Parce qu'une saga telle que celle là ne meurt jamais ...
 
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 Je t'écris... [Terminé]

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Azilys Mc Culloh
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MessageSujet: Je t'écris... [Terminé]   Jeu 27 Déc - 16:05

Un matin comme un autre à Poudlard.

Le soleil était levé depuis peu, et Azilys avait quitté le dortoir tandis que les autres dormaient encore. Elle avait parcouru les couloirs sur la pointe des pieds et avait fini par s’isoler. Où ? Elle était montée jusqu’à la volière. Pourquoi ? Pour écrire une lettre et l’envoyer. Un rituel en quelque sorte puisqu’au moins une fois par semaine et ce, depuis un an, Azilys se rendait à la volière pour écrire une lettre et l’envoyer. A qui ? Hum… Victoire, elle, le savait. Qui d’autre ? A part le destinataire, très peu de personnes, sans aucun doute. Alors… Cette lettre, pour qui était-elle ?

Yann Alaric d’Opale.

Voilà le nom que l’on pouvait lire sur l’enveloppe, nom écrit avec cette écriture nette et fine qu’était l’écriture d’Azilys. Une écriture que l’on pouvait reconnaître entre mille. Des lettres, elle en avait écrit plusieurs dizaines durant l’année précédente. Elle lui en avait écrit pour prendre de ses nouvelles, pour lui raconter ce qu’il pouvait se passer à Poudlard, quelles bêtises sa sœur pouvait faire : oh oui, elle avait gardé un œil sur la jeune Opale pendant l’absence de son frère. Des dizaines de lettres oui… Et elle avait eu des réponses pour chacune d’entre elles, et ainsi, pendant un an, les deux Serdaigles n’avaient cessé de correspondre.

Mais pourquoi écrire une lettre à Yann en ce jour où il était finalement revenu à Poudlard ? Pourquoi continuer ce ballet de mots, cette valse de phrases ? L’habitude ? Non, aucunement. C’était bien autre chose, c’était plus profond qu’une simple habitude. C’était l’envie de continuer à lui écrire, l’envie et le désir de préserver ce quelque chose qui n’appartenait qu’à eux. C’était intime, c’était personnel, et c’était la seule chose qui la liait à Yann : ces lettres…

Allait-il lui répondre cette fois-ci ? Elle l’espérait. N’allait-il pas trouver l’idée de continuer à correspondre bizarre ? Azilys pensait que non. Elle pensait que l’idée allait le ravir puisque grâce à cela, ils pourraient garder ce lien un peu étrange qui les avait unis pendant l’année précédente, ce lien qui encore en cet instant était indéfinissable.

Cette lettre. Elle était là, dans sa main. Un petit sourire était encré sur le visage de notre sorcière. Son regard voilé, lointain, laissait bien voir qu’Azilys était fort loin de la volière en cet instant. Elle resta de longues minutes à contempler le petit morceau de parchemin puis finalement, refit surface, et leva son regard vers les hiboux et chouettes qui se tenaient sur leurs perchoirs, se reposant, revenus il y a peu de leur chasse nocturne.

C’est quand elle décida de confier sa lettre à un petit hiboux au plumage marron foncé qu’elle entendit des pas derrière elle. Si tôt ? Qui pouvait venir jusqu’à la volière ? Elle avait toujours été seule à cette heure de la journée. Elle se retourna sans trop faire de bruit et attendit de mieux voir la silhouette qui se dessinait dans la brume matinale.





Dernière édition par Azilys Mc Culloh le Lun 7 Avr - 11:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Je t'écris... [Terminé]   Ven 28 Déc - 0:44

... Et c'était sa silhouette à lui, qui se dessinait dans les vapeurs du lever du jour.

Il chassa une mèche de cheveux qui lui barrait le visage aussi bien que cette cicatrice qui hantait ses traits. Il avait le souffle un peu coupé, d'avoir courut, mais son air un peu rêveur n'en était pas pour autant altéré. Ceci dit, au fond de lui, il était un peu surpris de voir Azilys à cette heure aussi matinale. Lui qui trouvait un peu exagéré le fait de se diriger à la volière en ayant à peine eu le temps de se vêtir, il devait bien remarquer que la jeune fille aimait les aurores. Il préférait la nuit, mais il avait quelque chose à poster.

Quelque chose qui était bien dissimulé dans les plis de sa poche, quelque chose qui le faisait doucement sourire, au fond. Doucement, parce qu'il devinait qu'elle était là pour la même raison que lui. Pour une lettre. Pour lui envoyer une lettre... Non, non, il n'avait pas la bêtise de s'envoyer du courrier à lui-même -quoique...-. Il avait quelque chose pour elle.

Il fit glisser son sac en bandoulière de son épaule, posa ses yeux sombres sur la jeune fille, en s'avançant. Cette brume semblait venue toute droit des songes, la situation n'en parut, au garçon, que plus irréelle. Ridicule ? Une part de lui était en train de lui faire la réflexion qu'il avait une lettre pour la personne devant laquelle il se trouvait, et qu'après tout, il n'avait pas besoin de continuer à correspondre ainsi avec elle...


-... mais j'en ai envie, murmura-t-il dans le silence de la matinée, pour répondre à cette petite voix dans sa tête.

Hou la... surtout, arrêter de se répondre à soi-même, encore plus devant une jeune fille. Elle allait penser qu'il était plus fou qu'il ne l'était déjà.


-Pardon, je pensais tout haut... C'est moi, Yann.

