Parce qu'une saga telle que celle là ne meurt jamais ...
 
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 Barbara Trelawney

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Barbara Trelawney
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MessageSujet: Barbara Trelawney   Sam 1 Sep - 19:05

Carte d'Identité

Nom : Trelawney
Prénom(s) : Barbara « Babs » Joanne Andromaque Cassandre
Âge : 35 ans
Jour et mois de naissance : 17 juin
Etat civil : Célibataire
Adresse : Poudlard
Profession : Concierge

Famille

Famille : Sang-pur.
Père : Patrick Tirésias Trelawney, 63 ans, tireur d’élite de la Brigade de Police Magique.
Mère : Rachel Félicie Londubat, 61 ans, propriétaire de la Ménagerie Magique du Chemin de Traverse.
Frères et sœurs : Fille unique.
Autres membres de la famille : Sybille Patricia Trelawney, sa tante, Neville Londubat, très lointain cousin et ami proche.

Ethnologie

Description physique : Il n’y a pas grand-chose d’extraordinaire dans le physique de Barbara. Elle peut se targuer d’être bien faite de sa personne, sans pour autant être un top model. Ses mensurations sont assez généreuses pour lui assurer un potentiel de séduction qu’elle n’a pas l’habitude d’exploiter, et elle n’est pas assez maigre pour risquer de mourir en donnant naissance à ses futurs enfants (point dont elle est assez satisfaite). Raisonnablement grande, elle possède un physique athlétique qui indique qu’elle s’entretient régulièrement, sans toutefois avoir le niveau olympique.

Son visage rond et sympathique rappelle un peu celui de son cousin, et témoigne de son ascendance Londubat. Néanmoins, ses yeux bleus sombres, profonds et avisés, témoignent de son intelligence et de sa vigilance, même cachés derrière ses lunettes carrées. Ses longs cheveux noirs (me parlez pas de son avatar, je sais, mais c’est le mieux que j’aie trouvé) sont habituellement laissés libres, et donnent une certaine nonchalance modérée à sa silhouette. Elle est cependant passée maître dans l’art du chignon improvisé, au cas où une mise plus stricte deviendrait nécessaire.

Elle porte d’habitude des vêtements discrets, gris et noirs : des robes courtes qui facilitent la course (un avantage certain contre les élèves qui se prennent facilement les pieds dans les leurs, qui sont si longues), chemise, pull et cravate, ainsi qu’un pantalon. On remarque à peine qu’elle porte des converses noires, mais c’est un détail dont on lui fait rarement la remarque. Les plus observateurs pourront remarquer que sa baguette se trouve dans un rangement spécial sur sa ceinture, l’équivalent sorcier du holster.

Si tout cela donne l’impression d’une sorcière ordinaire, sauf quelques détails, la façon qu’a Barbara de se mouvoir est bien plus surprenante. Pour vous donner un exemple, elle pourrait traverser en courant un couloir que Peeves bombarderait de bombes à eau tout en lisant un livre, et s’en tirer sans glisser et sans une trace d’eau sur elle si elle est en forme. D’une grâce extrêmement discrète, Barbara semble toujours savoir où elle va et comment se mouvoir, et jamais vous ne la verrez se cogner dans un mur ou entrer en collision avec quelqu’un, quelle que soit la situation. Son assurance et son aisance physiques sont impressionnantes et très utiles dans son métier.

De manière générale, Barbara possède une sorte de beauté modeste et discrète, confirmée par son assurance et sa grâce naturelle.

Description morale et caractère : Lorsqu’elle était jeune, Barbara était d’une timidité presque maladive, totalement dépourvue d’assurance en société, et presque incapable d’aligner trois mots. Ce côté s’est affiné et assuré pour lui donner aujourd’hui un côté poli et réservé. Elle possède cependant de surprenantes réserves d’assurance et de combativité, qu’elle garde cependant pour elle et ses proches.

En public et avec des gens qu’elle ne connaît pas intimement, elle est d’une discrétion et d’une courtoisie remarquables. La domestique parfaite, attachée entièrement à sa tâche et qui ne demande rien tant qu’à faire partie des meubles. Dotée d’un professionnalisme consommé, elle ne change presque jamais d’attitude, qu’elle soit en train d’assister à une visite du Ministre ou de tirer les oreilles à un élève en faute, et loin d’être raide ou obséquieuse, elle manifeste ici aussi et surtout ici sa grâce discrète et naturelle.

C’est aussi dans son travail, pourtant, que se manifeste son côté moins accommodant. Barbara possède un instinct absolument hors du commun en matière de stratégie, de traque, de duel et en général, en matière de conflit pragmatique. La surprendre est quasiment impossible et elle pourrait bien être la meilleure duelliste de Poudlard. Capable de mettre en branle toutes les ressources à sa disposition, et ce avec une efficacité toute spontanée et d’autant plus étonnante, elle est en très peu de temps devenu la terreur des fauteurs de troubles. Elle semble toujours savoir où trouver les élèves turbulents, et tenter de lui échapper est assez futile, étant donné son talent avec les sortilèges d’Entrave et sa rapidité une baguette en main. Bref, elle semble faite pour son métier. Et pour d’autres sans doute moins tranquilles…

Pourquoi, me demanderez-vous, a-t-elle choisi d’être concierge, alors qu’elle pourrait être dans la Brigade de Police Magique, ou même Auror ? La raison est simple : Barbara est avant tout pantouflarde. Très attachée à la stabilité et à son confort, elle ne désire rien tant qu’une vie tranquille. Et si elle est d’une politesse parfaite dans les situation formelles, avec ses proches elle est d’une franchise chaleureuse. Lorsqu’elle se sent chez elle, elle fait montre d’un caractère entier et gentiment sournois, avec un côté asticoteuse et arrangeuse fort sympathique.

