Parce qu'une saga telle que celle là ne meurt jamais ...
 
AccueilFAQS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Soledad Alcazar Prince

Aller en bas 
AuteurMessage
Soledad Alcazar Prince
Gryffondor
Gryffondor
avatar

Nombre de messages : 68
Age : 32
Date d'inscription : 29/09/2007

Feuille de personnage
Age et liens familiaux: 12 ans, deux soeurs Carlina 16 ans et Fabiola 14 ans
Année d'étude ou Emploi: 2ème année
Gallions:
500/100000  (500/100000)
MessageSujet: Soledad Alcazar Prince   Sam 29 Sep - 2:53

PRE-SCRIPTUM: pour ceux qui s'intéressent à plusieurs fiches, vous trouverez sur cette fiche des éléments qui sont différents de ceux affichés dans la fiche de Carlina Alcazar Prince la soeur aînée de ce personnage, ces différences ont été discutées avec la joueuse et les nouvelles inormations ont valeur d'update, merci de votre compréhension, et bonne lecture.


Carte d'Identité

Nom: Alcazar Prince
Prénom(s): Soledad Piedra Seda
Âge: 12 ans
Jour et mois de naissance: 5 mai
Adresse: Manoir Goyle, au croisement entre Heilbder Avenue et Lisander Park, à Manchester, Angleterre, depuis juillet.

Famille
Famille: Sang pur
Père: Père Edipo Eneas Eligio Alcazar Gomez, connu de toute l'Espagne sous le nom de " El Clemente" est décédé il y a 6 mois des suites d'une grave blessure survenue dans l'exercice de ses fonctions. En effet, il était l'un des plus grands 'Cornero'. Sang pur, héritier d'une longue lignée de Sorciers espagnols, tous Corneros, il était le dernier de son nom. C'était un homme d'honneur à la grande générosité et qui vouait toute son existence à ces bêtes énormes que sont les Grapcornes, dont il était très respectueux, malgré son métier. Un lien très fort existait entre lui et ses filles, et il les a toujours chérit avec beaucoup de tendresse, gardant pour sa femme, moins expansive, des gestes amoureux bien que discrets. Son décès a entraîne de part le pays, des manifestations de tristesse et d'hommage qui ont duré deux semaines. Il est très regretté, car était considéré comme le plus talentueux des Corneros.
Mère: Ursella Goyle, veuve Alcazar, née Prince, est la descendante des très purs Prince, famille de sorciers anglais aux principes strictes et élitistes. Son grand père n'est autre que le frère de feu Eileen Prince, mère de Severus Rogue. Elle est âgée actuellement de 33 ans et a été remariée, contre son gré dirons-nous, à Gregory Goyle (38 ans). Ce n'est cependant pas un mariage d'amour, puisqu'elle ne cesse de maudire le Grapcorne qui tua son cher époux, Edipo Alcazar, dont elle était éperdument amoureuse. Elle a cependant écouté les conseils très appuyés de son père qui tenait à ce qu'elle cesse ses enfantillages avec les Espagnols, pour revenir dans le "droit chemin". Elle a donc emménagé dans le Manoir des Goyle depuis le mois de juillet, sans pour autant paraître très heureuse de cette situation, ou de son imbécile de mari... Elle a quitté l'emploi qu'elle occupait en Espagne, au Ministère de la Magie, au Département de Contrôle et de Régulation des Créatures Magiques, à la Section des Esprits.
Frères et sœurs: Deux soeurs, Carlina 17 ans, Fabiola 15 ans. Carlina l'aînée est du genre à vouloir s'entourer de personnes qu'elle juge intéressantes pour sa progression. Fabiola, elle se fait passer souvent pour l'aînée des trois compte tenu de sa grande taille. Soledad adore ses deux soeurs et c'est réciproque, les trois filles étant extrêmement liées. Toutes trois par contre parlent avec un accent espagnol à couper au couteau.
Autres membres de la famille: Beau père Gregory Goyle, et grand-père Prince, elle ne les aime pas et fait souvent un rêve particulier les concernant. Il y a aussi son parrain, Esteban Mancha, à qui elle n'a pas donné de nouvelles directement depuis plusieurs mois.