Dans le cas où elle n'aurait pas reconnu sa voix. Après tout, ils ne se parlaient pas souvent... Enfin si, il y avait le Quidditch, toujours. Il y avait la Salle Commune. Mais ce n'était pas comme maintenant. D'habitude, les lieux étaient pleins de monde, et il lui glissait des sourires, quand quelque chose dont ils avaient parlé dans leur relation épistolaire se passait en réalité. De la complicité, oui, voilà ce qui avait grandit entre eux. Une complicité complexe. Plus qu'elle n'en avait l'air.

Yann Alaric s'était avancé, un peu plus, vers elle, et s'était mis à hésiter. Désormais, la distance entre elle était telle qu'il y avait trois solutions pour lui dire bonjour : sourire, simplement ; lui serrer la main ; ou lui faire la bise. Il ne lui serrerait pas la main pour des raisons qui lui semblèrent évidentes, mais voilà, étaient-ils des amis suffisamment intimes pour lui faire la bise ?

Oui.

Après s'être très légèrement penché pour déposer deux baisers sur les joues de la jeune fille, il lui sourit doucement...


-Tu te lèves un peu tôt, dis-moi... ça va ?

Une pointe d'inquiétude s'était glissée dans ses paroles, visible sur les traits de son visage, proche de la jeune fille. De gêne aussi, puisqu'il était loin d'être habitué à lui parler comme cela... il était habitué à voir son écriture. Cette écriture qui se trouvait sur le parchemin, dans la main de la jeune fille. Avec son prénom. Il ne sut pas si le frisson d'excitation qui lui traversa l'échine était de la curiosité...
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Azilys Mc Culloh
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MessageSujet: Re: Je t'écris... [Terminé]   Ven 28 Déc - 14:59

Et finalement c’était lui. Lui à qui cette lettre était destinée.

Lui.

Au moment où il était apparu dans la brume, Azilys avait cru à une illusion. Elle avait pensé que son esprit lui jouait des tours. Mais la voix de Yann s’éleva tout doucement, dans un murmure presque inaudible. Et puis, il s’approcha un peu plus. En le voyant d’aussi près, ce petit sourire aux lèvres, Azilys retomba doucement sur terre, enfin, disons qu’elle accepta le fait qu’il se trouvait vraiment là : elle ne pouvait avoir une imagination à ce point débordante.

Se présenter ? Oh non, il n’aurait pas eu besoin de le faire car la voix de Yann, Azilys la connaissait bien, même s’ils ne s’étaient que très peu parlés. En réalité, si elle connaissait si bien la voix de Yann, c’était uniquement parce qu’elle l’écoutait avec attention lorsqu’il parlait, afin de bien enregistrer sa voix. Une voix qu’elle appréciait particulièrement.

En quelques instants, il s’était grandement rapproché et avant qu’elle ne réalise qu’ils n’avaient jamais été aussi près l’un de l’autre, il venait de lui embrasser les deux joues. En fait, elle en avait été tellement surprise qu’elle ne lui avait pas fait la bise en retour. Si d’ordinaire son cerveau fonctionnait à toute vitesse, il fallait bien avouer qu’en cet instant, il fonctionnait plutôt au ralenti.

Et Yann sourit.

Un sourire qu’Azilys lui rendit avec douceur. Les yeux de la demoiselle étaient fixés dans ceux du Serdaigle quand celui-ci lui demanda comment elle allait. Il lui fallut encore quelques instants pour répondre.

-Bien. Ca va. J’étais…

Et mince ! La lettre, elle est dans ta main Azilys ! Il l’a sans doute remarquée…

La Serdaigle perdit doucement son sourire, se sentant quelque peu gênée. Il fallait dire quelque chose. Mentir ? Oh non, ce n’était pas du tout son truc. Bon, alors la vérité ? Eh bien…

-Je suis venue envoyer une lettre.

Un silence.

-Qui t'es destinée.

Un petit sourire à la fois timide et tendre, accompagné d’un léger haussement d’épaules.

-Je…

Elle détourna finalement le regard et se mit à caresser le plumage du petit hibou qu’elle avait choisi pour envoyer sa lettre. Une manière comme une autre de se cacher un peu, de ne pas montrer sa gêne.

-Tu dois trouver un peu bizarre. Beaucoup même.. Mais j’adorais correspondre avec toi et j’avais envie de continuer alors…

Mais attends une seconde Azilys… Il est là lui aussi. Très tôt… Soit il était venu se ballader dans le coin, soit il était venu envoyer une lettre, ce qui était l'hypothèse la plus logique.

Un lettre.

Pour qui?

Pour elle ?

Rien que pour elle ?

C’était beaucoup espérer mais l’idée traversa tout de même Azilys. Alors, doucement, elle se retourna vers Yann.

-Et toi ? Pour qui est la lettre que tu veux envoyer ?

C’était très curieux ça ! Et peut-être un peu déplacé car après tout, il n’était pas obligé de lui répondre et c’était indiscret. Et voilà : Azilys se sentit encore plus gênée.

-Désolée… Ca ne me regarde pas…



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MessageSujet: Re: Je t'écris... [Terminé]   Ven 28 Déc - 21:34

Elle avait sourit, et, vraisemblablement, il ne s'en plaignait pas. Au contraire, il esquissa un sourire un peu plus sincère, laissant facilement comprendre qu'il était rassuré. Très bien, elle n'avait pas de problème. La voix, calme, de la jeune fille laissait sentir une sorte de gêne. Il avait peut-être posé une question qu'il ne fallait pas. Il avait, plus exactement, certainement posé une question déplacée.

