Parce qu'une saga telle que celle là ne meurt jamais ...
 
AccueilFAQS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Maux corporels [Eilendior]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Ian Sheehan-Fee
Serdaigle
Serdaigle
avatar

Nombre de messages : 628
Age : 25
Date d'inscription : 18/11/2007

Feuille de personnage
Age et liens familiaux: Seize ans - Isleen Sheehan-Fee (soeur)
Année d'étude ou Emploi: Sixième année
Gallions:
500/100000  (500/100000)
MessageSujet: Maux corporels [Eilendior]   Jeu 6 Mar - 7:48

Ce n'était pas dans les habitudes de Ian de s'arrêter au Chaudron Baveur. En général, s'il avait besoin de quelque chose dans la rue de Traverse, il y allait par poudre de cheminette, et ne s'arrêtait pas dans cette auberge plutôt inintéressante, qu'il avait vue une fois avec attention - ce qui lui avait suffi. Aujourd'hui n'avait pas été une exception. Il s'était directement rendu chez Fleury & Bott, portant peu d'intérêt aux gens çà et là, résolu, le regard droit vers la boutique. Là, il avait observé avec intérêt les étalages, vu tout ce qui était neuf par ici. C'était un plaisir qu'il savourait de pouvoir venir ici aussi rapidement - alors que Londres était, tout de même, à une bonne distance d'Oxford -, et d'acheter un, ou deux, livre(s) qui lui permettraient de passer sans ennui le reste de ses vacances. Flânant à travers les rayons, il avait passa un certain temps à lire l'une ou l'autre page, respirant les parfums de bois des livres.
Il accumula ainsi les ouvrages et, quand il fut temps de payer tout cela, il se rendit compte qu'il avait pris légèrement plus qu'"un, ou deux livre(s)". De fait, il en avait cinq, et hésita pourtant à en prendre un sixième. Mais aussi, c'était un choix enfiévré, qu'il faisait là ! C'était important, que diable.
Enfin, il pourrait toujours revenir, s'il manquait de lecture. Il se résigna donc, et ne prit pas ce dernier livre, qu'il reposa à contrecœur, mais dont il retint le titre.
Il paya peu après, et resta encore quelques instants dans la librairie. C'est que tout était si intéressant !... Enfin, il devait y aller, s'il ne voulait trop tarder. Il regardait juste encore un peu ces quelques ouvrages très intéressants sur la magie médiévale, puis il s'en irait...
Ou du moins pensait-il..
En réalité, Ian le savait bien : il n'irait nulle part tant qu'il n'avait pas examiné avec le souci du plus petit détail, le scrupule d'avoir tout mémorisé. Enfin, cela était son projet intime et consciencieux avant, bien sûr, que sa soif poignante devînt un peu trop gênante. Ce qui n'était pas si étrange, de fait, car il n'avait rien bu depuis ce matin - était-ce ce matin, d'ailleurs ? Il lui semblait, qu'en fait, ce devait plutôt être hier. Oui, hier avant le dîner, c'était alors qu'il avait bu pour la dernière fois de l'eau. Cela faisait un certain temps, donc -, et cette soif le pressa quelque peu. Il sortit donc sans qu'il l'eût vraiment prévu auparavant.
Ian, en général, prévoyait les choses quand il sortait. Il préférait que tout soit ordonné, de façon à ce qu'il ne manquât pas de temps, qu'il sût ce qu'il devait faire, et tout un tas de raisons infimes mais qui, bout à bout, lui faisait conclure que mieux valait organiser - si ce n'est minutieusement, au moins avec une généralité exacte - son emploi du temps.
Cette soif était comme l'infime grain de sable coincé entre les rouages - celui qui bloquait toute la machine. A moins que ce ne fût, à l'instar du fil tragique, un instrument de mise en marche pour accomplir quelqu'obscure action ? Pour l'heure, le jeune sorcier ne se le demandait pas. Il avait simplement, et le plus naturellement du monde, soif.
Il emporta donc son sac et, marchant d'un pas rapide, quoique prêtant une faible attention - mais attention tout de même - aux vitrines enluminées des magasins du chemin de Traverse, rejoignit rapidement le Chaudron Baveur, ayant dans l'idée de regagner avec la même rapidité sa maison.
Cependant, sa soif toujours présente, et une envie quelconque, passagère, lui suggéra de s'établir là. Après tout, pourquoi pas ? Il se sentait rompu. Etrangement rompu. Et surtout, en même temps qu'il s'asseyait, il ressentait un mal de tête qu'il chassa vite de ses pensées, préférant s'occuper de sa soif. Maintenant qu'il était là, après tout, autant demander quelque chose.


- Bonjour, dit-il à ce qui était, de toute évidence, celui qui le servirait. J'aimerais avoir un thé vert, je vous prie.