Dans les situation tendues, en revanche, elle en revient à son formalisme, car toute douée qu’elle soit, elle fonctionne principalement à l’instinct, et son talent pour la pratique n’inclut pas les joutes verbales. Les élèves font exception, et ceux qu’elle connaît bien ou ceux qui ont un casier bénéficieront aussi de son caractère charmant, et ces derniers s’apercevront vite que la franchise de sa baguette est bien moins sympathique.

Naturellement gentille et compréhensive, il faudrait vraiment la pousser à bout pour qu’elle s’énerve véritablement. Mais alors, il faudrait rapidement se trouver un abri : l’air de concentration qu’elle prend lorsqu’elle se plonge dans son travail est si intense qu’il en devient presque inquiétant, surtout lorsqu’on voit son talent pour les sortilèges et autres maléfices. Qui peut imaginer à quel point elle serait dangereuse une fois folle de rage ? Fort heureusement, le côté casanier de Barbara fait qu’elle est très difficile à déstabiliser, et plutôt que de laisser une situation empirer, elle préfèrera faire l’autruche ou couper court aux hostilités.

Particularité : Comme dit précédemment, Barbara est une duelliste de premier ordre, avec le talent et l’expérience qui vont avec. Son instinct, allié avec sa rapidité et son expérience des Sortilèges, la rendent redoutable une baguette à la main, et sa réputation en tant que concierge s’en est trouvée grandie. Aussi efficace que Rusard, voire plus efficace, elle a su imposer une certaine discipline parmi les élèves, d’autant qu’elle est loin de susciter autant d’animosité que son prédécesseur. Quelques irréductibles fauteurs de troubles résistent cependant encore et toujours à la concierge…mais ils ne sauraient rester impunis longtemps.

Il est une chose en dehors de sa baguette qui fait sortir Barbara de sa coquille : la danse. Là encore par instinct, la jeune femme danse le tango comme personne, et a le rythme dans la peau en général. Elle ne se déhanchera pas à la seule vue d’un instrument de musique, mais, l’occasion et la boisson aidant, il se peut qu’elle se lâche…
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MessageSujet: Re: Barbara Trelawney   Sam 1 Sep - 19:08

Passé

Votre histoire :
1er Novembre 1979
C’était un moment d’incertitude. Depuis près de 13 ans, Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom s’appliquait à abattre le monde magique tel qu’on le connaissait, pour le refaire à son image. Et ses moyens étaient à son image : peur, mort et désespoir.

C’était un lieu de passage. Un chemin que l’on n’empruntait que pour en ressortir : mais si auparavant c’était parce qu’on ne faisait qu’y chercher ses courses, à présent et depuis près de 13 ans c’était parce qu’on ne voulait pas rester trop longtemps hors de chez soi. Parce que c’était un moment d’incertitude. Mais il restait malgré tout la certitude sans doute idiote que « chez soi » était encore un endroit sûr. Plus sûr que le Chemin de Traverse, que l’on empruntait qu’en groupe et en toute hâte.

C’était un homme, et c’était une femme. Un jeune homme à la coupe au carré et aux robes bien lissées, arborant fièrement son badge flambant neuf. Et une jeune femme à l’air rêveur, les cheveux en désordre, les bras pleins de livres et une démarche comme le roulis, qui l’aurait fait rentrer dans bien des gens plus sérieux. Mais le Chemin n’était pas bondé, et elle dérivait à sa guise. Parce que c’était un lieu de passage.

Et ce fut une belle collision, entre ce jeune homme qui aurait dû hériter de sa bisaïeule un talent pour prévoir les collisions, et cette jeune fille qui n’aurait rien souhaité tant qu’avoir ce genre d’ancêtre et les talents qui allaient avec.
« Bon sang, faites attention ! » s’exclama le jeune homme, apparemment très gêné de voir son hiératisme être compromis.
« Désolée, désolée » fit la jeune femme d’une voix hésitante, tandis qu’elle ramassait ses livres, aux pieds du jeune homme qui lissait ses robes.
Elle se leva et le considéra un moment, serrant ses livres contre sa poitrine et souriant lentement. Parce que c’était un homme. Et pas si mal fait.
« Vous savez, je crois bien que j’ai lu quelque chose sur une rencontre dans mon horoscope… »
« Alors vous avez perdu votre temps à lire des bêtises » asséna-t-il, avant d’essayer de la contourner, tout en remettant son badge en place. Mais elle l’interrompit par une poignée de main spontanée.
« Rachel Londubat. »
Le nom sembla l’arrêter, et il serra plus formellement sa main.
« Patrick Trelawney. »
Elle ouvrit la bouche en admiration et secoua sa main manucurée avec plus d’enthousiasme.
« Oh, vous descendez de…de… »
« Cassandre Trelawney, oui… » acheva-t-il, l’air à présent fatigué. « La très célèbre, très douée et très supérieure-à-ses-décevants-descendants oracle. »
Elle lui envoya une franche tape dans le dos. Il porta instinctivement sa main à sa ceinture, d’où dépassait une baguette bien polie.
« Allons » fit-elle. « Vous savez, ma grand-tante me dit tout le temps que je suis stupide de me passionner pour les Ronflaks Cornus et les Boules de Cristal. C’est pas pour autant que j’abandonne ! »
Il recula d’un pas, plaça ses poings sur sa taille et prit la pose, espérant avec doute que son regard serait assez intimidant.
« Bon, écoutez-moi bien ma petite dame : ce que votre grand-tante vous dit ne me regarde pas, et je sais par expérience personnelle et familiale que la divination n’est qu’un tas de fumisteries, forfanteries et fariboles. » lâcha-t-il d’une traite, avant de bomber le torse avec un sérieux très appliqué, mettant son badge en avant. « Et au cas où vous auriez envie de m’agresser encore longtemps, je vous signale que je suis un membre de la Brigade de Police Magique. »
Après quelques secondes à observer en plissant les yeux les pectoraux du jeune homme (et l’insigne qui y figurait, accessoirement), elle fit une moue dédaigneuse et dubitative et lui décocha un regard espiègle
« Ah oui ? Et vous allez faire quoi ? M’arrêter pour harcèlement ? »
Il reprit une pose normale et réfléchit quelques secondes. Puis il fit un sourire en coin qui changea radicalement son visage.
« A vrai dire je pensais dresser le procès verbal autour d’une tasse de thé au Chaudron Baveur… » fit-il d’une voix plus légère.
« Et vous allez me menotter en plus ? » souffla-t-elle, toujours aussi espiègle.
Son sourire s’élargit.
« Faisons ça correctement : inutile de brûler les étapes.. »