La partie logique de son cerveau, celle qui avait fait la juste réflexion que la situation entre eux était totalement ridicule, souligna qu'Azilys ne pouvait, de toutes manières, pas faire grand chose d'autres que d'envoyer une lettre dans cette volière. A moins qu'elle ne soit particulièrement liée avec les hiboux, ou qu'elle ait décidé de s'entraîner à attraper un vif d'or dans les plumes... enfin bref, elle était donc...

La lettre était pour lui ? ... Voilà que la petite voix désagréable lui demandait pourquoi il s'en étonnait encore, après avoir vu son prénom dessus. Et bien, c'était cette sorte d'excitation qui le prenait, une envie de lire, de savoir ce qu'elle lui avait bien raconté. Son regard se posa de nouveau dans celui de la jeune fille.

Quand elle lui expliqua ce que disait la lettre, il eut un air un peu plus... calme ? Tendre ? Bon, quelque chose dans le genre, donc, qui lui donnait un visage encore plus doux. Si elle pensait que cela le dérangeait, avec une telle expression, c'était qu'elle était aveugle.

Il écarquilla les yeux à la question qui suivit. Une lettre ?! Ah, oui, il était là pour envoyer une lettre, il aurait presque pu l'oublier. Il porta une main au niveau de son cœur, d'où il retira l'enveloppe, qui était dissimulée dans une poche de sa robe de sorcier. Le prénom de la jeune fille siégeait sur le papier, là, unique, peut-être même conquérant.


-Non, non, ça te regarde, puisque la lettre est pour toi.

Un geste nerveux, sa main qui tenait la lettre se retrouva dans l'autre, puis il avoua avec une expression un peu malicieuse.

-Je voulais te demander... si tu voulais bien qu'on continue notre relation... avec les lettres.

Il posa à son tour un silence, puis fixa celle qu'Azilys avait dans la main.

-Et j'argumentais, mais... je crois que ce n'était pas la peine, puisque tu as l'air... de partager mon envie. Merci... d'accepter.

Le sourire de Yann se fit un peu plus marqué.

-Je m'en fous que ce soit bizarre... j'aime... tes lettres. Et je... non, sincèrement, j'aime ce qu'il y a entre nous.

L'adolescent demeura là, près d'elle, avec ce regard un peu fuyant. Il ne savait pas trop ce qu'il devait dire, ou faire, pour ne pas embêter la jeune fille. Parce qu'il avait vu qu'elle était quelque peu gênée par sa présence... ou la situation. C'était vrai qu'ils devaient avoir l'air un peu ridicules, à se retrouver là, pour s'envoyer des lettres pour la même raison...
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Azilys Mc Culloh
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MessageSujet: Re: Je t'écris... [Terminé]   Dim 30 Déc - 22:25

Le visage de Yann s’était fait plus doux, même en peu plus tendre. En tout cas, voir une telle expression sur le visage de Yann faisait un bien fou à Azilys. Ca la rassurait, la réconfortait. Il était tellement rare de le voir avec des traits si doux.. En général, et elle le savait, c’était des manières et des attentions qu’il réservait pour sa petite sœur. Mais là, à elle, il lui souriait avec douceur. Peut-être était-ce idiot, mais elle se sentait comme privilégiée.

Et là BOUM : la lettre était véritablement pour elle. Elle l’avait espéré, mais de là à ce que ce soit réel… Il lui fallut donc quelques instants pour réaliser. Cela fait, son cœur se mit à battre la chamade et ce, dès qu’elle eut vu son nom sur la lettre que tenait Yann.. Il battait tellement fort qu’elle avait peur que Yann s’en rende compte.

Pourrait pas se calmer ce cœur ?

Non, pour sûr qu’il n’allait pas se calmer de si tôt ce cœur, vu ce que Yann venait de dire. Ainsi, il souhaitait continuer à correspondre avec elle. Azilys avait du mal à croire que ce qu’elle souhaitait ardemment était en train de se réaliser.

Et voilà que le sourire de Yann se fit plus marqué. Ce qu’il dit ensuite faillit faire exploser le cœur de la Serdaigle. C’était bizarre ? Oui, c’était sûr et certain, et il s’en fichait. Et il aimait ce qu’il y avait entre eux.

Et puis, finalement, le cœur d’Azilys se calma. Etrange…

-C’est sûr… C’est un peu bizarre de continuer à s’écrire…

Allez.. Dis-lui que toi aussi tu t’en fiches.

-Mais à moi aussi ça m’est égal… Ce que les autres en pensent, ça ne compte pas. Ce qui compte c’est ce que nous nous en pensons…

Eh ben voilà : ce n’était pas si difficile.

-Et… Je suis vraiment très heureuse que tu aies envie que l’on continue.

Le regard de la sorcière devint alors bien plus tendre et son sourire le devint aussi. Même le ton de sa voix s’était adoucit. Qu’il ait le regard fuyant ne l’ennuyait pas outre mesure. Elle l’aimait tel qu’il était. Elle l’aimait parce qu’il était différent. Parce qu’il était un garçon unique.

Un silence. Un long silence suivit. Mais un silence non pas pesant. Un silence qui était naturel, qui était reposant.

Puis finalement, Azilys tendit doucement la lettre à Yann. Elle avait envie de la lui donner.

Là. Maintenant. Tout de suite.