Ceci demandé, il se reposa quelques instants. Ian n'était pas vraiment d'une constitution robuste, et même plutôt modeste, sans être trop fragile. Les heures et les heures de lecture ne forgeaient pas le corps aussi bien que l'esprit ; il s'en convenait toutefois, et il profita d'être assis pour jeter un oeil à ses achats.
"Hétérogène", voilà ce qu'il en pensa. Depuis un ouvrage de lecture des runes jusqu'aux pratiques de la magie noire, en passant par les magies plus indépendantes, comme celles d'animaga, ou encore, ce qui est totalement à part de ces trois sujets, la vision des sorciers par les moldus dans l'antiquité grèque et romaine. A cela s'ajoutait un autre ouvrage ; un roman, cette fois-ci. L'artiste était nouveau pour Ian, mais la plume lui semblait intéressante, d'après le peu qu'il avait lu.
Il abandonna la contemplation de ces livres, attendant son thé. Il avait toujours soif, mais attendait, patient. Sa migraine était toujours là, comme attendant qu'on daignât s'en occuper. Ah, il avait sans doute lu un peu trop tard, la veille... en fait, à proprement parler, on ne pouvait pas parler de
veille, car il avait bien passé le cap de la première heure à lire.
Oui, lire était une passion dévorante pour Ian Sheehan-Fee. Absolument captivante. C'était presque une addiction, dont il pourrait difficilement se passer, tant le plaisir qu'il ressentait à chaque nouvelle page - non, chaque phrase, chaque mot, était comme une respiration d'un air pur et toujours renouvelé - l'emplissait totalement. Il avait grandi dans cette atmosphère calme et studieuse qu'était la lecture. Il en était imprégné d'une façon presque physique ; comme ses pores absorbaient l'eau, il aspirait le contenu de ses lectures. Un plaisir presque vampirique.
Mais qui, entre le livre et lui, était le vampire - cela est une question à laquelle seule une étude sérieuse permettra de répondre.

Dans d'autres pensées, le garçon observait les vitres un peu sales, et tantôt que certaines gens avaient une mine lugubre. Comme un peu inquiets... il faut dire, se rappela-t-il, que certaines affiches avaient de quoi faire peur. L'ordre des secrets... voilà une organisation bien sombre. Mais pour l'heure, peu lui importait, car après tout, cela ne le concernait pas.
Ce fut à ce moment-là qu'on lui apporta son thé, le ramenant à des préoccupations bien plus immédiates et matérielles qu'un quelconque clan qui débattait sur ce sujet politique et délicat que la question de l'entente entre moldus et sorciers.
Il fallait avouer que le débat n'était pas facile, et même lui, qui ne niait jamais être "sang-de-bourbe", ne saurait exprimer un avis vraiment fondé, tant de nombreux éléments étaient à considérer.
Il reposa le regard sur son thé, observant la fumée s'élever, et petit à petit quitter la tasse.
Prenant la coupole, il porta, avide, le thé à ses lèvres. Thé qui se révéla un peu plus brûlant que prévu puisque, surpris par cette soudaine chaleur, et sans doute influencé par d'infimes mais multiples facteurs, Ian laissa tomber le thé, qui se répandit plus ou moins loin. Assez, d'ailleurs, pour mouiller le sac qui contenait ses livres.


- Ah, mince !

Rien n'était abîmé ? Non, tout allait bien... quel distrait il faisait... maintenant, il avait toujours soif, un thé payé pour rien, et des livres qui avaient failli être mouillés. Heureusement, rien ne le fut, ce qui lui fit même pousser un soupir de soulagement. En revanche, ce ne fut pas son cas, ayant été éclaboussé par le thé. Brûlant, s'il faut le rappeler. Mais il faut savoir qu'il s'était d'abord inquiété de l'état de ses livres.
A propos, il releva la tête, et constata qu'en plus de lui-même, une autre personne avait reçu ce thé sur elle-même. Et pas qu'un peu, malheureusement. Des ennuis en perspective.
Il s'approcha, affichant une mine assez pantoise, tandis qu'il demandait, assez gêné tout de même, mais sur un ton empressé :


- Je suis désolé, je ne pensais pas que ce thé était aussi... chaud... vous n'en avez pas trop reçu, tout de même ? s'enquit-il.

