Parce qu'une saga telle que celle là ne meurt jamais ...
 
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 Harry Potter

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MessageSujet: Harry Potter   Dim 14 Oct - 4:21

Carte d'Identité

Nom : Potter
Prénom(s) : Harry James
Âge : 37 ans
Jour et mois de naissance : 31 juillet
Etat civil : Marié à Ginny Weasley.
Adresse : Godric’s Hollow, Angleterre. Le 12, square Grimmauld lui appartient toujours, et la famille y a habité pendant un temps, jusqu’à ce qu’ils aient les moyens de s’acheter un cottage à Godric’s Hollow. Aujourd’hui, ils n’utilisent que rarement la demeure des Black.
Profession : Directeur du Bureau des Aurors.

Famille

Famille : Sang-mêlé.
Père : James Potter, décédé à l’âge de 26 ans, membre de l’Ordre du Phénix.
Mère : Lily Potter, née Evans, décédée à l’âge de 26 ans, membre de l’Ordre du Phénix.
Frères et sœurs : ses beaux-frères, Ron, Bill, Percy, Charlie et George Weasley, et ses belles-sœurs, Hermione, Fleur, Pénélope et Flute Weasley.
Autres membres de la famille : toute la famille Weasley, qui a été sa seconde famille depuis l’âge de 12 ans.

James Potter, 14 ans, son fils aîné, entame sa 4e année à Griffondor. Le jeune homme a hérité de son grand-père, et manifeste la même assurance presque arrogante, et le même mépris des règles.

Albus Potter, 11 ans, le cadet, entre à Poudlard cette année. Manquant d’assurance, Al est souvent sous la pression de son héritage, des attentes de ses aînés, et de l’espièglerie de son frère. Malgré tout, Harry tente tant bien que mal de le rassurer et de l’aider à prendre confiance en lui.

Lily Potter, 9 ans, la benjamine, est dotée d’un caractère bien trempé, capable par moments de tenir tête même à James. Mais elle reste une enfant, et se désespère d’être encore trop jeune pour entrer à Poudlard.

Ted Lupin, 19 ans, son filleul, a fini ses études. Harry se dit à présent qu’il aurait bien voulu l’élever lui-même, mais il pouvait difficilement s’occuper d’un enfant à 17 ans, avec encore une année scolaire à tirer.

Ethnologie

Description physique : Le visage de Harry n’a pas tant changé en près de 20 ans, à peine s’est-il doté de quelques rides. Ses traits fins et bien proportionnés en attirent d’autant moins l’attention, et ses sourcils bien fournis, ainsi que ses lunettes rondes, mettent l’accent sur ses yeux. Ils portent toujours cette couleur verte caractéristique, héritée de sa mère, et leur regard clair garde en permanence une certaine intensité, que Harry a appris à manipuler à sa guise, pour déceler, intimider ou mettre en confiance. Ses cheveux sont toujours aussi incoiffables, mais sa frange est assez clémente pour masquer la cicatrice presque constamment.

Comme la poussée de croissance de ses dernières années à Poudlard le laissait envisager, Harry est aujourd’hui d’une taille plus que respectable, passant le mètre quatre-vingt de quelques centimètres. Il affiche une musculature athlétique, qui témoigne de l’entraînement rigoureux qu’il a suivi et qu’il s’impose toujours pour son travail. Mais cette anatomie, qui pourrait paraître impressionnante, il ne l’expose ni ne la met à l’usage très souvent. En effet, là où bien des gens dans sa profession se mettent en scène, et là où d’autres laisse le boulot les affecter profondément, Harry aime ne pas s’en faire, et son attitude physique en témoigne.

La plupart du temps, ses gestes sont d’un ordinaire parfait, allant du maladroit au nerveux, en passant par le détendu, le tout en fonction de son humeur. Il n’est pas adepte du mensonge ou de l’impassibilité, et ses mouvements, tout comme son regard ou sa voix, sont aussi sincères que possible, bien que Harry ait acquis un sens de la politesse et de la modération qui lui faisait défaut dans sa jeunesse. Pour les gens qui le croisent et les simples connaissances, cela donne du chef des Aurors l’image d’un homme poli mais franc, d’une sympathie toute naturelle, loin d’être particulièrement charismatique, héroïque ou même exceptionnel.