Ethnologie

Description physique: Soledad est encore une petite fille de onze ans, et ça se voit. Elle est assez petite pour son âge sans pour autant que ce soit dramatique: après tout elle n'est pas adolescente et n'a pas encore commencé sa véritable période de croissance. Pas comme sa soeur Fabiola qui, non contente d'être déjà grande à la base, est en pleine croissance pubertaire et promet d'être une grande perche. Elle n'a pas encore vraiment quitté l'enfance, et est encore un peu ronde, aussi bien de corps que de visage: des traits de bébé mais qui se sont affinés, et ce surtout au niveau du visage depuis un certain temps, alors que depuis ce même temps elle aurait presque pris un peu de poids.

Sinon, en ce qui concerne son visage à proprement parler, il a effectivement encore la rondeur de l'enfance mais certains traits semblent êtres creusés, ses yeux manquent de pétillant et semblent vides, et ses pomettes semblent saillantes, alors que rien ne laisse penser à une malnutrition.

Ses cheveux, ses yeux et sa peau ont plus ou moins souffert du changement de pays. Sa longue chevelure présente le même noir brillant et soyeux bien qu'un peu plus terne dans son état actuel. Ses yeux, une belle couleur noisette souvent entourée du rouge que laissent les pleurs et les mains. Mais sa peau a toujours le même teint basané que seul leur pays d'origine peut apporter aux filles de la mystérieuse Espagne mauresque, comme pour montrer que malgré tout, les enfants d'Andalousie résistent et endurent.

Description morale et caractère: "Je ne suis pas espagnole, je suis Andalouse!" Phrase prononcée souvent par Soledad, et qui selon ses proches la représente tout à fait. Déjà haute comme trois pommes, c'était un vrai petit bout de femme. Il y en a qui diront qu'elle a un caractère de merde, et d'un point de vue extérieur c'est effectivement fondé, Soledad est bien la fille de son pays, complètement dans le stéréotype méditerranéo-ibérico-andalou. Orgueilleuse, elle est dotée d'une fierté frisant parfois l'arrogance. En plus de ça, elle a le sang aussi chaud que le soleil qui baigne sa ville natale: elle n'a pas sa langue dans sa poche, est capable de belles emportées verbales (selon son père la voir s'emporter et jurer était impressionnant à défaut d'être terrifiant), et pour finir elle a la gifle aussi facile que la crise de colère. Mais ça serait mal la connaître de croire qu'elle se limite à ça: ce côté fier et ombrageux constitue une bonne partie de son caractère, mais ça n'en est que la moitié; les gens de chez elle sont des personnes entières, restons donc dans le stéréotype/carricature.

En effet, cette fierté la rend également d'une loyauté féroce: elle connait le sens du mot valeur, et il n'est plus grande valeur que celle de la famille, famille au sens large en comptant tous les amis et les proches. La loyauté et l'honnêteté sont des valeurs fondamentalement associées, et comme la précedente sur lesquelles on ne peut transiger. Voilà, Soledad l'Andalouse c'est ça. Dites ou faites quelque chose contre elle ou sa famille, et vous vous rendrez vite compte que Carmen est une enfant de choeur à côté. Devenez quelqu'un qu'elle apprécie, devenez de sa famille et vous aurez une amie fidèle, chaleureuse et avec un coeur gros comme ça. Mais ne vous avisez surtout pas de la trahir, sinon vous êtes véritablement mort, un peu comme si vous étiez la cible commune du taureau et du torero.

De tout ça, il découle entre autres une personnalité franche, qui a un avis bien arrêté sur tout, porte des jugements sur tout, et qu'elle n'hésite pas à exprimer ses opinions à haute et intelligible voix. Prenons ses soeurs par exemple. Elle trouve que Fabiola exagère un peu, à tout le temps jouer sur sa taille et son aspect, et quant à Carlina, elle ne comprend pas ce besoin de s'entourer de personnes qu'elle juge "intéressantes", Fabiola la première. Mais elle ne saurait dire combien de fois cela l'a sauvée de situations délicates, car ses soeurs lui sont toujours venue en aide.

Même si Carlina essaye de le cacher, leur lien sororal est bien présent, mais c'est chez Soledad, la petite dernière, qu'il reste le plus marqué. Là où Carlina ferait en sorte que rien de fâcheux ne puisse arriver à sa famille, Soledad est celle qui se mettra en danger pour "réparer" un éventuel incident. Et pour finir, elle est la seule à pouvoir fédérer ses deux soeurs et à éveiller chez elle ce caractère ombrageux si espagnol; et là, maison ou pas maison, si vous leur avez porté atteinte, courrez avant qu'elles arrivent, car les trois filles de Cordoue ne vous raterons pas.