Chacun lirait ensuite la lettre de l’autre de son côté, mais la lui donner de cette manière donnait une autre dimension à leur relation. C’était encore plus intime.

-Comment va ta sœur ?

La discussion changeait du tout au tout. Elle voulait sincèrement prendre des nouvelles de l’ouragan Ailis. Maintenant que Yann était revenu, elle veillerait bien moins sur elle que l’année précédente, mais mine de rien, Azilys s’était attachée à la jeune Poufsouffle.



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MessageSujet: Re: Je t'écris... [Terminé]   Lun 31 Déc - 6:18

Ses yeux sombres se posèrent sur le visage d'Azilys. Elle partageait son point de vue, et, cela n'en avait pas l'air, mais c'était terriblement important pour lui. Un sentiment partagé, complices, pendant peu de temps, dans les hauteurs de Poudlard, et pourtant ils étaient seuls, l'un avec l'autre. La brume matinale les encerclait, et donnait, aux yeux du garçon, une atmosphère qui rendait les paroles de la jeune fille encore plus intimes. Il se faisait probablement des idées, malheureusement.

Il ne pouvait pas s'empêcher de penser à ce qu'elle venait de dire. Elle était contente de pouvoir continuer à lui parler. Voilà, il devrait en parler à Ailis, peut-être qu'elle serait plutôt intéressée par ce genre d'informations. Peut-être qu'elle serait heureuse de savoir à quel point il appréciait ce genre de relation qu'il avait avec Azilys.

Il y eut un silence. Il était du genre à respecter ces pauses dans les conversations. Parfois, les gens pensaient qu'il partait dans des réflexions lointaines. Ce n'était pas le cas. Il fixait le visage de la jeune fille avec un intérêt certain, brillant au fond des ténèbres de son regard. Yann Alaric ne savait pas réellement ce qu'il ressentait à cet instant. Il savait juste qu'il se sentait bien. Et doucement, son regard quitta celui de la jeune fille, pour descendre sur la lettre qu'elle lui tendait. Elle lui parla de sa sœur, laissant glisser un sourire protecteur sur les lèvres de l'adolescent. Un sourire différent de celui qu'il venait d'offrir à Azilys... une frontière venait d'être franchie, entre la tendresse et l'attention, qui, pourtant, étaient si proches.

Son regard se posa vers le ciel embrumé de Poudlard...


-Elle va bien. Je suis incapable de savoir si elle est inquiète pour moi, ou si elle cherche le bon moment pour me faire une mauvaise blague, mais je ressens souvent son regard dans mon dos... c'est difficile à expliquer... mais je devine facilement quand elle est là. Et je l'entrevois souvent.


La brume ne se levait pas, elle embrassait les cieux, enveloppait l'Ecole, avec la douceur de l'étreinte des amants.

-Elle a décidé de faire attention à ses études... j'espère que ce n'est pas qu'une passade... Si elle avait la volonté de réussir, elle pourrait avoir d'excellentes notes, après tout. Mais j'ai peur de lui demander trop d'attentions... J'ai peur d'être une raison de ses difficultés scolaires.

Il tendit sa main meurtrie, dans le silence qui venait de s'installer entre eux, pour franchir l'espace entre lui et elle, et poser ses doigts sur la main qui tenait la lettre qui lui était destinée. Les cicatrices de Yann étaient visibles, et frôlaient la peau d'Azilys, avec une simplicité désarmante. Voulue ou non, cette caresse prit fin à l'instant où il prit sa lettre.

Yann Alaric fit quelque chose qui pouvait sembler étrange. Il ramena la lettre à son visage, pour respirer l'odeur de l'enveloppe, avec un sourire de satisfaction, et pour frôler du bout des doigts de sa main valide ce qu'elle y avait écrit. Il baissa quelque peu la tête, les ombres jouant sur son visage, pour souligner cette balafre qui le rendait parfois si terrifiant. La lettre prit une place étrange, s'engouffrant dans la cape du garçon, pour s'installer au niveau de son cœur. Il y avait quelque chose de sensuel dans ses gestes... ou simplement quelque chose d'intime... s'en rendait-il seulement compte ?

Le sorcier baissa les mains. Il tenait toujours la lettre qu'il avait écrite. Il hésita un instant à la lui donner, puis se refusa à la priver de quelque chose qui semblait lui plaire. L'enveloppe se retrouva dans sa main meurtrie, qu'il tendit à Azilys, avec un léger sourire... avec le retour de ce sourire un peu tendre.

Ses yeux sombres remontèrent sur le visage de la jeune fille. Il n'était pas bavard, mais ses gestes si lents et si attentifs semblaient chargés de significations... à moins que ce ne soient ses blessures qui le faisaient souffrir, sécrètement.
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MessageSujet: Re: Je t'écris... [Terminé]   Sam 19 Jan - 1:02

Le calme, le silence.

En cet instant, en ce lieu, ils étaient seuls au monde. C'était du moins l'impression qu'avait Azilys, et elle appréciait cela. C'était comme si rien ne pouvait venir les perturber, comme si rien ne pouvait gâcher ce moment intime. Certains diraient que ce moment n'avait rien de spécial, et pourtant... Pourtant...

Lorsque Yann parlait, elle avait l'impression que cela se passait au ralenti et sa voix résonnait étrangement dans sa tête. Comme d'habitude, elle buvait ses paroles. Le visage d'Azilys s'éclaira d'un large sourire lorsque Yann parla d'Ailis en expliquant que cette dernière avait commencé à s'intéresser aux études. Ce ton qu'il employait quand il parlait de sa petite soeur était l'un des côtés qu'Azilys préférait chez Yann : il aimait tellement Ailis...