La question semblait assez dérisoire. Il était évident qu'il en avait reçu beaucoup, par rapport à ce que contenait la tasse. Pas de quoi lui brûler les jambes, ou quoi que ce fût qui avait été touché par ce thé, mais assez pour lui provoquer une désagréable sensation.
Sortant sa baguette, Ian exécuta un sort des plus simples, c'est à dire un "Evanesco", qui fit s'envoyer directement au non-être le thé resté par terre. Pour ses vêtements, c'était un peu tard... il les sécherait plus tard.
Pour l'heure, il releva les yeux vers cet inconnu, lui adressant un sourire gêné.
Comme un simple élément influence le cours des choses ! Ce grain de sable avait modifié les rouages, et la machine continuait d'avancer sur ce chemin dévié. Tout cela par un simple grain de sable...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Eilendior Slytersin
Ordre des Secrets
Ordre des Secrets
avatar

Nombre de messages : 235
Age : 36
Date d'inscription : 23/01/2008

Feuille de personnage
Age et liens familiaux: 25 ans, en exil
Année d'étude ou Emploi: Expert en potions au Service des Usages Abusifs de la Magie
Gallions:
510/100000  (510/100000)
MessageSujet: Re: Maux corporels [Eilendior]   Ven 7 Mar - 2:42

Blasé... Oui, blasé de ce bar miteux, doublé de ce piteux hotel dans lequel il était obligé de "crécher" encore quelques jours... Certes, il en avait vu d'autres, bien d'autres même, ayant parfois dû dormir à même le sol à la belle étoile quand il n'avait pas trouvé d'endroit plus adéquat pour dormir. Mais là... Il trouvait cet endroit à la limite du répugnant. Bon, ce n'était que pour quelques jours, me direz-vous, juste le temps que les travaux d'aménagement pour son petit laboratoire de potions dans son tout nouveau petit appartement soient finis... Et au vu de ce qui l'attendait, cela en valait le coup. Aussi dure l'attente soit-elle.

Eilendior prenait donc son mal en patience, tentant de se distraire par l'observation attentive et minutieuse de ce peuple étrange et trés particulier qui venait fréquemment animer le petit Bar. Il fallait bien trouver un quelconque intéret à ce séjour forcé parmi les forçats du monde sorcier... Au moins, il n'aurait pas totalement perdu son temps, s'il parvenait à en tirer un quelconque enseignement, même minime.

C'est ainsi qu'Eilendior s'installait presque chaque soir dans la salle bruyante et étouffante, observant, étudiant, tel un scientifique penché sur le microcosme qu'il était parvenu à capturer pour mieux l'examiner. Seulement ce soir semblait un soir différent... Un soir placé sous une bonne étoile, si tant est qu'il en existait une... Oui, soir particulier qui venait de faire entrer dans ce taudis un jeune homme d'une luminosité aveuglante... Un jeune homme, quinze - seize ans tout au plus, poudlardien certainement, blond, fin, aux yeux d'un bleu envoutant... Un apollon, qui venait de capturer tout l'intérêt d'Eilendior. Voilà de quoi illuminer une soirée qui s'annonçait pourtant des plus moroses.

Le maître des potions se mit donc à détailler et dévisager le jeune homme d'une façon éhontée, mais l'intéressé ne semblait guère s'en être aperçu, apparemment subjugué lui-même par ses livres, livres certainement nouvellement acquis. Soit, si le garçon ne daignait pas lui prêter une quelconque attention, Eilendior allait devoir trouver un prétexte pour pouvoir l'aborder.

Il était en train de réfléchir au prétexte en question, quand il entendit le garçon presque jurer et renverser... ou plutôt projeter... sa tasse de thé bouillante. Thé qui vint alors l'éclabousser sans aucun complexe, ébouillantant presque la partie touchée... une partie trés... sensible, pour ne pas dire plus. Par Merlin! Le gamin cherchait-il déjà à le châtier de sa perversité? Mais il n'avait encore rien fait! Inutile d'être si agressif de suite, un simple non lui aurait suffis pour comprendre le message...

C'est alors que le gamin se leva, s'approchant de lui. Bon, au moins un bon point... Voilà qui allait lui donner une occasion de rentrer en contact et de faire plus ample connaissance. Finalement, il l'avait trouvé son prétexte.

Pas trop reçu? Il avait presque reçu toute la tasse... En temps ordinaire, il aurait reçu le maladroit par ses sarcasmes brûlants de venin acide... Mais il avait réussi à apprendre que le sarcasme n'était guère un bon moyen pour parvenir à... certaines fins. Il allait devoir faire appel, dans le cas présent, à tout son art d'acteur. Voilà un exercice difficile mais ô combien intéressant...


- La chaleur de ce thé n'est rien comparé à celle si étouffante mais parfois si agréable qui envoûte cette pièce, répondit-il alors d'une voix suave.

Il regarda la table où était assis le jeune homme quelques secondes auparavant, puis reporta son sombre regard sur son interlocuteur.. Ses orbes bleu sombre presque noir rencontrèrent alors des perles azuréennes si profondes qu'il était facile de s'y noyer, tel le radeau de la méduse perdu en pleine mer déchainée par les vents du désir...