En revanche, lorsque le besoin s’en fait sentir ou lorsque la situation devient dangereuse, les gestes de Harry deviennent tout à fait dignes de sa fonction. Réagissant au quart de tour avec une efficacité impressionnante, il existe en Angleterre peu de duellistes pouvant rivaliser avec lui. A l’inverse complet de son attitude habituelle, son comportement en combat est d’une constante et d’une intensité impressionnantes : Harry a su cultiver son instinct et y ajouter l’expérience de nombreuses années, pour parvenir à un mélange aigu de souplesse, de rapidité et de puissance, en duel aussi bien que dans les autres activités physiques. On peut voir, dans la précision de ses gestes et l’acuité de son regard, des vestiges de son talent incomparable pour le Quidditch. Mais s’il maîtrise parfaitement toutes ces capacités, il n’aime pas en faire usage plus que de raison, et les réserve aux moments de nécessité.

Description morale et caractère : Ceux qui le connaissaient à l’époque se rappelle de Harry comme d’un jeune homme courageux, loyal et impulsif, mais qui n’aimait ni sa célébrité, ni l’idée d’être un héros. Il en résultait un caractère maussade, et Harry se laissant facilement emporter, il manquait souvent de discernement. Avec l’âge et la maturation, ses qualités se sont sublimées, et ses défauts ont pour la plupart disparu…pour laisser la place à d’autres, moins adolescents mais tout aussi tenaces.

Un changement majeur est qu’à présent, Harry est poli et maîtrisé : il n’est pas parvenu à son poste en étant insolent avec tous les gens qui ne lui plaisaient pas. Ayant appris à tempérer ses ardeurs, il sait se comporter en gardant les convenances et ses intérêts en mémoire. Ce qui ne veut pas dire qu’il est flagorneur ou intriguant, mais disons simplement qu’il peut à présent garder son calme et voir au-delà de ses sautes d’humeur. Cela peut aussi en faire une personne très agréable, puisqu’il ne laisse plus sa frustration prendre le dessus et détériorer ses manières, ce qui avait autrefois le don de le rendre difficilement supportable.

Bien entendu, Harry est toujours aussi courageux, si ce n’est plus encore. Là où auparavant il était téméraire, suivant son cœur et se jetant en avant sans réfléchir, il est aujourd’hui inflexible et déterminé. Après plus de 10 ans passés en tant qu’Auror, il est devenu observateur, intelligent et avisé. Avec l’expérience est venu un sens de la stratégie très poussé : il n’est toujours pas fichu de vous expliquer la loi de métamorphose élémentaire de Gamp, mais dans le feu des combats, il sait exactement ce qu’il fait. Et une fois la marche à suivre établie, il est prêt à prendre tous les risques pour accomplir sa mission.

Pour résumer, disons que là où autrefois il ressemblait à un fer chauffé à blanc, il a à présent été trempé et forgé, pour donner une lame aigue et efficace, qui sait garder la tête froide.

Il préfère toutefois garder cette lame au fourreau, autant que faire se peut. Et même si on peut voir dans le bureau des Aurors le portrait d’Alastor Maugrey, accompagné de la devise « Vigilance constante », Harry est heureux et même fier de constater qu’il est loin d’être aussi abîmé ou paranoïaque que Fol-Œil. Depuis la chute de Voldemort, les Aurors sont bien moins mis à contribution, et on pourrait penser que Harry trouve sa vie ennuyeuse. Mais il aime avoir le luxe de l’ennui, et en privé, il reste un homme ordinaire et satisfait de l’être. Une des choses qu’il aime dire de lui-même est : « Je ne suis pas un héros. »

Une manière plus juste de le formuler serait : « Je ne veux pas être un héros, et j’espère que je n’aurais pas besoin de l’être. » Mais ce qui était vrai il y a 20 ans l’est encore aujourd’hui : les héros n’ont jamais vraiment le choix, et savent bien qu’ils ne peuvent renier leur vocation. Et avec le discernement et le sens des responsabilités, Harry a acquis un trait de caractère paradoxal, une sorte de qualité qui lui pèse : l’inquiétude. Il y a sa famille et ses amis, bien sûr, mais aussi ses collègues, ses connaissances, et finalement, toute la population de Grande-Bretagne : à son sens, tous ces gens sont sous sa responsabilité.