Finalement, il se décida à se saisir de la lettre qu'Azilys lui tendait.

Frissons.

Yann lui avait frôlé la main. Cela avait été très bref, mais cela s'était passé. Elle n'avait pourtant pas frissonné lorsqu'il lui avait fait la bise. Là, c'était différent. Très différent. Elle glissa rapidement ses mains dans son dos. Réflexe? Protection? Peut-être les deux. Azilys était d'une grande timidité, ce n'était pas nouveau.

Elle observa la course de sa lettre. D'abord vers le visage de Yann : il respira doucement l'odeur de l'enveloppe et à ce moment-là, le coeur d'Azilys battit un petit peu plus fort. Puis la lettre termina sa course sous la cape de Yann, près de son coeur et le regard de notre sorcière resta quelques instants figé sur cet endroit.

Puis, Yann lui tendit la lettre qu'il avait écrite pour elle. Le sourire d'Azilys s'élargit alors avec tendresse tandis qu'elle se saisit de la lettre. Une fois la lettre dans sa main, elle laissa ses doigts glisser sur le papier. Elle ne la quittait pas des yeux et son regard en disait long, Yann pouvait le voir. Azilys regardait cette lettre comme s'il s'agissait là d'un trésor plus que précieux. C'était le cas : cette lettre était pour elle un trésor.

A son tour, elle glissa la lettre à l'intérieur de sa cape et releva doucement son visage vers Yann : elle venait de faire un pas vers lui. Son regard chercha celui de Yann et ne le quitta plus. Elle souriait, tout simplement. En fait, elle aurait voulu lui parler, elle aurait voulu lui dire ce que son coeur lui criait là, en cet instant, mais elle en était incapable, du moins pour l'instant.

Alors, elle resta simplement là, à le regarder dans les yeux, sans dire un mot. Les silences n'étaient-ils pas parfois plus explicites que des mots?

Et puis, en quelques secondes, la main d'Azilys se glissa sur celle de Yann. C'était peut-être un geste de trop, c'était peut-être un geste qu'elle aurait voulu stopper, mais en réalité, cela s'était produit naturellement, tout simplement. Ce geste était timide, réservé. Ce geste était comme elle.

-Merci...

Un murmure, mais un murmure tendre. Que dire de plus?... Rien pour l'instant.



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MessageSujet: Re: Je t'écris... [Terminé]   Sam 19 Jan - 17:09

Son cœur se mit à battre avec une vitesse plutôt dérangeante, quand il vit que la jeune fille en face de lui observait avec un regard très particulier, la lettre qu'il lui avait donnée. Il y avait quelque chose de puissant, quelque chose de fort dans ce regard, comme si elle tenait... comme si elle tenait un bien inestimable. Lui ne s'en doutait pas, jusqu'ici, il pensait simplement que cela plaisait à la jeune fille de lui écrire, il savait qu'il y avait un lien entre eux, il ne savait pas qu'il était aussi fort. Yann Alaric d'Opale ne s'était jamais douté qu'il pouvait trembler ainsi, pour un simple regard. Il ne s'était jamais douté qu'il pouvait connaître ce frisson agréable, et avoir son cœur qui semblait sur le point de s'arrêter, tant il battait fort en lui.

L'adolescent était incapable de faire un geste. Comme figé par ce qu'il ressentait soudainement, comme si on venait de lui ouvrir les yeux. Azilys lui semblait belle, plus que jamais. Elle était magnifique. Simplement magnifique, et elle s'approchait de lui. Le corps entier du garçon se tendit, comme s'il avait soudainement peur de ce qu'il risquait d'avoir lieu. Elle était là. Elle était tout prêt de lui. Leurs regards se mêlèrent, sans qu'il n'ose bouger. Le temps s'était figé pour Yann. Il y avait simplement le silence, et tout ce que son corps lui disait. Un silence qui n'était pas pesant, car l'adolescent ne voyait jamais de mal dans l'absence de mots. Simplement un silence qui les entourait, qui les protégeait. Simplement...

Il sursauta quand elle glissa sa main sur la sienne, mais, la surprise passée, la main de la jeune fille était entourée par celles du garçon. Il était tendu. Très tendu. Et ses joues laissaient voir une jolie teinte rouge. Le garçon était donc loin d'être insensible, sur le coup.


-Je... je... euh...

Bon, allez, il fallait qu'il reprenne sa respiration et qu'il fasse une phrase complète. Ses doigts tremblaient légèrement contre ceux d'Azilys.

-De rien... et... je...

Yann se demanda si son cœur n'allait pas finir par s'arrêter. Il battait de plus en plus fort. Un court instant, il se fit la réflexion que si Ailis le voyait à cet instant précis, elle se moquerait de lui pour les vingt prochaines années. Et puis il effaça sa pensée : il aurait bien trouvé de quoi se venger.

Ses mains accompagnèrent celle d'Azilys pour la poser sur sa joue meurtrie et rosée. Il en laissa une sur celle de la jeune fille, puis ferma les yeux. Le contact des doigts sur sa peau était doux. Agréable...


-Je...


Bon sang, il n'allait pas pouvoir parler, avec tout cela !

-Je... tu... Merci à toi aussi...

Et puis, plus il s'empêtrait dans les mots, plus ses joues devenaient rouges, et plus son cœur battait fort.