Mais cette Soledad là, personne ne l'a vu depuis six mois.

Particularités: Rien de physiquement notable, par contre, elle est sujette à une tare mentale depuis la mort de son père il y a six mois: elle souffre d'association morbide.

Vous pourrez aussi la voir souvent sortir de sa poche une petite forme ovoïde en grès dotée de plusieurs trous, qui produira des sons quand elle soufflera dedans. En effet, Soledad joue de l'ocarina.

Elle se promène aussi souvent avec tout un tas de lanières de tailles variables, d'une gamme de couleur allant du violet au gris, attachées à un grand anneau en acier. Généralement l'anneau est accroché à sa ceinture, ou à la sacoche qui lui sert à transporter cours et matériels. Mais on peut souvent voir que certaines lanières sont tressées en colliers ou barcelets, en scoubidous, voir même dans ses longs cheveux.

Scolarité & Informations Pratiques

Classe: En deuxième année, contrairement à ses soeurs elle va faire sa scolarité complète à Poudlard.
Maison préférée: Dans l'absolue, Prince père voudrait que les trois filles aillent à Serpentard, mais compte tenu de l'état qu'il connait pour Soledad, il la voit aller à Poufsouffle (maison qu'il considère faite en grande partie de bon à rien). Mais qu'il soit claire, Soledad ira à Griffondor.
Animal de compagnie: Elle n'en a pas.
Relations particulières: A part ses soeurs personne, elle est complètement nouvelle.

Baguette: 35 cm, bois d'olivier, lanière du cuir de Papá, baguette vivace, extrêmement puissante pour la protection.

C'était le jour où les trois filles furent envoyées avec quelques uns des serviteurs du manoir faire leur courses au Chemin de Traverse. Carlina et Fabiola possèdaient déjà leur baguettes parcequ'elles avaient déjà étaient scolarisées, mais il en fallait une pour Soledad. Elle alla donc avec un domestique chez Ollivander pour acheter l'objet. Ce dernier lui en fit essayer plusieurs, mais aucune ne semblait convenir. Celle dont le résultat paru le plus probant fut une en bois d'olivier de 32 centimètres avec un nerf de dragon, mais même là quelque chose n'allait pas, et par conscience professionnelle, l'artisan ne pouvait laisser repartir la jeune fille sans une baguette. Au bout du quatrième essaie avec cette même baguette, Soledad se recroquevilla en se tenant la tête dans les mains et se mit à pleurer. Là la baguette entra en contact avec une lanière gris étain tressée dans ses cheveux. La lueur qui s'en suivit n'échappa pas à Ollivander.
"Puis-je savoir de quoi il s'agit?" demanda-t'il à la domestique vu que Soledad était dans l'incapacité de répondre.
"C'est une lanière peau d'un animal qui se nomme Grapcorne."
"Ah oui, ces aurochs draconiques." Il se baissa au niveau de Soledad. "Tu peux arrêter de pleurer petite fille, j'ai trouvé ce qu'il fallait pour faire ta baguette, mais pour celà j'aurais besoin de ce qui est tressé là, dans tes cheveux."
Au grand étonnement de la domestique Soledad obtempéra, alors que normalement il était impossible pour qui que ce soit de la faire se séparer de ses lanières. Ollivander se releva.
"Dites à monsieur Prince que la baguette lui sera envoyée demain soir."
En se relevant Soledad attrapa et tira sur la veste de l'homme.
"Dis monsieur, tu me le rendras quand t'auras fini?"
Il regarda la lanière, près de soixante cinq centimètre à vue d'oeil, il lui rendrait tout, la baguette plus le reste.

Hors Jeu

Vous, derrière votre PC:

Pseudo ou prénom: Clément
Âge réel: 21
Temps consacré sur le net par jour: variable
Comment avez-vous connu LeviCorpus ? Walter la Masse Informe du Destin
Ce qui vous a poussé à vous inscrire: Sous ce perso là, dès que j'ai vu le nom j'ai flashé dessus, genre "Si je dois faire un second perso, faut que ça soit celui-ci."
Autre chose à rajouter ? second perso


Dernière édition par le Mar 20 Nov - 16:50, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Soledad Alcazar Prince
Gryffondor
Gryffondor
avatar

Nombre de messages : 68
Age : 32
Date d'inscription : 29/09/2007

Feuille de personnage
Age et liens familiaux: 12 ans, deux soeurs Carlina 16 ans et Fabiola 14 ans
Année d'étude ou Emploi: 2ème année
Gallions:
500/100000  (500/100000)
MessageSujet: Re: Soledad Alcazar Prince   Sam 29 Sep - 2:54