- Mais il me semble que cette.. maladresse vient de vous priver de votre boisson. Puis-je me permettre de vous en offrir une autre? Se permit-il alors de l'inviter.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ian Sheehan-Fee
Serdaigle
Serdaigle
avatar

Nombre de messages : 628
Age : 25
Date d'inscription : 18/11/2007

Feuille de personnage
Age et liens familiaux: Seize ans - Isleen Sheehan-Fee (soeur)
Année d'étude ou Emploi: Sixième année
Gallions:
500/100000  (500/100000)
MessageSujet: Re: Maux corporels [Eilendior]   Ven 7 Mar - 17:08

Bien sûr...
Les paroles du pauvre inconnu l'avaient surpris. Etait-ce dans ses habitudes de parler ainsi ? Non, certainement. Ou alors, il le plaignait. Mais raisonnablement, on pouvait dire que non.
Ian avait toujours mal à la tête. Mal de tête qui, cependant, ne l'empêchait pas d'être lucide. Ou du moins, pas d'être suffisamment lucide pour percer les mots de son interlocuteur, et comprendre ses intentions. Moquerie ? Ou était-il sérieux ? Quoi qu'il en fût, le jeune garçon n'appréciait pas vraiment.
La seule chose appréciable, dans ces mots, était leur élégance. Vertu difficile à acquérir mais des plus utiles - Eilendior le prouvait par sa faconde. Malheureusement, l'expression de celui-ci était, au final, pour Ian, plutôt facilement compréhensibles.
Ou peut-être n'était-ce qu'une impression. L'ennui, avec les beaux parleurs, était qu'on ne pouvait jamais dire si leurs phrases avaient plusieurs sens - car le sens qu'il donnait à cette "chaleur" pouvait aussi bien être celle de l'établissement, comme il le disait, ou une ambiance.
Bref. Il avait toujours mal à la tête, et envie d'abréger. Il avait toujours soif, et même, s'il y avait fait attention, faim. Fort dommage car il n'y faisait pas attention.
Pour l'instant, il réfléchissait à cette proposition, aux mots qu'il devrait employer. Et ce mot de tête qui empirait... il observa fixement et avec une grande attention Eilendior. Son sourire gêné avait disparu, tandis que son regard était devenu inspecteur.
Il rencontra le regard obscur du sorcier. Ils restèrent ainsi un moment. Et finalement, Ian se retira. Son mal de tête était toujours là, l'empêchant de se concentrer et de soutenir autant qu'il l'eût voulu ce regard.
On dit que les yeux sont les reflets de l'âme. En ce qui concerne cet instant, Ian n'avait rien appris en croisant le regard d'Eilendior, si ce ne fût, peut-être, qu'il n'aimait pas perdre. Et qui aime perdre, d'ailleurs ?
Son regard cependant ne s'arrêta pas à ces yeux. Il le dévisagea, désassemblant le sorcier, remarquant quelques détails. Pour Ian, ceci n'était rien d'autre qu'un travail d'observation, comme il le faisait chaque jour sur nombre de choses.
Enfin, il se retira de cet état second, et conclut, fatigué :


- Vous m'intriguez. Mais je ne suis pas idiot...

Pourtant, cet avertissement semblait, à la mesure du ton employé, atone. Il n'avait pas fini sa phrase, laissant planer dans l'air ce conseil.
Il était fatigué, il avait soif et envie de se reposer. Et c'était énervant - il ne savait même pas pourquoi il avait cette migraine.


- Vous pouvez vous permettre.

Il s'assit, et présenta un regard entendu au sorcier, tandis qu'il tempérait ses ardeurs :

- Pour ma part, la chaleur de ce thé m'a suffi, dit-il, un léger sourire sur les lèvres. Je prendrai de l'eau. Avec des glaçons. Beaucoup de glaçons.

Eh oui... Eilendior ne pouvait pas se douter, en invitant le jeune Ian Sheehan-Fee, qu'il pouvait se montrer tout aussi beau parleur que lui. Il gardait toujours ce petit sourire sur le visage, toujours cependant intrigué par le sorcier. Ah, s'il n'y avait pas ce mal de tête... mais peu importait, n'est-ce pas ?
Ou du moins croyait-il. Sans doute il jouait à quelque jeu dangereux. Sans en avoir conscience...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Eilendior Slytersin
Ordre des Secrets
Ordre des Secrets
avatar

Nombre de messages : 235
Age : 36
Date d'inscription : 23/01/2008

Feuille de personnage
Age et liens familiaux: 25 ans, en exil
Année d'étude ou Emploi: Expert en potions au Service des Usages Abusifs de la Magie
Gallions:
510/100000  (510/100000)
MessageSujet: Re: Maux corporels [Eilendior]   Mer 12 Mar - 3:05

Ainsi le jeune homme savait se montrer aussi intelligent que beau... Encore un bon point pour ce dernier. La proie n'en était que plus intéressante, et que plus aguicheuse si elle était un tant soit peu difficile.