-Je ne sais pas ce que je serais devenu sans toi... je...

Ouf, une phrase de dite... mais le dernier mot était presque impossible à entendre. Jugeant qu'il venait de faire quelque chose de surhumain, il rouvrit les yeux, pour croiser le regard de la jeune fille…
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Azilys Mc Culloh
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MessageSujet: Re: Je t'écris... [Terminé]   Lun 21 Jan - 2:25

Il avait posé ses mains contre la sienne : il ne l'avait pas repoussé, ce qui était une excellente chose. C'était disons encourageant. Azilys ne put s'empêcher de sourire un peu plus lorsqu'il leva doucement la main de la sorcière, pour venir la poser contre sa joue meurtrie, quoiqu'un peu plus rosée qu'à l'accoutumée.

Azilys pencha doucement la tête sur le côté, son sourire se faisant plus petit, plus réservé, mais aussi bien plus tendre. Il avait fermé les yeux : le contact visuel était donc rompu pour l'instant.

Elle sentit ce léger tremblement : il était donc nerveux, et elle l'était également. Moins que d'habitude cependant, mais nerveuse quand même. Alors, le sentir ainsi trembler légèrement la rassura : il était à première vue dans le même "état" qu'elle, ce qui ne pouvait que faciliter les choses au final. Décidément, ils avaient tant en commun...

Il la remercia à son tour. Puis il ajouta qu'il ignorait ce qu'il serait devenu sans elle. A ce moment-là le sourire d'Azilys se fit plus timide pour presque disparaître et son regard devint un peu plus brillant. Etait-ce là des larmes naissantes? Apparemment oui. Mais pourquoi? De la tristesse? Oh non, de l'émotion... Tant d'émotion. Cette phrase, cette simple phrase avait émue la sorcière jusqu'aux larmes.

Il rouvrit les yeux, et en guise de réponse, elle haussa simplement les épaules. Puis, elle fit encore un pas vers lui : ils étaient vraiment très proches l'un de l'autre maintenant. Elle sentait, savait qu'il avait du mal à trouver les mots. Elle était déjà heureuse qu'il ait réussi à lui dire un peu ce qu'il avait sur le coeur. Son regard plus qu'expressif était fixé dans celui de Yann.

-Ce que l'on n'arrive pas à se dire...

Elle avait dit "on". Oui, elle avait dit "on" car elle était exactement comme Yann : elle n'arrivait pas à exprimer ce qu'elle ressentait, c'était difficile. Ils étaient aussi muets l'un que l'autre. Elle avait toujours une main posée contre la joue de Yann. L'autre main de la sorcière vint doucement se poser sur la cape de Yann, à l'endroit où se trouvait son coeur... A l'endroit où il avait rangé la lettre. Le regard de la demoiselle glissa alors jusqu'à cet endroit.

-Nous pouvons l'écrire...

Oui : il y avait ces lettres entre eux. Ces lettres qui étaient le début de tout. Ces lettres qui leurs permettaient de s'exprimer pleinement. Alors oui : ils pourraient s'exprimer de cette manière là en attendant de trouver la force nécessaire pour le faire de vive voix, face à face.

Presque l'un contre l'autre maintenant...

C'est là qu'Azilys fit peut-être le geste de trop : elle posa finalement son front contre l'épaule de Yann. Tout simplement, tout doucement : elle venait de se blottir dans ses bras. Comment avait-elle pu en arriver là, elle qui était si timide? Eh bien, elle avait juste suivi son coeur : elle avait ressenti cette envie, ce besoin de se blottir contre lui. Il faut bien avouer qu'elle en rêvait depuis longtemps. Juste de ça : juste ses bras, même une fois.

Elle le connaissait bien maintenant, et elle savait qu'elle risquait de le brusquer mais pour être tout à fait honnête, en cet instant, elle n'y pensait pas une seconde. Après tout, elle ne se montrait pas entreprenante : elle se montrait juste tendre.



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MessageSujet: Re: Je t'écris... [Terminé]   Lun 21 Jan - 22:52

Yann Alaric était plus que nerveux, il était transformé en boule de nerfs ambulante, tremblant de tous ses membres... enfin, non, c'était plus une idée de lui-même qu'il avait. Parce que le contact de la main de la jeune fille était si doux, si tendre. C'était peut-être grâce à cela qu'il avait enfin pu prononcer de tels mots. Des mots importants. Des mots qui, pour un garçon aussi silencieux que lui, pour un garçon qui avait, somme toute, l'habitude de cette relation complice avec sa sœur. Avec Ailis, il n'avait pas besoin de parler pour qu'elle sache ce qui lui passait par la tête. Leur relation était si forte... il doutait même que des jumeaux aient autant de liens qu'eux deux.

Mais là, il savait bien que ce n'était pas la même chose. Azilys, il la connaissait depuis sa première année d'étude à Poudlard, oui. Mais... il n'était pas toujours à côté d'elle non plus. Il ne passait pas son temps à ses côtés... oh, il devait bien s'avouer qu'il en avait bien envie, en fait. Ce qui ne réglait pas du tout le problème : il devait briser ce silence dans lequel il avait l'habitude de se cloîtrer, pour qu'elle comprenne ce qu'il ressentait.

Elle venait de s'avancer vers lui, quand il avait rouvert les yeux. Un frisson lui parcourut l'échine, il ne savait plus quoi penser de tout cela. Ou plutôt non, il savait parfaitement quoi en penser, mais de là à savoir comment agir, c'était une toute autre histoire.