Passé

Votre histoire: Il fallait au moins ça pour mettre Edipo en retard à une arène, et quand "El Clemente" était en retard, c'était toute la troupe qui l'était. Mais aujourd'hui, 5 mai 2006, allait naître le troisième enfant du sorcier le plus adulé de toute l'Espagne, et le Grapcorne allait bien patienter quelques minutes de plus. De toute façon, il n'avait pas le choix, et le public non plus d'ailleurs. Car pour rien au monde, il n'aurait manqué cet évènement. Ils étaient tous là, les meilleurs corneros d'Espagne, ses amis, ses rivaux, ses élèves. Et moi aussi, son disciple attitré, fier d'être présent à cette naissance, d'autant plus que je n'étais pas là pour les autres. Ceci dit... nous dûmes très vite abandonner la mère et le nouveau né, le Grapcorne commençant vraiment à s'énerver.

Ce fut une belle arène, notre duet fut une franche réussite, et mon nom fut scandé presque autant que celui de mon maître. Mais les honneurs de cette journée ne s'arrêtèrent pas là; lors de l'ovation de la foule, El Clemente haussa sa voix et annonça "Elle s'apelle Soledad! Et voici son parrain!". Moi, Esteban Mancha, le jeune Cornero de basse extraction, étoile montante des arènes, disciple du maitre incontesté, venait maintenant de faire partie intégrante de sa propre famille. La fête qui suivit fut mémorable. La petite Soledad à peine née est même restée éveillée tout du long, et cela présageait bien de ce qu'elle allait devenir en grandissant.

Dix ans plus tard, j'ai presque égalé mon maître. Moi, "El Ruiseñor", le meilleur esquiveur de toute la péninsule Ibérique, un des derniers Cornero formé à la vieille école, un des derniers encore assez jeunes pour suivre le rythme imposé par tous ces nouveaux complètement insensés. Mais là n'est pas mon propos. Soledad est maintenant devenue une grande fille, un peu la "mascotte" de notre troupe de cornero: pour rien au monde elle ne manquerait une corrida. Peut importe qui affronte la bête: que ce soit son père, moi, n'importe lequel des autres, qu'il soit seul ou que toute la bande soit réunie, elle est au rendez-vous. Elle semble vivre les combats comme personne, saute dans l'arène dès que la bête est mise à mort, et vient se jeter dans les bras du cornero, puis lors du festin, refait le match avec tout le monde. Depuis qu'elle sait bouger et parler, rien ne l'arrête, toujours à s'agiter partout et à clamer haut et fort qu'elle sera une cornera comme son papa et son parrain. Ca fait bien rire un peu tout le monde, et plusieurs se reconnaissent sans doute en elle. Moi le premier.

Mais elle est aussi susceptible et teigneuse qu'un Grapcorne moyen, et a la gifle assez facile. Enfin, elle frappe rarement juste: généralement, c'est quand on la charrie qu'elle s'énerve, et la colère et l'efficacité font rarement bon ménage... Je me souviens tout de même d'une fois où sa gifle a atteint son but : moi, le plus grand esquiveur d'Espagne, touché par une gamine! C'est dire si elle promet. Soledad garde aussi un souvenir de chaque combat: sur un petit anneau d'acier pendent des dizaines de petites lanières de cuir de Grapcorne, chacune représentant une bête qu'elle a vu mourir. Et il est une autre habitude, qui restera sans doute pour toujours dans nos mémoires... une phrase qu'elle brandit avec fougue, sous le nez de tous ceux qui ont le malheur de la dire espagnole: "Je ne suis pas Espagnole, je suis Andalouse!". Je n'ai jamais vu une petite comme ça... C'est pas du sang qui coule dans ses veines, c'est le Guadalquivir !