La mort de Sirius est encore présente dans son esprit, et lui a servi de leçon : il aime bien ne pas s’en faire, mais lorsque le temps vient de faire son travail, il ne rechigne pas devant la tâche. Et il se lance à corps perdu dans sa mission, faisant toujours de son mieux et n’en attendant jamais moins de ses hommes. Il sait bien qu’il n’a pas le droit à l’erreur. Le travail est une des seules choses qui puissent encore lui faire perdre son calme, mais plutôt que d’en faire une tête brûlée, le danger et l’inquiétude éveillent en lui une détermination froide et inflexible.

Pour l’instant, la situation est relativement tranquille, aussi cet aspect de sa personnalité n’a pas pu se développer pour devenir un vrai défaut. Mais il sent bien que c’est une voie qui pourrait, à terme, l’amener à devenir exactement comme Maugrey Fol-Œil : un vétéran fanatique, sociopathe et presque dangereux. Aussi, les rares moments où il abandonne le confort du présent pour réfléchir au futur incertain, il préfère ne pas penser à ce qui arrivera le jour où il devra tester les limites de sa détermination. Non pas qu’il ait peur d’être trop faible. Il a bien plus peur de ne plus savoir où s’arrêter.

Mais pour l’instant, tout va bien, et entre la rentrée de ses enfants, une nouvelle saison de Quidditch qui commence, et les tartes à la mélasse de Kreattur toujours aussi succulentes…la vie est belle.

Particularité : Harry est certes très connu, mais le détail de ses aventures ne l’est pas autant, et il a veillé à ce qu’ils ne soient pas divulgués. Rappelez-vous que bien des aspects de sa scolarité à Poudlard ne sont connus que par peu de personnes : il n’y a guère que deux personnes encore en vie (Hermione et Ron) qui savent qu’il a rassemblé les trois Reliques de la Mort, par exemple. Il y a des choses qu’il ne raconte pas même à sa femme et à ses enfants.
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MessageSujet: Re: Harry Potter   Dim 14 Oct - 4:22

Passé

Votre histoire :

1er Septembre 2000

L’amphithéâtre était presque plein. Cà et là, des groupes s’étaient formés, des gens discutant entre eux pour tuer le temps, spéculant sur l’accueil qui allait leur être réservé, s’interrogeant sur la raison de cette attente ou partageant tout simplement leur excitation…surtout des hommes qui commençaient à peine leur vingtaine. Il y avait quelques femmes, qui n’avaient apparemment aucun mal à se faire une place dans les discussions : les seules représentantes du beau sexe dans cette profession étaient là parce qu’elle le méritait. On voyait aussi plusieurs personnes qui examinaient leur baguette, leurs vêtements ou leur coiffure avec une frénésie paniquée, ou d’autres qui révisaient à la dernière minute les quelques sortilèges de combat qu’ils avaient appris. Mais autour d’un jeune homme en particulier, un espace s’était fait : il avait clairement fait comprendre à ses futurs collègues qu’il ne voulait pas être dérangé par un fan-club improvisé, et ce dès son arrivée. Et pour l’instant, il attendait, apparemment engagé dans un procédé mental entre la réflexion intense et l’ennui profond.

Cela faisait une heure déjà : où était Ron ? Harry ne savait plus où il en était. Il avait vingt ans à présent, et il était au tournant de son existence, sur le point d’entrer enfin dans la vie active. Et comme souvent dans ce genre de moments, il ne savait plus vraiment si c’était la voie qu’il voulait vraiment. Niveau deux du Ministère, Département de la Justice Magique, Bureau des Aurors, Salle d’Accueil des aspirants. Il savait déjà tant de choses sur cet endroit, sur cette profession…il avait probablement appris plus de choses sur les Forces du Mal en 7 ans de scolarité, que tous les prétendants réunis en toute leur existence. Il passa une main moite sur son visage : quelque chose le mettait profondément mal à l’aise, comme s’il n’était pas à sa place. Voldemort était vaincu, pour de bon. Les Mangemorts étaient tous à Azkaban, ou presque. Kingsley était Ministre à présent. Et pourtant il y avait encore un tel nombre de gens à vouloir devenir Auror…Harry avait déjà vu ce genre d’amateurs enthousiastes, et en fin de compte, ce n’était pas si surprenant qu’une fois le mal vaincu, certains soient impressionnés et veuillent aussi être des héros. Et par moments, le « Survivant » leur aurait volontiers cédé la place…Alors pourquoi était-il ici ? Et, nom d’une gargouille, où était Ron ?