Les yeux de la jeune fille étaient troublants. Plus encore que ses mots. Il était bien incapable de dire s'il pouvait respirer ou non. S'il pouvait encore parler, aussi. Il n'y avait plus que son coeur qui battait, là, sous les doigts d'Azilys. Et cette lettre entre eux deux. Ces lettres qui les liaient malgré le silence. Il esquissa un sourire quand ce qu'elle dit souligna qu'ils partageaient la même opinion...

Quand elle posa son front contre son épaule, le garçon fut si bien surpris, que cela devait donner l'impression de se blottir contre un tronc d'arbre - la petite tendance à taper sans réfléchir devait aider à la carrure du garçon - . Cela dura un petit moment, où il retint véritablement sa respiration, sans pouvoir calmer son cœur qui s'emballait.

En réalité, l'étonnement passé, c'était plus qu'agréable. Et il souffla doucement, ses bras enlaçant Azilys, son visage se posant dans le creux de son cou. Il y avait une telle douceur dans ce geste, qu'il était indéniable qu'il avait enfin décidé de se laisser porter par ses envies, et que sa peur panique d'aller trop loin était partie. Son corps enveloppa d'une chaleur protectrice la jeune fille, ses cheveux retombant quelque peu sur son visage.

Yann Alaric esquissa un sourire. Un tendre sourire, calme. Une larme coula le long de sa joue, pour finir par s'écraser dans la peau du cou d'Azilys. Il ne tremblait plus. Il n'avait plus peur... Non, il se berçait dans le parfum de la jeune fille, et la serrait contre lui...


-Azilys...

Le souffle chaud de l'adolescent frôlait son oreille.

-Ne me quitte pas...

Que voulait-il dire par là, en resserrant un peu son étreinte ? Faisait-il allusion à cette absence qu'il avait ressentie pendant une année, par-delà les lettres ? Ou à cet instant qu'ils partageaient et qui pouvait, d'un moment à l'autre, se briser ? Pourquoi tout avait-il une fin, d'ailleurs ? Et pourquoi pensait-il à cela ?

-Tu sens bon...

Oui, bon, parfois, la logique de ce jeune homme pouvait échapper au commun des mortels...

[HRP : c'est très nul comme post... mais je suis en train de me transformer en Calypso, ce soir, si tu vois ce que je veux dire x)...]
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Azilys Mc Culloh
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MessageSujet: Re: Je t'écris... [Terminé]   Jeu 14 Fév - 1:36

Il suffit d’un rien parfois, d’un geste, d’un souffle, d’un regard, et tout change, pour toujours. Tout change parce que l’amour se révèle, parce qu’on se laisse surprendre, parce qu’on se laisse aller à ce sentiment qui vous brûle le cœur, les entrailles. Ce sentiment que l’on n’attend jamais vraiment, ce sentiment qui vous surprend et qui ne vous lâche plus. L’amour…

Il y a différentes sortes d’amour : l’amour fraternel, paternel, maternel. Mais l’amour avec un grand A, le vrai, le grand, quand il vous a trouvé, vous êtes transporté. Vous devenez aveugle, vous devenez sans défense, et pourtant, vous l’accueillez à bras ouverts. Vous l’acceptez, vous l’embrassez et vous priez pour que malgré la faiblesse qu’il vous apporte, il ne vous quitte jamais.

Tous ces sentiments, en cet instant, s’entrechoquaient dans le cœur d’Azilys. Là, dans les bras de Yann, plus rien d’autre ne comptait. Elle mettait son cœur à nu, elle était à la merci du garçon.

Quand il l’entoura de ses bras, Azilys sentit son cœur bondir dans sa poitrine. Les bras de la demoiselle s’entourèrent alors doucement autour de la taille de Yann. Il pouvait sentir battre le cœur de la sorcière contre son torse. Sentir ainsi, le souffle du garçon sur sa peau était une sensation encore nouvelle et totalement envoûtante.

C’est alors qu’elle sentit cette larme couler doucement sur sa peau. Un frisson. Pourquoi Diable pleurait-il ? Sur le moment, Azilys fut pris d’une énorme doute : lui avait-elle fait mal sans le vouloir ? Ses blessures étaient-elle douloureuses? Pourtant il la serrait toujours très fort contre lui, alors quoi ? De nouvelles questions vinrent donc travailler Azilys. Des questions, encore et toujours des questions.

Puis sa voix… Sa voix unique qui transportait la sorcière à chaque fois qu’elle l’entendait. Plus encore quand il disait son prénom. Trois syllabes, rien que ça, presque rien, et pourtant tellement. Sentir le souffle chaud de Yann tout près de son oreille, ça aussi, c’était de la Magie. Il resserra ensuite son étreinte tout en murmurant quelques mots. Et quels mots… De quoi avait-il peur en lui demandant ainsi de ne pas le quitter ? Avait-il peur qu’elle l’abandonne ? Qu’elle le laisse ?

Jamais, jamais elle ne le laisserait. Alors, l’étreinte de la sorcière se resserra fortement. Ses bras entourèrent le garçon avec plus de fermeté, avec plus de force et si c’était possible, elle se blottit encore plus contre lui. Le message était clair : elle ne le quitterait pas.

Les mots qui suivirent firent sourire Azilys. Elle sentait bon ? Sans doute, oui. C’était plutôt gentil.

-Merci.