21 mars 2017
Un jour désormais marqué d'une pierre noire dans tout le monde magique espagnole. "El Clemente" est mort, empalé par un Grapcorne. J'étais là et le secondais comme lors des grandes arènes. Mais nous ne vîmes rien venir. Peut-être était-ce la bête, une des plus féroce que nous ayons jamais affrontées... peut-être la troupe qui comptais trop sur "El Clemente" et moi... ou peut-être les deux. Mais le résultat fut sans appel. Nous étions à peine à un mètre l'un de l'autre, et sans crier gare, le Grapcorne s'est jeté sur Edipo, changeant de trajectoire en pleine course. Nous ne vîmes rien venir. Si seulement il s'était jeté sur moi... j'aurais peut-être pu l'esquiver. Mais Edipo bougea trop tard. Nos efforts pour le dégager furent vains: les sorts se dissipaient sur le cuir de la bête, aussi tenace qu'enragée, et nous dûmes faire appelle aux piqueros pour abattre l'animal. Je savais qu'Ursella était de plus en plus inquiète pour son mari: Edipo n'était plus si jeune, mais il était toujours aussi têtu. Comme elle ne pouvait le persuader, elle m'avait demandé de veiller sur lui... de lui éviter de se mettre trop en danger... Mais nous ne vîmes rien venir. Je pense que le pire fut pour Soledad. Elle connaissait trop bien le jeu, et avec le recul des gradins... J'ai cru l'entendre hurler, juste avant que la bête ne fonce. Je ne veux même pas imaginer ce qui a bien pu se passer dans sa tête, mais je le sens bien: elle a vu son père mort avant même qu'il ne tombe. Elle seule l'a vu venir.

La période qui suivit fut bien sombre. "El Clemente" reçut des obsèques nationales, la profession était en deuil et tous les jeux du mois d'avril furent purement et simplement annulés. Mais le désespoir était sur sur la famille Alcazar: la mère sombra dans une spirale dépressive, Carlina et Fabiola étaient inconsolables, mais Soledad fut au moins aussi touchée que sa mère. Elle pleura pendant près d'une semaine entière, avant de tomber dans un mutisme et une apathie complets. Un tel drame ne peut que laisser des séquelles chez une fille de son âge, mais elle en est arrivée à un point... Soledad était la plus proche de son père, elle le voyait comme le modèle ultime, apportant la protection et le réconfort à sa petite fille chérie. Une fois Edipo mort, elle ne pouvait que le remplacer. Et par un hasard morbide, cette image de substitution n'est autre que celle du Grapcorne qui lui a enlevé son père. "Papá". Voici le nom qu'elle donne à la bête aujourd'hui.

Pauvre petite... je n'aimerais pas être à sa place. Mais ce n'était pas la fin des mésaventures des filles d'El Clemente... Le lendemain même de l'annonce de la mort d'Edipo, le père d'Ursella arrivait, aussi british, sournois et plein de fiel que nous étions ibères, ombrageux et francs. Quelques jours plus tard, il assistait aux obsèques à nos côtés. Et moins d'un mois après, il avait convaincu sa fille de revenir dans ce qu'il appelait sa « vraie » famille. C'était en juin. J'ai peu de nouvelles depuis, seulement quelques lettres de Fabiola et Carlina qui semblent être les seules à se porter à peu près bien. J'ai appris pour le "mariage". Inutile de dire que la nouvelle a fait grincer bien des dents parmi les amis de la famille... Les filles m'ont aussi indiqué que l'état de Soledad n'allait pas en s'améliorant, et qu'elle faisait un rêve bien particulier... "Papá" écrasant et tuant ce monsieur Prince et leur beau-père. Ce dernier, un certain Gregory Goyle, n'est à leurs dires, qu'une brute sans cervelle. Je sais aussi que les trois filles vont faire leur rentrée dans l'école de Poudlard.

Cela fait un moment que je n'ai pas eu de nouvelles, j'espère que ça va bien se passer pour elles.


Manoir Goyle, Manchester, le jour de la rentrée.

Tout le monde s'est levé tôt aujourd'hui dans le manoir: la rentrée est un événement de la première importance, en tout cas pour les deux pères. Dans la grande salle à manger, toute la famille prend son petit-déjeuner, mais l'ambiance ne semble pas différente des autres jours: un silence de plomb règne dans la salle, tout juste peut-on sentir un peu d'excitation contenue de la part de Fabiola et Carlina. Leur mère n'a pas quitté son apathie. Cela fait six mois déjà. Le seul fait notable était le énième discours de Prince sénior sur l'importance de cet évènement et combien il était important que les deux filles aillent à Serpentard. Les deux filles, car Soledad étant dans un état proche de celui de sa mère, et il ne la voyait pas aller dans cette prestigieuse maison. Elle irait certainement s'échouer à Poufsouffle et ne poserait aucun problème. Que ce soit clair, le chef de la maison est monsieur Prince. Goyle n'est pas grand chose de plus qu'un pantin.