Le benjamin des Weasley n’avait jamais été d’une grande ponctualité, mais cela faisait plus d’une heure déjà…Hermione avait sûrement encore cédé à son naturel, et le mettait en retard à force de conseils. A moins qu’ils aient arrêté les conseils et soient passé à autre chose…ces deux-là en devenaient insupportables. A côté d’eux, Harry et Ginny passaient pour prudes…le jeune homme secoua la tête : il se laissait entraîner dans d’autres pensées et souvenirs, pour ne pas avoir à penser à son problème dans l’immédiat. Mais c’était un problème à régler. Et rapidement…Il n’avait jamais vraiment envisagé d’autre carrière, mais à présent, devenir Auror lui semblait une des choses les plus absurdes qu’il ait jamais envisagées : n’avait-il pas dit lui-même qu’il en avait assez des ennuis et de l’aventure ? Venir ici, faire ce métier avait paru évident pendant tellement de temps, mais maintenant, au pied du mur…

« Harry ! » appela une voix qu’il avait déjà entendue…il tourna la tête…mais bien évidemment, ce n’était pas Ron. Cependant, Harry avait déjà vu quelque part ces yeux bleus derrière ces lunettes, et surtout ce sourire constant si caractéristique…il ne l’avait rencontré qu’il y a peu, mais il semblait bien que ce lointain cousin des Weasley allait passer un certain temps au Terrier. Aussi Harry prit-il la peine de se souvenir de son nom, et de l’accueillir avec une main tendue et un sourire aux lèvres. Mais la lassitude se ressentit tout de même dans sa voix.

« Salut, Alec… »

Alec avait 3 ans de plus que Harry, mais celui-ci avait l’impression qu’il n’avait pas la maturité correspondante. Au vu de ce qui lui avait servi de famille, c’était cependant compréhensible qu’il veuille être insouciant, et Harry ne le comprenait que trop bien : il avait eu le même genre de problèmes avec les Dursley. Mais avec l’humeur dans laquelle il était, il avait plus tendance à voir le mauvais côté de ce mélange gentillesse/curiosité qu’était Alec, plutôt que les similitudes qu’il y avait entre eux. Le jeune McBride s’assit à côté de lui et, l’observant de derrière ses lunettes, prit un sourire moins joyeux, plus compréhensif.

« A ce que je vois, tu n’es pas aussi excité que moi à l’idée de devenir enfin Auror… »

« Apparemment non… »

Harry se passa de nouveau la main sur le visage, se demandant s’il devait prendre les devants et dire tout de go à Alec que, non, il n’avait pas besoin qu’il lui rappelle à quel point le métier d’Auror était super, qu’il devrait être heureux et excité, que combattre le Mal était cool comme pas possible, que d’ailleurs en tant que vainqueur de Voldemort il l’admirait beaucoup, autographes et fan-clubs, questions sur l’Avada Kedavra et la marque de chewing-gum mentolé préférée du Seigneur des Ténèbres…

« Je comprends. J’y ai beaucoup réfléchi moi aussi. »

Harry sortit un peu plus de ses pensées brumeuses, et leva la tête. Leurs regards se croisèrent, et il vit qu’effectivement, ils se comprenaient. Une fois passée la façade gentillette, on découvrait en Alec une sagacité réelle, sans aucune suffisance, comme Harry devait s’en rendre compte lors des trois ans d’entraînement qui allaient suivre. Mais pour l’instant, le Survivant était juste surpris et contrit de voir que, comme souvent, son mauvais caractère avait tort. Sans s’attarder sur des excuses ou de l’étonnement, il préféra continuer la conversation, avec toujours son problème à l’esprit.

« Pourquoi toi tu veux devenir Auror ? » demanda-t-il.

« Oh, eh bien, tu vas sans doute rire, mais…c’est un rêve d’enfance. » fit Alec avec un sourire un peu gêné. « Ca a démarré avec les légendes et autres contes chevaleresques, et comme mon père était porté sur la finance et rien d’autre…tu connais la chanson. »

Il avait l’air assez peu disposé à en disserter, ce que Harry pouvait, là encore, facilement comprendre.

« Non, mais j’imagine facilement. Mais c’est un peu bizarre, je ne t’ai jamais vu à Griffondor… »

« C’est normal, j’étais à Serdaigle : après mûre réflexion, c’était la meilleure solution pour acquérir des connaissances et parvenir au niveau nécessaire. » affirma Alec avec un sérieux professoral. Il faisait un peu penser à Percy, en moins intransigeant. Mais Harry était surtout surpris d’apprendre qu’il n’était pas le seul à qui le Choixpeau avait laissé le choix : il devait être vraiment déterminé pour avoir envisagé la question si rigoureusement...