Ce petit mot fut murmuré tout doucement alors que son visage était encore enfoui dans le cou de Yann. Ah, elle aurait aimé y rester pour toujours. Qu’elle était bien, qu’elle était… Heureuse, oui. Finalement, bien que tout cela soit nouveau, étant portée par ses sentiments, Azilys était de plus en plus sereine. Confiante même.

Trop confiante ? Peut-être oui, car emportée par cet élan de confiance, elle déposa tendrement un baiser dans le cou de Yann. Elle n’avait pas réfléchi, elle avait juste fait ce que son cœur lui disait de faire. C’était un geste tendre, ça n’avait rien de trop entreprenant. Cela dit, pour Azilys, c’était dépasser sa timidité de beaucoup. Oser, foncer, sans se poser de questions, ce n’était pas dans ses habitudes. Toujours à réfléchir, toujours à calculer. Sauf qu’en amour, c’était à l’instinct qu’il fallait fonctionner.

-Tu…

Elle relâcha un peu son étreinte et recula doucement son visage pour pouvoir regarder Yann. Elle voulait croiser son regard, replonger dans ses yeux.

-Tu…

Mais encore ?…

La suite allait sans doute ne pas tarder mais elle fut coupée dans son élan. Coupée par un étrange croassement. Coupée par un étrange bruit qui résonna dans la volière. Etrangement, ce bruit ne venait pas de très loin, il venait même de très près. De très, très près. En fait, c’était l’estomac d’Azilys qui venait de faire savoir son mécontentement car sa propriétaire ne lui avait pas encore donné à manger. C’était qu’habituellement, à cette heure-ci, elle était en train de dévorer des toasts à la marmelade.

Ce qui suivit ? La sorcière reposa son front contre l’épaule de Yann et éclata d’un rire bien sonore qui se transforma rapidement en un fou rire presque incontrôlable.

-Pardon !!!

Arriva-t-elle cependant à glisser entre deux respirations. Elle releva son minois vers Yann et les joues de la demoiselle avaient quelque peu rougies. Il fallait bien l’avouer : elle avait complètement cassé l’ambiance mais en même temps, c’était tellement drôle. C’était tellement… Elle en fait.

-Tu veux bien qu’on prenne notre petit déjeuner ensemble ?

Bon, ils mangeaient toujours à la même table, mais là, ce serait différent.



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MessageSujet: Re: Je t'écris... [Terminé]   Jeu 14 Fév - 20:02

Leur étreinte était si douce, si plaisante... Lui, il était déjà perdu, ne pensait déjà plus vraiment à ce qu'il faisait. Ils étaient là, tous les deux, si calmes, si seuls. Ils avaient volé un moment au monde, pour s'entendre respirer à l'unisson. Pour se dire... non, ils ne l'avaient pas dit, mais ils l'avaient tous deux compris, quelque chose d'important, quelque chose de vital. Quelque chose qui allait changer bien des choses entre eux deux.

Elle déposa un baiser frais contre sa peau. Yann Alaric était un peu ailleurs, entre le rêve et le bonheur. Au fond de lui, il se demandait pourquoi ils ne s'en étaient pas parlé avant, de leurs sentiments. peut-être parce qu'ils n'étaient pas bavards. Peut-être parce que, l'un comme l'autre, ils ne savaient pas toujours quoi se dire. Et si elle avait, comme lui, douté de sa réaction, elle avait peut-être ressenti la même peur.

Mais maintenant que le grand pas avait été fait, maintenant qu'ils savaient, il ne pouvait que se réjouir de la situation. C'était si bon, c'était si parfait. Oh, bien sûr, il savait qu'il aurait parfois du mal à oser, mais... ce n'était pas si important. ils iraient à leur rythme. A la vitesse de leurs timidités.

Il plongea son regard dans celui de la jeune fille, lorsqu'elle s'éloigna légèrement de lui. Elle allait lui dire quelque chose, et lui, de son sourire encourageant, l'invitait à parler. Ils s'encourageraient pour avancer, puisqu'ils n'étaient pas si habiles avec la parole.

Sauf qu'Azilys n'était pas prise par un bégaiement comme lui, mais coupée par un étrange bruit, qui fit sursauter le garçon. Tendu, le Yann ? Oui, en effet. Il porta une main à son coeur, le regard effaré, puis sourit doucement en comprenant que ce n'était pas là une vilaine créature magique qui voulait les attaquer, ni un hibou agressif, mais la jeune fille contre lui qui mourrait de faim... Il ne tarda pas à joindre son rire à celui d'Azilys, autant pour le bruit qui venait peut-être de couper une phrase importante, que pour sa réaction "légèrement" démesurée.

Et puis elle était tellement charmante, en relevant son visage vers lui... il lui suffisait de l'admirer ainsi, à la lumière du jour naissant, pour se sentir mieux... et éventuellement calmer sa crise de fou rire.


-Je ne vais pas te laisser mourir de faim, de toutes manières, sinon j'ai comme l'impression que tu pourrais me manger. Ton ventre fait des bruits de troll, l'heure est grave.

Il lui prit la main, doucement. Yann avait l'air décidé à ne rien cacher de ce qu'il y avait entre eux deux. Et tant pis pour les éventuelles réflexions dans les couloirs. De toutes manières, ils ne faisaient de mal à personne.

-Bien sûr que je veux bien manger avec toi, voyons...


Un baiser sur le front de la jeune fille, un sourire complice, et le voilà qui s'en alla d'un pas décidé en la tenant par la main...

[HRP : 'sont partis par ici.]
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