Et il prit sa main. Parce que c’était une femme. Il aurait dû penser au lendemain et à son travail. Mais c’était un moment d’incertitude.


1er septembre 1993
C’était un moment d’avenir. Un moment que Barbara avait attendu pendant des années, depuis sa plus tendre enfance. Le moment que tous les enfants de 11 ans attendaient avec impatience ou appréhension, au moins depuis qu’ils avaient reçu la lettre de convocation. Mais Barbara n’était pas inquiète : elle avait la certitude que tout se passerait bien.

C’était un lieu de légende. Le genre de lieu où tout le monde rêvait d’entrer, et où tout le monde rêvait de revenir. Mais Barbara savait qu’elle avait mieux attendu que les autres : elle savait exactement quand elle viendrait ici, et comment elle y reviendrait. Parce que c’était un moment d’avenir.

C’était un chapeau. Un objet tout simple et commun, rapiécé et poussiéreux : du genre qui ne payait pas de mine, mais Barbara en avait déjà entendu parler. Si c’était un objet commun, c’était parce qu’il était à sa place ici. Parce que c’était un lieu de légende.

Et ce fut un sourire confiant qu’elle prit en entendant McGonagall appeler son nom :
« Barbara Trelawney. »
Il y eut quelques murmures dans la salle, et tante Sybille sembla émerger de sa transe cotonneuse, derrière ses énormes lunettes. La jeune fille se précipita un peu, le cœur battant la chamade : elle savait ce qui allait se passer, mais ça ne l’empêchait pas d’être excitée. Elle sentit le cuir du Choixpeau se poser sur ses cheveux…et s’y attarder. Quelque chose n’allait pas : papa lui avait tout expliqué. Qu’elle était une jeune fille gentille, tranquille et polie, qui ne s’attirait pas d’ennuis, qui savait travailler honnêtement et respecter les règles. Et donc que dès que le Choixpeau toucherait le haut de son joli crâne, il proclamerait hautement et logiquement « Poufsouffle ». Mais quelque chose n’allait pas : le Choixpeau prenait trop de temps. Et Barbara se boucha les oreilles lorsqu’il lui parla, comme si son geste enfantin pouvait le faire changer d’avis, comme par magie : ce truc tout rapiécé ne pouvait pas avoir plus raison que papa ! Parce que c’était un chapeau.

« Serpentard ! » cria le bout d’étoffe pédant et rapiécé, et Barbara eut un petit cri étouffé.

Tante Sybille prit une expression très importante et très habituelle qui disait : « Je le savais. » Des applaudissement mitigés s’élevèrent d’une des tables. Eux non plus ne s’y attendaient pas, et ne comprenaient pas. Et Barbara resta sur le tabouret, se disant que si elle refusait de bouger le Choixpeau changerait peut-être d’avis. Mais il suffit d’un toussotement de McGonagall pour qu’elle se lève et se précipite vers la table des Serpentard, avant de s’asseoir, la bouche tremblante. Parce que ce n’était plus un sourire confiant.


23 avril 1995
C’était un moment de prudence, comme à peu près tous les moments que Barbara passait dans l’école. Après plus d’un an à Poudlard, sa timidité confinait à la paranoïa. Mais ce n’était pas comme si elle avait le choix : il y avait d’abord eu une période d’acclimatation, dans laquelle ses camarades avaient appris à la connaître, avant d’officialiser son statut de mouton noir. Aujourd’hui ce n’était pas si grave : à côté des maléfices qu’on lui jetait au début et à la fin de chaque cours, ou des araignées dans le lit chaque soir, les insultes quasi-permanentes en devenaient presque supportables. Les autres avaient sûrement oublié son prénom, à force de l’appeler « mauviette » ou « chair à Moldus »…

C’était un lieu comme un autre, un couloir parmi les centaines de couloirs de l’école. Mais Barbara le connaissait sûrement mieux que bien des élèves : elle avait pris l’habitude de passer inaperçue, pour éviter les quolibets et autres manifestations de « noblesse oblige ». La jeune fille avait appris à marcher rapidement, à raser tranquillement les murs et à détourner le visage juste assez tôt pour ne pas être reconnue, et juste assez tard pour ne pas avoir l’air suspecte. Elle savait quel couloir emprunter à quelle heure, quelle porte conduisait dans quelle salle, quel escalier était emprunté par quels groupes. Parce que chaque moment avait fini par devenir un moment de prudence. Ca n’avait pas été si difficile, étant donné sa motivation, et aujourd’hui encore, ce n’était pas si difficile : entre la correspondance avec papa et maman, et le travail où il semblait si facile de noyer sa solitude…Elle se plaqua contre le mur avec souplesse, presque par instinct : il y avait quelqu’un tout près.