« Et...tu veux quand même devenir Auror maintenant ? » demanda Harry, un peu hésitant, car c'était un problème qui le concernait aussi. « Enfin, je veux dire, après que Voldemort ait été vaincu... »

« Je sais, je sais... » fit Alec, d'un ton un peu impatient et plein de déception, qui tranchait presque avec sa constante gentillesse. « J'ai tout raté, pas besoin de me le rappeler... »

Harry, lui, ne se rappelait pas exactement pourquoi Alec avait tout raté : il se souvint de quelques bribes de conversation qu'il avait eues avec M. Weasley au Terrier, au sujet de ce nouvel arrivant et d'un père intransigeant, mais elles n'étaient apparemment pas assez intéressantes (à ses yeux, du moins) pour qu'il s'en souvienne. Et à présent, il s'en voulait un peu, car il était évident qu'Alec, lui, s'en voulait vraiment de n'avoir pas pu jouer son rôle pendant la guerre, et que quelle qu'en soit la raison, c'était un souvenir peu agréable.

« Mais je n'ai pas envie de m'avouer vaincu. » asséna-t-il, autant pour Harry que pour lui-même. Son sourire avait fait place à une expression déterminée, et à voir ses yeux on comprenait tout de suite qu'il avait la trempe pour ce métier.

« Mouais...moi je me sens bien l'envie d'abandonner... » lâcha le jeune homme, avant de poursuivre face au regard interrogateur d'Alec. « Je ne suis pas comme toi, j'ai déjà eu mon content d'héroïsme...et plus que je n'aurais voulu : il n'y a plus besoin d'Aurors aujourd'hui, et plus ça va, plus je me rends compte que tout ce que je veux, c'est une vie normale...alors pourquoi je suis venu ? »

« Parce que tu sais que...le Mal ne dort jamais, Harry. » fit Alec avec un sourire nostalgique. « Peut-être que tu n'aimes pas cette idée, mais tu as fait ce métier toute ta vie : tu es un héros, c'est ce que tu fais de mieux. Et même si aujourd'hui, on n'a plus besoin d'Aurors, ça finira forcément par changer. »

Harry faillit se passer encore une fois la main sur le visage, avant de s'apercevoir que ressasser son dilemme n'arrangerait rien.

« T'as sans doute raison...et de toute façon, qu'est-ce que je pourrais bien faire d'autre ? C'est pas ce que je fais de mieux, c'est tout ce que je sais faire... »

Avec un large sourire, Alec lui donna une tape dans le dos : Harry trouvait déjà son côté enjoué un peu envahissant, mais il s'apercevait aussi qu'il était très difficile de lui en vouloir.

« Et puis, de quoi tu te plaint, si les Aurors ont pas de travail ? Non seulement tu n'auras pas à te mettre dans les ennuis...mais en plus tu seras payé à rien faire. » lança Alec avec un petit rire. C'était un rire pas tout à fait franc, qui montrait bien que le jeune homme était capable d'offenser ses convictions, et de se moquer de l'héroïsme pour remonter le moral d'un autre. Harry lui en fut reconnaissant et fit l'effort de se redresser.

Prenant une légère inspiration, le Survivant (il n'avait jamais aimé ce surnom...) se dit qu'il aimait l'impression que lui laissait cette conversation. En effet, il n'était pas comme Alec, et ne ressentait pas d'exaltation héroïque à l'idée de devenir Auror ; juste une résignation indifférente, avec une touche bien agréable de sérénité. La marque tranquille du quotidien. Une chose qui lui avait manqué pendant longtemps...

Ron arriva une bonne quinzaine de minutes plus tard, complètement essoufflé mais une expression à la fois béate et excitée sur le visage. Se laissant tomber sur le banc à côté de Harry, il serra la main à Alec et s'adressa avec fébrilité à son meilleur ami.

« Alors, mon vieux, prêt à devenir Auror ? »

« Apparemment oui, Ron, apparemment oui... »

31 décembre 2000

Enfin, il était arrivé. Celui que tous attendaient depuis si longtemps. Et Harry se dit que ce n’était finalement pas si tôt que ça, même s’ils avaient tous deux fait traîner les choses pendant un an. Il ne savait toujours pas exactement pourquoi ni dans quelles circonstances il avait fait sa demande, juste que ça impliquait pas mal d’alcool. Et qu’ensuite, pendant une année entière, ils avaient tourné autour du pot, se demandant si c’était sage de le faire aussi tôt, s’il ne valait pas mieux attendre…mais attendre quoi, finalement ? Et finalement il était là…le baiser dont il se souviendrait toute sa vie.

