est l'infirmière qui parle, là, pas la petite amie inquiète..."

Bon, peut-être faisait-elle preuve là d'un peu de mauvaise foi... Un peu. Mais jamais elle ne l'avouerai, fierté oblige. Terminant là sa tirade, elle se recroquevilla un peu dans son fauteuil, coulant un regard d'excuse à Walter.


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MessageSujet: Re: It's raining men ! (libre)   Mer 9 Avr - 0:56

Scott pensait s’en sortir relativement indemne en essayant, d’une manière assez calme et douce, son point de vue. Il savait la souffrance qu’il infligerait à Meredith s’il faisait une mauvaise chute, mais il n’arrivait pas à lutter contre cette pulsion de liberté qui naissait et qui l’emportait à chaque fois qu’il s’imaginait voler sur un balai. C’était plus fort que lui ! Voler c’était vivre pour lui. Bien sur, sans Meredith il ne se voyait pas vivre non plus… Mais c’était deux passions distinctes qui prenaient autant de place l’une que l’autre dans son cœur. Pourtant, s’il croyait s’en sortir, il eut la maladresse et la mauvaise idée d’essayer de détendre l’atmosphère par une petite légèreté à la fin de son plaidoyer. Pensant calmer son amante, cette légèreté la relança de plus belle, sans compter l’intervention de Walter, qui lui permit de le prendre à parti.

S’il était amusé par la situation, le jeune professeur de Vol n’en montra rien. Après tout, la situation était sérieuse, il le savait, et même si le rire était le propre de l’homme, il y avait bien des situations où il ne pouvait servir qu’à compliquer les choses. Et dans cette situation là, c’était le cas, et mieux valait ne rien compliquer… Du moins, pas devant Walter, après tout ils n’avaient pas à étaler leur vie de couple toute récente devant lui, tout comme il l’avait suggéré en proposant de les laisser entre eux. Ses yeux ne quittaient pas la jeune femme qu’il regardait avec amour. A dire vrai, il s’agissait là de son regard qu’il portait d’habitude sur elle, mais il espérait également que cela puisse la calmer dans cette situation.

Apparemment, le regard avait l’effet escompté mais Meredith avait trouvé la parade en tournant ses yeux vers la fenêtre où le sale temps extérieur transparaissait encore de manière évidente. Il savait qu’elle avait confiance en lui, sinon ils n’auraient pas entamé cette relation qu’ils avaient tous les deux, mais il devait avouer qu’il n’admettait pas la possibilité qu’il y ait un jour un accident. A dire vrai, il ne se sentait pas vraiment à l’abri, mais il n’y pensait tout simplement pas… Après tant et tant d’années à voler, il avait appris que la plupart de ses gamelles étaient dues à ses propres maladresses et jamais à un facteur chance qui était de plus en plus inexistant lorsqu’il sortait sur un balai. Pourtant, l’idée qu’un jour le hasard décide de se tailler la part du lion dans un accident lui chamboula un peu les idées…

Il eut un mi-sourire alors que son amante assurait que ce n’était pas en tant que « petite amie » qu’elle parlait, mais bien qu’en tant qu’infirmière et donc amie, simplement. Si l’on y réfléchissait, ils n’avaient ni raison, ni tort… Il y avait seulement deux points de vue… Celle, tempérée, qui réfléchit avant d’agir, qui préfère prévenir plutôt que guérir, et l’autre, plus fougueuse, qui agit, répond à ses pulsions, pour un simple besoin d’existence… Oui, c’était un peu ça… Scott avait besoin de voler, avec un semblant de risque, pour se prouver qu’il existe… Une manière de s’éprouver soi-même pour vérifier qu’on est bien vivant. C’était la seule manière de ressentir des émotions que seuls les vivants pouvaient ressentir, mis à part une autre manière, qu’il ne partageait qu’avec Meredith…

Il la regarda s’enfoncer dans son fauteuil, laissa passer un petit moment de silence en contemplant l’extérieur par la fenêtre, et se leva. Il se dirigea vers le fauteuil de son amante et s’agenouilla devant elle :

« - D’accord… Je le reconnais, ce n’était peut-être pas malin de ma part, mais même l’ « infirmière » sait que le professeur de vol est un casse-cou un peu déjanté sur les bords et que ça, on ne pourra pas le changer. Quant à la « petite-amie » je suis sûr qu’elle savait à quoi s’attendre, mais je te promets que je ferai attention, que ce soit pour l’ « infirmière » ou la « petite amie ». Tu crois que ça pourrait leur faire plaisir ? »

Il était sérieux, il était prêt à faire des concessions pour elle, même s’il devait pour cela arrêter de voler. Un léger sourire aux lèvres, il savait ce que pouvait signifier « ne plus voler » mais l’amour qu’il avait pour Meredith valait bien plus que ça… Il était inestimable…
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