Il crut un instant que le jeune homme allait tout simplement refuser son invitation. Mais non, il n'en fut rien, et le blondinet s'installa finalement à sa table... non sans avoir clairement fait comprendre à Eilendior qu'il ne semblait nullement dupe et surtout nullement intéressé par ses avances. Avances peu subtiles, il fallait l'avouer.

Soit, il saurait dévoiler ses atouts, avant de relancer l'attaque. Le jeune homme était intrigué? Tant mieux... Autant aviver cette... curiosité à son égard. Le jeu du chat et de la souris reprendrait ensuite de plus bel, une fois que la proie sera un peu plus appâtée. Si tant est qu'il parvienne à l'appâter...


- Trés bien, il sera fait selon vos désirs.

Il appela alors le gérant du bar et lui commanda un verre d'eau, avec beaucoup de glaçons, ainsi qu'une boisson fraiche légèrement alcoolisée pour lui-même. Il fit léviter jusqu'à eux, par la même occasion, les livres du jeune homme, restés à leur place originelle, et les fit se déposer aux côtés du garçon.

- Je ne crois pas m'être présenté. Je manque à tous mes devoirs. Slytersin. Eilendior Slyrtersin, fit-il alors avec un sourire charmeur qu'il sortait en de rares occasions.

Il ne demanda par contre pas en retour le nom du garçon... Lui laissant alors libre choix de divulguer ou non son nom...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ian Sheehan-Fee
Serdaigle
Serdaigle
avatar

Nombre de messages : 628
Age : 25
Date d'inscription : 18/11/2007

Feuille de personnage
Age et liens familiaux: Seize ans - Isleen Sheehan-Fee (soeur)
Année d'étude ou Emploi: Sixième année
Gallions:
500/100000  (500/100000)
MessageSujet: Re: Maux corporels [Eilendior]   Sam 15 Mar - 3:05

(C'est assez long... désolé si je t'oblige à lire tout ça, surtout si tu n'as pas d'inspiration... ^^)

Le garçon eut un léger sourire quand le sorcier fit état de ses "désirs" ; bien sûr : il serait fait selon ses désirs. Ce qui ne voulait pas dire que lui n'en avait pas...
Comme une sorte de jeu pervers et exquis, entre subtilité et évidence, qui se déroulait autour d'une table. La scène eût été charmante s'il n'y avait pas cette soif - qu'il étancherait bientôt - et cette migraine, d'origine inconnue, qui lui martelait doucement et à intervalles assez irrégulières la boîte crânienne, laquelle même contenait toutes sortes d'idées, éphémères ou obsessionnelles, libres revenantes ou apparitions momentanées - en soi tous sentiments et réflexions qu'il avait en ce moment, avait eu auparavant, et aurait plus tard.
Comme par exemple, que le gérant du bar ne semblait guère heureux de son travail. Cela expliquait l'ambiance morne qui se dégageait du Chaudron Baveur. La monotonie de la vie quotidienne qu'on avait ici produisait une lassitude légère - un degré de tristesse dispersée malsainement
* dans l'atmosphère. Trop de banalité tuant la vie qui avance sans surprise, sans rebondissement, sans quelque chose d'extraordinaire d'accompli, en somme sans intérêt - vérité funeste et répandue.
Ou encore, que cette perversité de l'esprit, libertinage charnel, n'était pas sans lui rappeler quelques lectures du dix-sept, dix-huitième siècle.
Il remarqua que le sorcier faisait léviter ses livres jusqu'à sa nouvelle place, tandis qu'on le servait. Attention fort charmante au demeurant, qui lui évita de s'en préoccuper plus.
Le laissant donc libre de discuter avec le sorcier.
Au final, c'était une manœuvre assez habile que celle-ci. Une simple attention sans conséquences voulues, ou une action bien pensée, comme une stratégie de guerre ? - La séduction est une guerre tout comme la vie est une bataille : c'est au moment où on la croit gagnée qu'elle s'échappe de l'étreinte légère de l'amant et se révèle plus difficile encore à embrasser. Quoiqu'à la séduction, on gagne quelque fois.
Ian posa un regard un peu perdu vers le vers glacé, observant avec attention les reflets aquatiques. On eût dit qu'il y avait là quelque grand intérêt - qu'il pouvait, en perçant cette couleur un peu blanche des glaçons, qui s'harmonisait si bien avec la transparence de l'eau, comprendre un peu plus. Mais comprendre quoi, exactement ? de cela, il n'en savait trop rien.
Peut-être pourquoi l'eau était si importante, ou comment cet or bleu pouvait ne pas être uniforme d'état.
Le garçon ne broncha pas quand le sorcier lui reparla. Et, sans délaisser le verre de son regard, il profita du léger instant de silence qu'avait fait naître Eilendior après son "Je manque à tous mes devoirs" pour affirmer, non sans une ironie moqueuse :


- En effet.