« Vous pouvez embrasser la mariée. » Ce n’était pas qu’il avait attendu ces mots toute sa vie…mais il se dit fugitivement qu’il aurait peut-être dû. A cet instant, il ne pensait plus comme au début de la cérémonie : Ron essayant de faire croire qu’il avait quelque chose dans l’œil, Hermione régressant au stade émotionnel de la jeune fille de 14 ans émerveillée, les larmes de joie de Mrs. Weasley menaçant d’inonder l’église, un des rares sourires de George, l’effet de résonnance colossaux des sanglots de Hagrid, l’étrange parallèle entre les expressions de Luna et Neville, le côté ô combien judicieux d’avoir fait une cérémonie discrète, sans inviter tous les Professeurs et camarades de classe, les pensées gentiment critiques sur la décoration…toutes ces choses auxquelles on pensait pour se donner une contenance, comme pour combler un peu le silence…sauf que là, le silence devait durer. C’était le moment où le mariage prenait tout son sens.

En cet instant, il se fichait éperdument de ses classes d’Auror, des Mangemorts encore en liberté, des réformes de Hermione sur le statut des elfes de maison, du fait que Ron et elle les avait devancés pour se mettre la corde au cou, ni du fait qu’il venait d’épouser la sœur de son meilleur ami. Pas même du cap que ce mariage représentait, de la vie qui allait se construire sur cette base. Il embrassait sa femme, il embrassait Ginny Potter pour la première fois. C’était tout, et c’était tout ce qui importait.
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MessageSujet: Re: Harry Potter   Dim 14 Oct - 4:22

Quelque part avant le 31 juillet 2006

Harry avait l’impression d’être incapable de comprendre, d’avoir oublié comment lire : ça devait bien faire vingt fois qu’il balayait la lettre du regard, en essayant de comprendre…de récupérer le sens des mots « nommé à la tête du Département des Aurors ». Ce n’était pas une surprise, bien sûr, Kingsley lui en avait parlé pendant plusieurs mois, c’était une promotion assez attendue. Non, ce n’était pas la lettre qui le surprenait, la promotion qui le submergeait, les responsabilités qui l’écrasaient…c’était autre chose, quelque chose de plus terrible…probablement la chose qui lui avait le plus peur, de toute son existence. Il l’avait déjà vécu une fois, et bien sûr s’habituer était impossible…personne ne pouvait vraiment s’habituer à l’attente tendue dans ce couloir blanc, aux cris qui venaient de la pièce voisine, à l’incertitude et aux conséquences, à tout ce qui pourrait découler des prochaines minutes…C’était la deuxième fois que Ginny accouchait, et Harry osait à peine imaginer ce qu’elle devait ressentir. A vrai dire, il n’osait pas du tout, il avait déjà assez à faire de son côté.

Lorsqu’il avait vu James pour la première fois, il s’était dit que jamais il n’avait vu une chose aussi merveilleuse et aussi effrayante : en un sens, l’idée qu’il était à présent père de famille était encore plus terrifiante qu’un Détraqueur. Le Détraqueur, au moins, c’était un problème momentané ; il en avait combattu des dizaines, il avait fini par s’y habituer : le froid, les souvenirs terribles, puis un Patronus et c’était réglé…faire face à James, c’était faire face à au moins 17 années de responsabilité, de difficultés, de caprices, de risques, de croissance…la vie ne serait plus jamais la même. Tant de choses qu’il ne pourrait peut-être plus jamais faire, tant de devoirs, d’obligations, de peur : un être humain à part entière dont il devait s’occuper, auquel il devait consacrer 17 ans de sa vie. Au minimum. Putain, 17 ans…Et maintenant, alors que son deuxième enfant arrivait, il ne savait toujours pas comment il devait se comporter, comment il devait penser…

Ginny cria encore. Moins de dix situations médicales où la magie était inapplicable, et il fallait que l’accouchement en fasse partie…et si elle n’y survivait pas ? Et si le bébé n’y survivait pas ? Il y avait tellement de choses qui pouvaient mal se passer, sans qu’il puisse y faire quoi que ce soit. Tellement de choses…
« M. Potter ? Vous pouvez entrer. »