C’était un garçon. Un élève de Serdaigle, en septième année vu sa taille : les cheveux bruns, un regard bleu pétillant derrière ses lunettes, et un sourire constant sur le visage. Elle l’avait déjà vu, même si, bien sûr, elle ne connaissait pas son nom. Il était en pleine conversation avec un tableau, dans lequel un chevalier s’agitait avec enthousiasme et faisait résonner son armure et ses paroles bravaches à travers le couloir, et sûrement jusque dans les salles. Barbara ne fut pas surprise : les rares fois où elle avait vu cet élève, il était soit en train de parler au chevalier du Catogan, soit en compagnie de deux de ses camarades. Mais la conversation d’aujourd’hui semblait de la dernière importance :
« Et alors elle m’a embrassé ! » lâcha le jeune homme d’un air abasourdi, comme s’il parlait d’une impossibilité scientifique absolue.
« Ah, je vois que ta bravoure et ta fougue font déjà fondre les cœurs des jouvencelles ! Bravo, Alec, bientôt tu seras digne de mon exemple ! » commenta le chevalier, tout en essayant de convaincre sa visière de rester relevée, sans grand succès.
Barbara profita du raffut pour s’éclipser rapidement, avec une discrétion experte : après tout, c’était un lieu comme un autre, qu’elle connaissait aussi bien que les autres. Si ça continuait comme ça, d’ici la fin de sa scolarité elle en saurait autant que le concierge sur le château…Elle se dit quelques secondes plus tard que le garçon était vraiment mignon, et trouva la pensée étrange, comme déplacée. Et se dépêcha de l’oublier en arrivant devant la salle de classe.

C’était un cours, et c’était donc un lieu où elle devait redoubler de prudence : à partir d’un certain nombre, ça cessait de devenir dangereux (sinon la Grande Salle aurait été son pire cauchemar), mais en petit comité…Elle se rangea bien derrière les autres, dans l’ombre d’une gargouille : le pire était que les autres élèves étaient à peu près aussi dédaigneux que les Serpentard étaient méchants. On aurait dit que les trois autres maisons ne voyaient en Serpentard qu’un ramassis de nobliaux sectaires et arrogants, dont les trois quarts deviendraient des mages noirs : et même si elle comprenait facilement ce point de vue, avec ce qu’elle avait vu de ses camarades, ça ne rendait pas les choses moins faciles pour elle. Elle ne rêvait que d’aller hurler à l’école entière qu’elle ne voulait pas être à Serpentard, qu’elle n’avait rien à y faire, mais elle était trop timide, et trop discrète à présent, pour le faire. Les Serdaigle l’ignoraient superbement, les Griffondor la traitaient avec presque autant d’arrogance que les Serpentard, et les Poufsouffle la regardaient comme si elle était un miroir déformant. Ce qui était bien pire. Elle n’avait même pas osé assister à la première tâche du Tournoi des Trois Sorciers. Entendant un bruit distinctif de petits pas réguliers, elle se retourna et baissa instinctivement le regard pour voir Flitwick arriver, aussi minuscule et ridicule que sympathique. Elle sourit : sa matière était la seule où elle se débrouillait vraiment bien. Non pas qu’elle soit une si mauvaise élève, surtout qu’elle avait tout le temps de travailler dans son coin de la salle commune : non à vrai dire, elle avait vite compris que de trop bonnes notes ne feraient qu’attirer l’attention et les mauvaises intentions. Et lorsqu’elle entendit les retardataires arriver avec forces bruits de course et paroles enthousiastes, elle se réfugia dans l’ombre de la gargouille. Là encore c’était un garçon ; ou plutôt deux, qui se ressemblaient comme deux gouttes d’eau.