Sur cette parole, il releva les yeux, croisant pour la deuxième fois le regard sombre - peut-être était-il même obscur - du dénommé Eilendior. Cependant, cette fois-ci, il ne le tint pas, et s'échappa en laissant continuer errer ses yeux. Seul un léger ralentissement dans son mouvement, suffisant cependant pour que son interlocuteur le remarquât, avait été la preuve qu'il considérait l'homme.
Ayant soif, et se souvenant de cette soif, il prit le verre de sa main droite, et porta à ses lèvres ce fameux or bleu. La froideur du liquide, se propageant dans son corps, perturba un instant le sorcier. Il plissa ses yeux et son visage prit l'expression qu'on a lors d'une situation pareille - c'est-à-dire que le froid absorbé remonte jusqu'au cerveau pour un bref et faible, mais surprenant, moment de douleur.
Douleur qui vint accentuer son mal de tête déjà présent. Ce qui fit que pendant quelques secondes, cela fut bien visible que la froideur lui avait fait de l'effet (au grand désespoir, peut-être, d'Eilendior, qui plutôt préférait que l'atmosphère se réchauffât entre eux - pour l'instant cependant il n'obtenait que l'effet inverse, même s'il n'en était pas la cause). Effet qui s'estompa tandis qu'il s'habituait à la température du breuvage.
Enfin, l'eau lui faisait du bien - et apaisait sa soif, quoique ces quelques gouttes appelaient à encore plus d'eau. Il but encore, fermant un faible instant, une fraction de seconde à peine et tout au plus, les yeux, profitant de ce que la sensation de fraîcheur et de repos se fût ancrée en lui.
Il reposa le verre, mieux dans sa soif, dans le même état de migraine.
C'est intéressant de voir l'état physique d'un corps. De pénétrer dans le microcosme pour y voir ce qu'il se trame entre ces particules élémentaires.
En ce moment même, en Ian, se révélait une maladie couvée depuis longtemps et au réveil brutal. Peut-être était-ce cet oubli, ce mépris vis-à-vis des actes simples et de survie qu'est boire ou manger, qui avait déclenché cette apparition, premièrement anodine, et qui deviendrait bientôt un lourd problème.
Une migraine pour le moment ; c'était tout ce qui le menaçait.
Revenant à cette discussion qu'ils avaient - ou plutôt ces quelques mots qu'ils échangeaient de temps à autres, tandis que les gestes parlaient, eux aussi -, et après cette minute inépuisable de satiété progressive, où rien sinon le contact de l'eau froide l'avait fait réagir, Ian Sheehan-Fee laissa échapper sa voix, du ton d'un demi-murmure mélangé à un demi-frisson.


- Je me nomme Ian Sheehan-Fee, étudiant à mes heures, lecteur aux autres.

Et il compléta intérieurement : "Rêveur d'un songe éveillé, personnage d'un pathos de l'indifférence", tel qu'il s'était déjà défini lors de folles et libres pensées, qu'il avait écrites en haut d'une feuille jusqu'alors vierge, ce qui supposait qu'il eût continué à écrire. La feuille était restée sans aucun autre mot écrit dessus, ce qui était dommage. Ian Sheehan-Fee écrivait peu et lisait beaucoup.
Ces quelques mots étaient tout ce qui restait d'un travail d'introspection.


- Il me semble, reprit-il, que vous vous plaignez de la chaleur "si étouffante" qu'il y a parfois ici ? En ce cas, vous avez bien fait de prendre une boisson... froide, commenta-t-il.

Il avait volontairement tronqué au terme "fraîche" le mot "froide", plus significatif. Le langage était un art difficile mais élégant, dont Ian Sheehan-Fee pouvait se vanter, avec assez de fierté et de raisons d'en être fier, d'en avoir quelques notions.


- Et à quoi occupez-vous vos journées, Monsieur Slytersin ? Ne me dites pas que vous les passez ici...

Et, d'un regard chargé de questions et de sous-entendus, il ajouta :

- Vous me sembliez bien ennuyé tout à l'heure...

Encore un choc de sa migraine, il ne continua pas. La fatigue l'accablait assez, ce qui diminuait l'intérêt de ce jeu dangereux, mais bien excitant.
Il jeta encore un regard vers Eilendior, mais qui cette fois-ci resta fixé vers lui. Ses yeux bleus dégageaient un magnétisme intérieur plus sûrement qu'extérieur, tandis que ses prunelles révélaient l'impression qu'il avait, mélange d'excitation, d'amusement et d'une peur perverse, tout ce qu'il éprouvait noyé en un bleu trouble, couleur pâle de glace.