D’un coup, pour un petit instant, plus de craintes ou d’appréhensions, pour quelques minutes, plus de problèmes ou d’incompréhension. Quand il prit le petit être dans ses bras, il n’eut pas besoin de le relire vingt fois pour comprendre. Et quand il vit le sourire radieusement fatigué de Ginny, il n’eut pas besoin de penser pour y répondre et sourire à son tour.
« Et celui-ci, tu veux l’appeler comment ? » demanda-t-elle d’un ton espiègle.
Le bébé, à peine né, ne pleurait pas, ne criait pas, mais posait sur son père de grands yeux presque observateurs.
« Albus…Albus Severus. »
Cet enfant allait lui poser un tas de problèmes, lui demander un tas de sacrifices, lui faire traverser un tas d’épreuves. Mais pour l’instant, il lui faisait vivre un moment effrayant de bonheur. Le reste pouvait attendre. Plus personne ne pensait à la lettre.

1er septembre 2017

« Vigilance constante ! » disait l’inscription sous le portrait d’Alastor Maugrey, à l’entrée du Bureau des Aurors : chaque jour, des dizaines de personnes passaient devant ce tableau, et sous l’œil bleu qui les scrutait presque hystériquement, reconverti en système de surveillance. Aujourd’hui, depuis des années, ce spectacle faisait sourire Harry. On peut mesurer le degré de paix d’un pays aux degré d’ennui de ses défenseurs : et il savait que, s’il avait pensé comme un héros, il serait mort d’ennui depuis un certain temps. Aujourd’hui la Brigade de Police Magique semblait avoir pris leur place, combattant les Forces du Désordre et de la Délinquance pour protéger la tranquillité des citoyens…c’aurait pu être consternant si ça n’avait pas été aussi rassurant.

Revenant de King’s Cross, Harry avait déjeuné sur le Chemin de Traverse avec Ginny et Lily (qui ne comprenait pas pourquoi son goût subit pour la tarte à la mélasse avait tant fait sourire ses parents), puis s’était accordé le luxe des les raccompagner à Godric’s Hollow via une des cheminées de l’Atrium, avant de revenir à Londres en Transplanant. Al était rassuré quant à sa future Maison, Ted et Victoire avaient été démasqués, Lily avait cessé de pleurer et de réclamer qu’on la laisse monter dans le train, James était aussi insupportable que d’habitude et Drago lui avait même accordé un signe de tête. Tout allait bien. Le porte-manteau grinça comme une belle-mère quand Harry y accrocha sa robe d’hiver et son écharpe. Dedalus éternua encore dans ses dossiers en tentant de saluer son patron. Tout allait bien.

Ou presque : sur son bureau, Harry découvrit un carton d’invitation à la cérémonie de passation de pouvoir qui allait voir Drago accéder au poste de Directeur du Département de la Coopération Magique Internationale. C’était très loin d’être un secret d’état, mais maintenant ça y était, c’était officiellement confirmé : il était obligé d’y aller. Parmi ses visiteurs du jour, il vit le nom de Walter Wyrdwad : malgré toute l’estime qu’il portait au Sous-directeur de Poudlard, Harry ne pouvait s’empêcher de craindre que sa visite annonçait d’autres soucis. Mais le pire était encore à venir.

Lorsqu’il leva les yeux, Harry vit une affichette, et ses dents grincèrent soudainement. Une affichette, à l’endroit où il n’y en avait pas eu depuis au moins 5 ans : à l’endroit où étaient affichés les avis de recherche de Mages Noirs. Sur cette affichette, un visage sombre et osseux. Une date qui indiquait que l’homme avait été repéré hier au soir. Et un nom qui fit blanchir les phalanges de l’Auror, tandis qu’il murmurait entre ses dents.

« Drakovitch… »

Le dernier Mangemort encore en liberté. L’homme qui leur avait échappé pendant toutes ces années, alors que la moitié de la Grande-Bretagne le recherchait. Le dernier vestige de ce cauchemar qu’avait été le règne de Voldemort. Le criminel qu’il avait préféré oublier, dont il avait cessé de se préoccuper, l’affaire enterrée. Si son avis de recherche était de nouveau placardé, ça ne pouvait signifier qu’une chose : il avait refait surface. Et il apportait avec lui la peur et le danger.