Et c’était une autre conversation enthousiaste, entre Dennis Crivey, qu’elle connaissait puisqu’il était de son année, et celui qui semblait être son frère aîné.
« Et tu as réussi à prendre une photo de quand il a lancé le sortilège d’Attraction ? » demanda Dennis d’une voix presque suppliante. Barbara se rapprocha un peu : elle avait déjà entendu des fragments de récits de la première tâche, mais elle était toujours intéressée.
« Non » répondit l’autre, qui devait être en troisième année. « Il était bien trop rapide ! » A sa voix, on aurait cru qu’il était plus admiratif que déçu. La jeune fille s’avança encore un peu : s’il y avait bien une chose à laquelle elle ne résistait pas, c’était un maniement expert de la baguette. Entre son admiration pour papa et la nécessité de savoir contrer les sorts qu’on lui jetait…
« Par contre je pourrais sûrement t’avoir son autogr… » commença l’aîné, avant de se retourner avec une rapidité surprenante.
Barbara eut à peine le temps de sortir sa baguette qu’il mitraillait déjà…Elle cligna des yeux, aveuglée par le flash de son appareil. Les frères Crivey sourirent à l’unisson, tandis que le reste des élèves se retournait. La jeune fille serra les dents, s’attendant à un barrage de quolibets…qui n’arriva jamais.
« Pourquoi tu te caches ? » demanda le photographe en herbe.
Elle le regarda avec des yeux ronds, sans répondre.
« Dennis m’a parlé de toi…m’a dit que tu te cachais tout le temps… » expliqua-t-il d’une voix un peu hésitante. « C’est juste que je comprenais pas…tu sais que tu es très photogénique ? »
Elle resta muette, comme si son instinct lui interdisait de parler : comme lors de sa répartition, elle espérait stupidement que si elle faisait l’autruche, tout le monde finirait par l’oublier.
« Monsieur Crivey » couina Flitwick d’une voix légèrement indignée. « Si vous avez terminé votre séance photo, votre frère et ses camarades ont un cours de Sortilèges… »
« Oh, désolé » balbutia l’aîné tout en tournant les talons. Mais avant de repartir, il lança à Barbara les plus étranges paroles qu’elle ait entendues à Poudlard : « A plus tard ! ».
Les yeux toujours grands ouverts, Barbara suivit de loin les autres élèves qui entraient dans la classe. Et son air abasourdi s’accentua lorsque Dennis lui adressa la parole.
« C’est mon frère, Colin. Tu savais que c’était un grand ami de Harry Potter ? »
Elle se tourna vers lui et eut un sourire timide.
« Non, je ne savais pas…Tu pourrais m’en parler ? J’ai manqué la première tâche… »
« Tu as raté quelque chose ! C’était monstrueux !! »
Et tandis que Flitwick les fusillait du regard, ils entrèrent dans la salle de cours. C’était un cours comme il y en avait des centaines chaque année, mais c’était un des seuls cours que Barbara raconterait à papa dans sa lettre du lendemain. Et qu’elle raconterait à ses autres futurs amis, au moins une fois par an, pour le restant de ses jours.


Dernière édition par le Sam 8 Sep - 0:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Barbara Trelawney   Sam 1 Sep - 19:15

31 mai 1998
C’était un moment de victoire. Après la bataille, après la violence et la frayeur, après la mort de l’ennemi. La mort…le Seigneur des Ténèbres s’était enfin trouvé à sa portée, et elle ne l’avait pas manqué. Mais elle n’avait non plus manqué de collecter quelques autres vies au passage, des vies bien plus précieuses aux yeux de Barbara…

C’était un lieu de fierté, où des dizaines de membres de l’Armé de Dumbledore s’étaient réfugiés pendant cette année, la plus sombre que la jeune fille ait jamais connue. Des dizaines d’élèves qui s’étaient dressés contre l’influence des Mangemorts, prenant toujours plus de risques pour mener un combat qui semblait perdu d’avance. Mais Barbara ne ressentait pas de fierté à présent, et elle n’en avait jamais vraiment ressenti au cours de l’année. Elle était la seule Serpentard dans l’Armée de Dumbledore, et pourtant, nulle part dans la Salle sur Commande on ne voyait les couleurs vert et argent de sa maison. Elle avait insisté auprès de Neville, Luna et Ginny pour qu’on ne les affiche pas. Et pourtant, si c’était un moment de victoire, c’était un petit peu grâce à elle, et à ce qu’il y avait en elle de cette maison.

C’était son cousin. Probablement la personne la plus proche d’elle, celui qui comprenait le mieux ce qui lui était arrivé pendant cette année fatidique.
« Babs ? » demanda Neville en entrant dans la Salle sur Commande.
Barbara ne répondit pas. Elle était trop occupée à rester accroupie et à regarder la baguette posée sur la chaise devant elle. Sa baguette. Un instrument qu’elle avait appris à mieux connaître en quelques mois qu’elle ne l’avait fait auparavant, en quatre ans de pratique de la magie. Marrant ce qu’une guerre et le règne de l’injustice pouvaient changer chez une jeune fille si timide…
« Ca va ? » demanda-t-il en s’approchant d’elle, l’air inquiet. Elle pouvait voir les marques de la bataille sur son visage : le sang, les éraflures, quelques cheveux roussis, et l’adrénaline qui animait encore ses yeux.
« Félicitations, Neville… » dit-elle avec un sourire poli et une toute petite voix, comme si elle avait de nouveau 5 ans. « C’était vraiment joli, quand tu as décapité le serpent… »
Il s’accroupit devant elle et mit la main sur son épaule. Elle l’avait déjà remarqué, mais émacié par l’effort et les épreuves, son visage autrefois débonnaire et joufflu devenait presque séduisant.
« Babs…je suis vraiment désolé pour Colin. Je savais que tu étais…proche de lui »
Barbara leva les yeux vers son cousin. Sans elle, l’Armée de Dumbledore n’aurait peut-être pas survécu : pas sans sa connaissance des couloirs, pas sans son expertise en discrétion, pas sans ses talents de duelliste, pas sans son instinct qui semblait anticiper chaque fourberie, chaque piège…pas sans cette surprenante capacité qu’elle avait de mettre tous les moyens en œuvre pour parvenir à ses fins, de toujours savoir exactement comment faire. Pas sans elle, la seule Serpentard du groupe. Elle avait pris tous les risques, elle s’était mise en avant, elle avait violé les règles et s’était attiré les pires ennuis de sa vie, elle s’était même jetée dans la Seconde Bataille de Poudlard alors qu’elle était encore mineure…elle avait trahi tout ce que Poufsouffle représentait et avait donné cent fois raison à ce foutu Choixpeau. Tout ça pour que Colin meure dans ses bras.
« Et tu t’es très bien débrouillée toi aussi » ajouta le jeune Londubat, avec un sourire maladroit. Elle l’avait vu défier Lord Voldemort en personne il y a moins d’une heure, et maintenant il semblait aussi maladroit qu’il y a cinq ans. Mais Barbara n’était toujours pas surprise : il y a moins d’une heure, elle-même avait réussi à désarmer et neutraliser trois Mangemorts à la suite.
« Merci, Neville » répondit-elle d’une voix blanche, tout en se relevant.
Elle s’avança vers la chaise et prit sa baguette, un morceau après l’autre. L’Avada Kedavra du Ministre avait réduit l’objet en miettes lorsque Barbara avait tenté de le bloquer : un écho dans sa tête lui disait que le fait qu’il était sous Imperius avait dû affaiblir le maléfice. Mais elle se rappelait encore trop bien de la lumière verte et du vent macabre pour se dire qu’elle avait eu de la chance. C’était peut-être un lieu de fierté, mais elle n’arrivait pas à ressentir de la fierté. Juste un sens aigu des choses, trop aigu pour ne pas la mettre mal à l’aise.