*Néologisme
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Eilendior Slytersin
Ordre des Secrets
Ordre des Secrets
avatar

Nombre de messages : 235
Age : 36
Date d'inscription : 23/01/2008

Feuille de personnage
Age et liens familiaux: 25 ans, en exil
Année d'étude ou Emploi: Expert en potions au Service des Usages Abusifs de la Magie
Gallions:
510/100000  (510/100000)
MessageSujet: Re: Maux corporels [Eilendior]   Ven 21 Mar - 21:01

Eilendior contemplait le jeune garçon assis en face de lui, l'étudiant de près. Etude qu'il aurait aimé pouvoir approfondir, mais son vis à vis ne semblait, pour l'heure, guère coopérateur. Ce qui n'allait pas décourager Eilendior pour autant. Il lui en faudrait plus pour qu'il abandonne une proie si intéressante. Une proie aux yeux si intenses qu'il avait envie de se noyer au fond de ce lac profond et instable... Lui qui avait eu si longtemps peur de l'eau.. Voilà qui était ironique. Vouloir se noyer au fond d'un lac, aussi virtuel fût-il.

Ce jeune homme semblait un contemplateur et un penseur, plus qu'un homme d'action. Contemplateur des livres, mais aussi contemplateur du monde. Il ne cessait de tout observer avec une attention toute scientifique, comme s'il décortiquait ce qui l'entourait pour mieux essayer de l'analyser et le reconstruire par la suite. En fait le gamin en devenait fascinant, avec ses silences et ses longs regards. Fascinant... et aussi quelque peu déstabilisant... Eilendior n'aimait guère être scanné de la sorte. Heureusement, il savait que le gamin ne parvenait à lire en lui... Au vu du regard quelque peu... confus.. ou frustré... qu'il lui offrait.

Alors à quelle maison pouvait-il être? Pas Gryffondor en tout cas. Trop calme, trop peu téméraire pour avoir la trempe d'uun gryffon. Pas serpentard non plus. Le jeune homme ne semblait pas vouloir ruser de quelques manières qui soit. Ses paroles étaient franches, directes, allaient droit au but, même si habillées de mots mielleux et raffinés à souhait... Donc non, pas un petit serpent. Ne restait plus que Poufsouffle et Serdaigle. Poufsouffle... la maison de la loyauté, si ses souvenirs de ce qu'il avait pu lire de Poudlard étaient bons... Une maison qui ne l'avait jamais vraiment intéressé. Trop effacée, trop peu brillante. Quoiqu'il ne fallait pas sous-estimer certains de ses membres, parmi les plus acharnés dans leur loyauté... Non, pas Poufsouffle. Serdaigle... Oui, Serdaigle seyait bien mieux au jeune homme. Vive intelligence associée à une avide curiosité et une soif de savoir inextinguible...

Oui, le regard avide et fébrile qu'il avait pu surprendre tout à l'heure quand le jeune Ian observait ses livres nouvellement acquis ne trompait pas... Et cette façon de presque les caresser, de les toucher avec une si grande déférence, avec un respect sans faille... Lui-même connaissait suffisamment ce sentiment pour comprendre, même si chez lui, cela n'était pas aussi exacerbé. Lui aussi aimait respirer ce délicat parfum de vieux parchemin quand il ouvrait un manuscrit plus ou moins séculaire... Ce toucher à la fois rustique de ruguosité et délicat de douceur aux enivrantes senteurs... Livres, recueils de savoir, de connaissances antiques ou nouvelles, de sagesse et de lumière.. Oui sagesse et lumière... "Ce qu'on apprend dans les livres, c'est la grammaire du silence, la leçon de lumière. Il faut du temps pour apprendre. Il faut tellement plus de temps pour s'atteindre." comme l'avait si bien dit un célèbre poète du nom de Christian Bobin.

Oui, vous avez bien entendu, un poète moldu... Mais chuuuuuut... Ne le répétez pas trop fort. Eilendior pouvait encore accepter de les lire, voire d'estimer quelque peu les vers, mais il n'était pas encore prêt de l'avouer...

Etrange comment auprès de ce garçon, il devenait soudain si... poétique. Ou non, disons plutôt philosophe? Enfin, bref, cela ne lui ressemblait guère. Il avait beau s'accorder de longs moments de méditation, il n'était pas du genre à se morfondre dans ses états d'âmes de la sorte. Lui qui voulait étendre sa mauvaise influence sur sa jeune proie, allez savoir qui finalement devenait proie ou prédateur et qui manifestait la plus néfate influence...

Tout à ses pensées, Eilendior avait failli ne pas entendre la question de son compagnon de tablée.


- Appelez-moi donc Eilendior, jeune ami, répondit-il alors reprenant sa voix caressante comme de la soie. Je suis Maître des potions, et travaille actuellement au Ministère en tant qu'expert en potions, une sorte de consultant, si vous préférez.

*A mon plus grand désarroi*, eut-il été tenté d'ajouter.