« Pourquoi on ne m’a pas prévenu ? » tonna presque Harry. Sous ses sourcils froncés couvait un regard de plomb, et sa respiration profonde ne trompait personne.

« Harry, c’était la rentrée, on a pensé que tu préfèrerais être avec ta famille que de t’occuper d’un Mangemort… » lui avança-t-on, un peu timidement. Il ne leur laissa pas le temps de finir.

« Ma famille ?! C’est justement parce que j’y tiens que je veux qu’on retrouve cette ordure ! Bon sang, qu’est-ce que vous… »

Se mordant la lèvre, il se força à se calmer : il aurait voulu leur faire comprendre en deux mots que la rentrée importait peu, que passer du temps avec sa famille importait peu, et qu’ils étaient des idiots pour ne pas avoir fait passer l’affaire en priorité absolue. Ils étaient tellement habitués à leur tranquillité…c’aurait pu être rassurant si ça n’avait pas été aussi consternant. Mais Harry savait que céder stupidement à sa colère n’arrangerait rien. Il laissa échapper un soupir presque rauque.

« …Au boulot, messieurs : je ne veux pas laisser à Drakovitch une seule chance de s’échapper ou de causer des troubles. »

Les Aurors le dévisagèrent quelques fractions de seconde, puis se mirent au travail sans hésiter. Palpant sa baguette, Harry revint dans son bureau et jeta un regard noir à l’homme osseux sur l’affichette. Le Mangemort lui rendit son regard, une lueur de haine dans ses yeux fous. Dans son dos, il entendit le faible bruit de l’œil magique s’agitait dans tous les sens. Dire que tout allait tellement bien…


Scolarité & Informations Pratiques

Ecole : Poudlard.
Baguette : 27,5 cm, bois de houx et plume de phénix.
Maison préférée : Aucune en particulier. Au fil des années, Harry a eu des amis issus des quatre maisons, et a appris à voir au-delà des préjugés qui y sont associés, surtout en ce qui concerne Serpentard.
Animal de compagnie : Aucun.
Relations particulières : Même 19 ans après, Harry est toujours très connu. Mais si le cercle de sa famille s’est considérablement élargi avec son mariage, celui de ses amis est resté assez restreint, surtout qu’un bon nombre de ses amis sont maintenant des membres de sa famille. En dehors de ses anciens camarades, notamment Neville et Luna Londubat, ses proches comptent quelques collègues du Ministère, plus particulièrement le Ministre, Kingsley Shacklebot, ainsi qu’Alexander McBride, avec qui il a fait ses classes d’Auror. Il y a également Walter Wyrdwad, le Sous-directeur de Poudlard, qui lui rend régulièrement visite, même si personne ne sait véritablement pourquoi.

Hors Jeu

Vous, derrière votre PC :
Pseudo ou prénom : Jean-Baptiste
Âge réel : 20 ans
Temps consacré sur le net par jour : Beaucoup trop^^, plusieurs heures par jour pendant les vacances, que le week-end pendant l’année scolaire.
Comment avez-vous connu LeviCorpus ? Je me suis laissé débaucher par Prismarella et Alec.
Ce qui vous a poussé à vous inscrire : D’abord parce que la série m’est très sympathique et qu’effectivement l’épilogue du tome 7 m’a donné envie d’y donner une suite (et le rp c’est plus marrant qu’une fanfic^^), et puis aussi pour faire plaisir à mes très chers amis.
Autre chose à rajouter ? Ne vous en faites pas, Harry n’est plus le personnage principal.
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Prismarella Wegging
Poudlard
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Age : 33
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Feuille de personnage
Age et liens familiaux: 39 ans - Célibataire
Année d'étude ou Emploi: Professeur de Runes
Gallions:
2500/100000  (2500/100000)
MessageSujet: Re: Harry Potter   Dim 14 Oct - 10:31

Nous allons étudier cette fiche avec beaucoup de sérieux, Monsieur Potter Twisted Evil


~ 22 ans ne vous auront pas amochés ~
Enfin, presque...
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Choixpeau
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Feuille de personnage
Age et liens familiaux: HiHiHi
Année d'étude ou Emploi: HaHaHa
Gallions:
0/0  (0/0)
MessageSujet: Re: Harry Potter   Dim 14 Oct - 10:57

Monsieur Harry Potter
Nous sommes honorés
De vous valider dans l'Heure
Vous pouvez donc jouer !
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MessageSujet: Re: Harry Potter   

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Harry Potter
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