C’était des morceaux de baguette qu’elle mettait dans sa poche. L’écho lui dit qu’il faudrait la faire remplacer, et que cette fois-ci ce ne serait sûrement pas du crin de licorne.
« Je vais devoir trouver autre chose à faire pour dans deux ans… » fit-elle, l’air toujours absent. Neville eut l’air mi-déçu mi-triste.
La bouche de Barbara tremblait de nouveau. Il eut quelques gestes hésitants puis il la prit dans ses bras. Et là seulement, après un an de dangers, après des heures de combat, après avoir tenu le corps de Colin, elle se laissa aller à pleurer. Parce que c’était son cousin, et que personne ne comprenait comme lui ce qui s’était passé cette année à Poudlard. Mais si proche qu’elle se sentît de lui, elle savait qu’elle n’avait rien d’héroïque : elle était une Serpentard. Et elle espérait sincèrement qu’elle n’aurait jamais l’occasion de le prouver à nouveau.


15 août 2010
C’était un moment de tranquillité, comme Barbara avait appris à les chérir. A 28 ans, elle était une femme attachée au confort et à la stabilité, et elle avait été très heureuse de voir le Ministère sortir de la période de troubles qui l’avait agité pendant sa scolarité. Car même si elle ne désirait rien tant qu’une vie tranquille, une certaine partie d’elle ne se serait pas satisfaite d’un endroit moins prestigieux que le Ministère. Tout compte fait, elle se retrouvait ici. Après 9 ans. Entre tous les lieux, entre tous les métiers. Il y avait de quoi rire. Peut-être même de quoi pleurer.

C’était un lieu de travail. Le travail d’un homme que tous les élèves de Poudlard avaient appris à haïr. Elle y compris. Son travail, peut-être, elle espérait, demain. Il faudrait du temps, à elle et aux autres, pour s’acclimater au changement. Et si Barbara savait que c’était un moment de tranquillité, elle savait aussi qu’en obtenir d’autre ne serait pas chose facile. Un petit écho s’en réjouit. Elle le fit rapidement taire et s’assit devant son prédécesseur.

C’était un homme maigre et râblé, presque rabougri, l’air patibulaire et curieusement intelligent. On aurait dit un renard qui se serait habitué à avoir la gale. Et qui en aurait tiré avantage. Sur ses genoux noueux, une chatte brune tigrée, presque hirsute, aux yeux rouges trop brillants pour ne pas être intelligents. Pas un animal ordinaire, Barbara le sentait. Miss Teigne avait un regard de sphinx, mais elle n’était sûrement pas restreinte par les mêmes règles. Elle était à sa place sur les genoux d’Argus Rusard. Et Argus Rusard était à sa place dans ce vieux fauteuil, dans cette vieille pièce, dans ce vieux château. Parce que Poudlard tout entier était son lieu de travail. Barbara eut un peu de mal à avaler sa salive.
« Alors vous voulez prendre ma place ? » lança un peu brusquement le concierge.
« Votre succession, » le corrigea poliment la jeune femme. « La Directrice m’a dit que vous préfériez être sûr avant de prendre votre retraite. »
Elle n’eut pas besoin de demander « sûr de quoi ? ». Ce n’était pas comme s’il n’était pas impatient de le dire. Et pas non plus comme si elle ne le savait pas déjà.
« Redites-moi votre nom ? »
Rusard aboyait presque, et Barbara n’aimait pas le regard suspicieux que lui et son animal lui lançaient.
« Barbara Trelawney. »
Il se caressa le menton et caressa celui de Miss Teigne, l’air songeur.
« Elève sans histoire… » marmonna-t-il pour lui-même. « Quel métier vous exerciez avant de postuler pour le mien ? »
Il parlait toujours du poste comme de sa propriété exclusive. La bouche de Barbara se serra et son regard durcit très légèrement : il était nécessaire de lui tenir tête.
« Au Ministère… » commença-t-elle avant d’hésiter.
Elle aurait voulu ne pas lui en dire plus. Mais Rusard était trop intelligent pour ne pas voir sa réticence. Et elle ne voulait pas obtenir ce poste en mentant : une Poufsouffle ne l’aurait pas fait. Mais une Poufsouffle n’aurait pas non plus profité de la séparation de ses parents pour satisfaire son besoin d’adrénaline.
« 3 ans au Bureau de Détection et de Confiscation des Faux Sortilèges et Objets de Protection… »
Elle avait aimé travailler sous les ordres d’Arthur. Mais elle ne pouvait pas non plus nier qu’il lui manquait quelque chose : ce n’était pas le remplissage de formulaires que couvrait son instinct. Et quand maman était partie pour se consacrer tranquillement à ses passions bizarres, et que Barbara avait eu peur que papa ne finisse par plonger, eh bien…
« Et 7 ans dans la Brigade de Police Magique. »
Des états de service brillants, un talent extraordinaire une baguette en main, un instinct magnifique…pour sûr, papa avait été content. Et Rusard l’était aussi, apparemment.
« Ah bien ! Alors vous avez ce qu’il faut pour vous occuper de ces garnements ! Encore, vous avez de la chance, maintenant que ces fichus jumeaux Weasley ne sont plus là… »
Elle faillit soupirer de soulagement lorsqu’elle s’aperçut qu’il n’allait pas lui demander pourquoi elle avait démissionné. Sa main se glissa discrètement dans sa poche pour palper les morceaux d’une baguette brisée. Encore une. S’il y avait bien une chose que Barbara supportait mal, c’était d’être embarrassée. Puis elle remarqua que Rusard lui-même semblait un peu gêné, comme si une question lui brûlait les lèvres, qu’il n’osait pas poser.
« D’ailleurs, vous savez comment va ce sale garnement de George ? J’ai entendu dire qu’il avait du mal à se remettre de… » parvint-il à articuler, avant de renoncer, éloignant la question avec un geste exaspéré et un grommellement.