En parlant de Soledad, la voilà qui entre. Mais quelque chose avait changé, et Fabiola et Carlina le remarquèrent facilement: ses cheveux semblaient avoir retrouvé de leur éclat et de leur souplesse, ses yeux bien qu'étant toujours un peu enfoncés ne portaient plus les marques des pleurs et du frottement des mains. Elle arborait un air un peu hagard, étonné, et semblait presque sourire.

"Qu'est-ce qu'il y a, Soledad?" demanda Carlina en anglais.
Soledad alla s'assoir, toujours avec la même expression. Sa démarche était étrangement lente.
"He visto Papá y padre en mi sueño." [J'ai vu Papá et papa dans mon rêve.] (double sens, Papá étant le Grapcorne et padre voulant dire père, elle fait référence à la fois au Grapcorne et à Edipo son papa, sachant que papá est l'équivalent de notre papa)

Le regard des deux soeurs convergea vers Soledad, et même sa mère sortit de sa léthargie pour fixer d'un air ébahi sa fille.

"Combien de fois devrais-je vous le répéter...commença Prince père. Nous sommes en Angleterre, vous devez donc parler Anglais. Vous avez beau être espagnoles, vous êtes à présent des Prince: comportez-vous comme telles !"

Comme à son habitude, Prince père venait de se lever pour réprimander les filles.

Un grand bruit se fit entendre. Le bruit caractéristique de quelque chose s'abattant violement sur une table, faisant s'entrechoquer les couverts et les plats. Debout sur sa chaise, campée face à ce grand père tant détesté, les mains fermement plaquées sur la table, Soledad le regardait, une lueur de folie dans les yeux.
"NO SOY ESPAÑOLA!... ... SOY ANDALUZA!"
Cette phrase, brandie avec fougue, résonna de longue secondes dans la grande salle. Ursella fut submergée par les larmes... des larmes de joie. Elle se précipita vers Soledad pour la prendre dans ses bras et l'embrasser, se moquant éperdument de la chaise qu'elle avait renversée.
"Mi niña, es mi niña, mi niña, mi niña, mi niña." [mi niña = ma petite fille] sanglotait-elle tout en serrant sa fille contre elle.
Prince et l'autre Goyle eurent beau hurler tant qu'ils voulaient, une fois rejointes par Carlina et Fabiola, les filles de Cordoue restèrent soudées.

Même s'il est certain que cette joie ne serait que temporaire, même si Ursella ne supporterait pas la séparation qui s'approchait, une chose était certaine, en tout cas au moins pour Soledad. Le deuil était fini. Padre et Papá le lui avaient dit: ça n'était plus la peine. Papá veillerait sur elle.

Anda, chiquita de Cordoba.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Prismarella Wegging
Poudlard
Poudlard
avatar

Nombre de messages : 1137
Age : 34
Date d'inscription : 31/07/2007

Feuille de personnage
Age et liens familiaux: 39 ans - Célibataire
Année d'étude ou Emploi: Professeur de Runes
Gallions:
2500/100000  (2500/100000)
MessageSujet: Re: Soledad Alcazar Prince   Sam 29 Sep - 18:50

Fiche à l'étude


~ 22 ans ne vous auront pas amochés ~
Enfin, presque...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://arestim.heavenforum.com/
Choixpeau
Poudlard
Poudlard
avatar

Nombre de messages : 120
Date d'inscription : 26/07/2007

Feuille de personnage
Age et liens familiaux: HiHiHi
Année d'étude ou Emploi: HaHaHa
Gallions:
0/0  (0/0)
MessageSujet: Re: Soledad Alcazar Prince   Dim 30 Sep - 16:19

Continue sur cette voie jeune fougueuse
Et que Poudlard te rende à nouveau heureuse
Et c'est donc sans avoir tort
Que je t'envoie à GRIFFONDOR


FICHE VALIDEE
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Soledad Alcazar Prince   

Revenir en haut Aller en bas
 
Soledad Alcazar Prince
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» ENTÈNASYONAL FANN NAN DENGWANN POU PWOSÈ JANKLOD DUVALIER,PETISYON ANPIL SIGNATÈ
» PALAIS ROYAL à MADRID / Espagne
» Villes (petit atlas de Théah)
» Soledad Gerfaut, l'Epervier [ FINI ]
» Les Jupons de la Pucelle ? Bacchus & Soledad

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
LeviCorpus l'aprés épilogue :: Administration :: V1 :: Fiches V1-
Sauter vers: