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 Les enfants de Sybéria

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Adélia Mc Mahon
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MessageSujet: Les enfants de Sybéria   Lun 8 Sep - 12:18



Au nord de l’Europe de l’Est, précisément là où notre histoire prend sa source, les soirées d’hiver sont tellement froides et humides que les habitants des petits villages de campagne, il n'est pas rare de voir les membres d'une même famille se rassembler autour d'un bon feu de cheminée, pour écouter les légendes de leurs pays. Ce soir de décembre 2038, l'hiver était particulièrement rude, beaucoup de maisons avaient disparu dans cette partie de la chaîne des montagnes boisées. Tant bien que mal, les habitants s'étaient organisés, avaient sauvé de la noyade ceux qui avaient pu l'être, et s'étaient regroupés en famille, du plus jeune au plus âgé, tous entassés dans la même demeure. L'aïeul avait pris la parole, pelotonné dans une vieille couverture que sa défunte épouse avait confectionné il y a longtemps déjà, et avait entreprit de leur raconter l'une des plus anciennes légendes de la région. Certains y croient, et se signent lorsque leur chemin les mène à proximité de cette ville maudite. D'autres en rient et se jouent des précédents, tandis que la jeune génération, elle, demeure sceptique.

Le vieillard se râcla la gorge, s'assurant ainsi de l'attention de son auditoire, et commença à conter la légende de Syberia, dite "La Maléfique".

"Il y a bien longtemps de cela, existait au creux de la vallée une ville, que tous les villageois crurent abandonnée à la mort de son fondateur, Monsieur MacAllister. Cet anglais pure souche, débarqué un jour dans notre région pour faire fortune, disait la rumeur, eut tôt fait de devenir l'un des notables de la région, et ne se contenta pas d'acheter un manoir, non. Il acheta la ville toute entière. Personne ne sait exactement ce qu'il advint de lui, mais ce que nous savons tous, anciens du village aujourd'hui, c'est que son épouse ne parvint qu'à lui donner des enfants mort-nés. A la mort de cette dernière, plus personne ne le vit en ville. Seuls les quelques employés qui travaillaient encore pour lui, faisant de petites courses de nourriture ou de tabac, racontaient qu'il était devenu acariâtre, égoïste et odieux. D'ailleurs, ils ne tardèrent pas à quitter définitivement le manoir, à la fois effrayés et soulagés : en partant, ils avaient placé sa dépouille auprès de celle de sa femme, dans le caveau qu'il avait fait construire. Dès lors, la ville fut abandonnée, les plus folles rumeurs courant sur la demeure abandonnée. On la disait hantée par MacAllister, qui hurlait sa colère à longueur de nuits. Les années passèrent, la ville fut peu à peu envahie d'herbes folles, la nature reprit ses droits, plus personne n'en entendit parler.

Puis, un soir, la ville hantée fut éclairée d'un mystérieux halo de lumière, qui venait de l'intérieur, derrière les remparts qui l'entouraient. Je vous vois déjà rire de cette petite anecdote mais croyez moi, d'ici tout à l'heure, vous rirez moins. Rapidement, ce ne fut plus de la lumière le soir que tout le monde voyait, mais aussi des allées et venues d'ouvriers de toutes sortes, transportant sur des charrettes en bois dignes du moyen âge des matériaux aussi divers que variés. La rumeur ne tarda plus à venir jusqu'à notre village : le manoir avait été racheté par deux femmes, la ville était restaurée. Les premiers temps, tout le monde en fut heureux, le commerce et les échanges allaient pouvoir reprendre leur cours normal, celui des années précédentes. Des emplois seraient créés, la vie serait moins rude. Ça ne dura pas longtemps. Cela faisait plusieurs années que la nouvelle ville avait été reconstruite, elle était florissante et prenait de l'ampleur. Seulement voilà, c'était bien là le seul point positif, parce que pour nous, habitants du village voisin, les morts et massacres inexpliqués s'enchainaient selon une fréquence qui défiait toute logique et dépassait l'entendement. Une foule de médecins, venus du monde entier, se pencha sur le "Mystère Syberia" comme ils le disaient, mais personne ne put expliquer ces morts, pas plus que les disparitions. Au fil du temps, les morts se firent plus rares, les disparitions perdurèrent, et une nouvelle rumeur enfla, pour se transformer en une certitude pour les plus anciens de l'époque. Des êtres abjects, des erreurs de la nature, les pires créatures que la terre pouvait porter avaient élu domicile à Syberia, semant la terreur sur ses propres terres. Dès lors, elle fut de nouveau désertée par notre population tandis que d'autres hommes venus d'on ne sait où tentèrent de la rayer de la carte. La peur régnait au quotidien, les rues de nos villages étaient désertes la nuit, nos enfants ne sortaient presque plus des maisons. C'était il y a trente ans."


Il reprit son souffle, but une gorgée de café que son petit fils venait de lui apporter, et, l'œil malicieux, attendit. Les questions ne tardèrent pas à fuser de toutes parts.

"Mais, Grand-père, que s'est-il passé ensuite ? On la connaît cette histoire, ce n'est qu'une légende destinée à faire peur aux enfants pas sages ! Et puis, on connaît tous le cataclysme que tu as vécu quand tu étais jeune et que Grand-mère était encore vivante, tout a été détruit, il ne reste plus que des ruines ! Dis nous pourquoi tu nous raconte tout ça, dis nous !"

Le vieil homme sourit, fit un clin d'œil au plus âgé de ses petits enfants, et reprit, sur le ton de la confidence.

"Vous voyez, cette histoire que vous considérez comme une légende, moi j'y crois. Le médecin n'a jamais pu me dire de quoi votre Grand-mère est morte, ni m'expliquer pourquoi elle était si pâle. Vous voyez, je ne peux m'empêcher de penser que sa mort est en lien étroit avec cette légende dont tout le monde rit ou ignore. Et si je vous dis tout ça, ce soir, si je vous parle à nouveau de la légende de Syberia la Maléfique, c'est parce que je suis également convaincu que cette nouvelle ville, sortie de terre depuis quelques années seulement, n'a pas été construite aussi près de la Maléfique par hasard. Tout comme le hasard n'y est pour rien dans les quelques morts inexpliquées de ces derniers mois. Faites attention le soir quand vous sortez mes petits, on dit en ville qu'ils sont revenus…"

Sur ces dernières paroles, il demanda au même petit fils qui lui avait servi son café de l'aider à aller se coucher, embrassa toute la maisonnée, et se retira. Personne dans la pièce n'osa prononcer un mot, ou se railler de lui.

Le lendemain matin, un cri déchirant réveilla tout le monde : Grand-père était mort pendant son sommeil. Lorsque le médecin quitta la maison, tout ce qu'il put dire, c'est qu'il n'avait pas souffert. Pourtant, il omit de souligner que la tête du vieil homme n'avait pas une position normale sur son oreiller. Il ne voulait pas alimenter la rumeur.

Ainsi survécut Syberia…


-oOo-


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  • Administration : Eléa et Kestral Hahn ; Vox Populi, être infâme derrière lequel se cachent vos Admins sadiques et cruelles !

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