Ce fut un sourire sur le visage de Barbara. Un de ces sourires très légers qui ne risquaient pas de lui attirer quoi que ce soit. Son sourire préféré. D’un seul coup, Rusard lui sembla bien plus vieux, et bien plus sympathique. Et son métier aussi. Il était temps qu’on leur accorde un peu de repos, à elle et à lui. Après tout, c’était un homme trop maigre pour qu’on lui demande encore une telle charge. Mais elle s’en accommoderait très bien.
« Je pense que votre métier vous plaira, Mlle Trelawney » grogna Rusard. « Et d’ailleurs, il vous plaira bien plus si elle est là pour vous faciliter la vie… »
Prenant Miss Teigne dans ses bras, il la tendit à Barbara. Celle-ci regarda le félin d’un air un peu surpris, qui rappelait les yeux exorbités qu’elle avait adressé à Colin Crivey, il y a 13 ans de ça. Prenant à son tour l’animal dans ses bras, elle sut de suite comment la tenir, et comment la déposer sur ses propres genoux. Tendant la main avec hésitation, elle lui caressa la tête et l’entendit ronronner avec satisfaction. Ses moustaches semblaient vibrer d’intelligence. Barbara laissa sa baguette brisée et ressortit la main de sa poche pour flatter le cou du félin.
« Bon, un peu de thé, ça vous dirait ? » demanda Rusard, d’une voix très bizarre. Il n’avait pas l’habitude d’être poli.
Barbara sourit. Un chat, du thé, un travail tranquille, Poudlard. Que demandait le peuple ?
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Barbara Trelawney
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MessageSujet: Re: Barbara Trelawney   Sam 1 Sep - 19:16

3 juillet 2015
C’était un moment de séparation. Mais ce n’était pas un moment de tristesse. Après 5 ans de vie commune, ils avaient appris à se connaître, et à se rendre compte que le mélodrame leur insupportait. Ce qui n’avait fait que les rapprocher. Et ne faisait que rendre la séparation plus facile. Barbara ne l’aurait pas voulu autrement, et elle n’en appréciait Walter que davantage.

C’était un lieu devenu familier après toutes ces années de travail. Un lieu confortable et qu’elle connaissait par cœur. Jamais elle n’y avait renversé une seule tasse. Et lui non plus. S’appuyant sur le linteau de la porte, Barbara le regarda agiter sa baguette avec une habileté nonchalante, et elle sourit : il avait peut-être appris d’elle, mais ça n’avait pas changé sa façon de faire. Tout le contraire des mouvements rapides et nerveux qu’elle effectuait sous le coup de l’instinct. Ils étaient si dissemblables par bien des points…mais là encore, ce n’était pas ce qui avait posé problème.

C’était un homme, et c’était une femme. 36 ans après. Papa lui avait raconté comment lui et maman s’étaient rencontrés. Barbara sourit plus largement. La vie était belle. Walter fit rentrer le dernier livre dans sa valise. Ils n’avait jamais vécu ensemble dans cette pièce. Pas totalement. Mais il y avait laissé beaucoup d’objets personnels. Beaucoup de lui-même.
« Je suppose qu’il est inutile que je m’attende à ce que tu me demandes pourquoi ? » fit la jeune femme d’un ton un peu ironique.
Il se retourna et eut un sourire en coin. Son œil valide pétillait de complicité.
« Non. Je suppose que nous savons tous les deux ce que nous faisons, n’est-ce pas ? »
« Toi tu sais ce que tu fais, » dit Barbara en se décollant du mur et en rentrant dans la pièce. « Moi je sais comment le faire. »
« C’est une façon de voir les choses » répondit-il d’un ton songeur. Son œil mort la fixait comme à son habitude. Elle n’avait jamais vraiment pu s’y habituer. Il se rapprochèrent l’un de l’autre, lui faisant léviter ses affaires avec insouciance, elle passant sa main sur les meubles avec nostalgie. Le feu mourrait paresseusement dans la cheminée. La théière d’hier soir était encore sur le plateau.
« Tu sais que ce n’est pas ta faute, Wally. »
Elle se doutait bien qu’il le savait. Mais c’était une formalité à régler. Une chose à dire. En bonne et due forme : elle lui devait bien ça.
« Et tu sais que ce n’est pas la tienne non plus, Babs. »
Son ton était enjoué, un peu tendre un peu taquin. La jeune femme plissa les yeux. Elle ne l’avait que rarement vu tenir sa baguette assez fermement. Ils se regardèrent longtemps, très longtemps, juste pour ne laisser aucun malentendu. Elle n’avait jamais la sienne, de chambre. Elle le connaissait peut-être mieux que personne, mais elle ne savait presque rien sur lui. Ca ne l’avait pas tant gêné : elle avait l’habitude de cette sensation. L’écho lui dit de sonder son œil mort. Elle préféra se rappeler comment : elle se souvenait très mal du bal de Noël, entre l’alcool, le tango et les conversations sans queues ni têtes (comment diantre aurait-elle pu savoir ça sur la langue d’un Norvégien à Crête ?). Il n’y avait guère que le baiser qui n’était pas flou. Et la nuit qui avait suivi. Les cinq années suivantes avaient filé comme un charme.
« Ouep. » fit-elle.
« Ouep. » dit-il.
Il n’était pas ce qu’il lui fallait. Et elle non plus. Voilà tout. Fin de l’histoire. Il y avait quelque chose chez lui qui n’était pas fait pour elle. Et jamais il n’aurait pu mener une vie tranquille. Il avait voulu essayer avec elle, ça Barbara s’en était rendue compte. Tout avait filé comme un charme. Mais ils ne pouvaient pas construire une vie ensemble. Inutile donc de continuer ainsi. Voilà tout. Fin de l’histoire. Elle passa ses bras autour de son cou. Il l’étreignit.
« Mais tu sais à quel point je t’aime, espèce de borgne lunatique… » souffla-t-elle dans sa nuque.
« Et moi donc, sale peste psychorigide. »
Ils s’étaient apportés bien des choses. Parce que c’était un homme fantaisiste et plein d’assurance. Et parce que c’était une femme comme il faut et pleine d’habileté. Mais il était temps de se séparer.

Ce fut un baiser. Le dernier : bref et suffisant. Il passa la porte et elle lui adressa une œillade.
« A demain, Professeur Wyrdwad. »
Il répondit par un sourire. Un de ces sourires très légers qui ne risquaient pas de lui attirer quoi que ce soit. Son sourire préféré.
« A demain, Babs. »
Elle ferma la porte. La vie était belle. L’écho lui dit qu’elle ferait mieux de surveiller les couloirs. La vie était belle.


Scolarité & Informations Pratiques

Ecole : Poudlard
Notes aux examens
    BUSE
    Astronomie : Piètre
    Botanique : Acceptable
    Défense contre les Forces du Mal : Effort Exceptionnel
    Divination : Acceptable
    Histoire de la Magie : Piètre
    Métamorphose : Effort Exceptionnel
    Potions : Acceptable
    Soins aux Créatures Magiques : Effort Exceptionnel
    Sortilèges : Optimal

    ASPIC
    Défense contre les Forces du Mal : Effort Exceptionnel
    Divination : Acceptable
    Métamorphose : Effort Exceptionnel
    Soins aux Créatures Magiques : Effort Exceptionnel
    Sortilèges : Optimal

Baguette : 27 cm, bois de figuier, moustache de Fléreur.
Maison préférée : Poufsouffle.
Animal de compagnie : Miss Teigne.
Relations particulières : Barbara a entretenu pendant 5 ans une relation avec Walter Wyrdwad, et est aujourd’hui encore une très bonne amie du Professeur de Métamorphose.
En bons termes avec la plupart des membres du staff, elle a cependant un rapport un peu conflictuel avec Alec McBride : si elle un peu repoussée par ses anciennes ambitions héroïques, elle semble depuis 2 ans plus sensible aux sourires constants du Professeur de Défense contre les Forces du Mal.
Les élèves apprennent tous à la connaître et à la respecter (voire à la craindre), mais ce sont ceux qui ont la turbulence dans la peau qui la connaissent mieux, car elle leur livre une guerre silencieuse et sans merci.
Enfin, elle est une cliente régulière des Trois Balais, et connaît assez bien Sophia Von Goldstein, et par là même sa boule de poils de compagnie, et son client préféré, le jeune M. Hawkins.

Hors Jeu

Vous, derrière votre PC : Jean-Baptiste.
Âge réel : 20 ans.
Temps consacré sur le net par jour : Beaucoup trop^^, plusieurs heures par jour pendant les vacances, que le week-end pendant l’année scolaire.
Comment avez-vous connu LeviCorpus ? Je me suis laissé débaucher par Prismarella et Alec.
Ce qui vous a poussé à vous inscrire : D’abord parce que la série m’est très sympathique et qu’effectivement l’épilogue du tome 7 m’a donné envie d’y donner une suite (et le rp c’est plus marrant qu’une fanfic^^), et puis aussi pour faire plaisir à mes très chers amis.
Autre chose à rajouter ? Ne confondez pas Barbara avec sa tante, vous vous enfonceriez le doigt dans le troisième œil jusqu’au septième chakra.
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Adélia Mc Mahon
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MessageSujet: Re: Barbara Trelawney   Sam 1 Sep - 20:04

A l'étude Twisted Evil
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Choixpeau
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MessageSujet: Re: Barbara Trelawney   Sam 1 Sep - 22:25

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MessageSujet: Re: Barbara Trelawney   

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