- Quant à être ennuyé dans cette étrange taverne... Je dirais, oui. Même si l'observation attentive de ce qui nous sert de concitoyens peut être parfois fort instructives, je dois avouer que le manque de conversation un tant soit peu intelligente me manquait cruellement. Heureusement qu'un jeune Serdaigle est venu me sauver de ces zombies à l'ignorance effrénée et à la discipline inculte.

C'est alors qu'il constata que quelque chose semblait clocher chez Ian, tandis qu'Eilendior ancrait ses sombres perles dans les iris azurées soudain si parlantes du gamin.

- Tout va bien? Vous paraissez soudain bien pâle.


[HJ : d'autres challenges de cet accabit?^^]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ian Sheehan-Fee
Serdaigle
Serdaigle
avatar

Nombre de messages : 628
Age : 25
Date d'inscription : 18/11/2007

Feuille de personnage
Age et liens familiaux: Seize ans - Isleen Sheehan-Fee (soeur)
Année d'étude ou Emploi: Sixième année
Gallions:
500/100000  (500/100000)
MessageSujet: Re: Maux corporels [Eilendior]   Mar 1 Avr - 0:50

[Yes yes yes yes ! ___
Et bon anniversaire !]

Ah... une discussion intéressante dans un café miteux, voilà ce qui se passait actuellement. Un jeu d'esprits et de mots. Une sorte de délice à déguster petit bout par petit bout... oui, le type de met que Ian appréciait le plus.
Il faut dire qu'il n'était pas grand mangeur, et plutôt mince en plus. Voire maigre, mais n'exagérons rien.
En attendant, le jeune homme souffrait toujours et inlassablement de sa migraine. Il avait bu son verre d'eau, oui, avait étanché sa soif, mais sa migraine elle ne faisait qu'amplifier. Ce qui était peu pratique.
Le garçon porta son regard vers Eilendior, qui lui parlait à nouveau. Concentrant son attention sur son interlocuteur, Ian remarqua la condescendance de celui-ci. Le mot "maître" pouvait l'attester. Mais surtout, tout ce qu'il disait sur ses "concitoyens" était révélateur.
Le Sang-de-Bourbe soupira, désillusionné quelque part. Oh, qu'Eilendior fût séducteur ne le dérangeait pas ; en revanche, ce mode de pensée profondément orgueilleux était décevant.
Ah... il resta cependant. Assez fatigué, et puis... ce n'était pas parce qu'il était déçu que la discussion en devenait moins intéressante. Eilendior n'était peut-être pas quelqu'un de bien à trop fréquenter chaque jour, mais l'espace de quelques heures... ou un jour. Ou encore par intermittence, à la volée. Oui, quelqu'un avec qui il valait mieux ne pas entreprendre une relation durable... peut-être ?
Après tout, on ne pouvait pas savoir. Peut-être que l'ennui mortel l'accablait tant qu'il en était changé, son humeur affecté et très changeante. Enfin... voilà... savoir tout d'un être aux premiers de ses mots, c'était bien impossible.
On le découvrait malgré tout. Cela ne faisait que quelques minutes qu'il était assis là, sur cette table un peu malpropre, et pourtant déjà Ian aurait pu écrire un roman sur lui. Oui, il était un sujet inspirant. Peut-être même inspiré.
Mais cela, c'était encore à déterminer. Oh, un sujet inspirant, mais tant de lacunes combleraient ce portrait qu'il pourrait faire de lui...
Ah, quelle migraine. Voilà qui recommençait... encore... le garçon écoutait toujours Eilendior, qui lui annonçait qu'il était un Serdaigle. Bonne déduction... et il continua en s'inquiétant de sa santé. Tiens ? Pourquoi cela ? Mais il ne pouvait pas voir qu'il semblait bien pâle. Cette migraine se complétait de frissons de chaud-froid désagréables - pourtant il répondit naturellement au Maître des Potions, d'une voix qui aurait paru, aux yeux de quelqu'un le connaissant, anormale - pour quelqu'un qui le découvrait à peine, on y eût entrevu un manque d'assurance dans la réponse. Et c'était peut-être aussi cela qu'il y avait là.


- Je vais bien.

Il regarda encore Eilendior, curieux. Bon... qu'y avait-il d'autre sous cette apparence libertine ?

- Mais parlons donc de vous, Eilendior. Vous êtes vraiment un contraste.
Vous vous sentez supérieur par rapport aux gens... que vous ne fréquentez pas. Les sorciers moyens, disons. Pourtant vous travaillez au Ministère en tant que - vous avez bien dit "consultant" ? Je suppose que vous devez être en contact avec beaucoup de ces "sorciers moyens". Et surtout, vous vous ennuyez dans cette taverne, parmi des zombies ignorants et indisciplinés... pourquoi ne partez-vous pas d'ici ? Ou pourquoi restez-vous ici ?


La même question ? Non, deux questions bien différentes. La nuance était dans la cause, et Ian s'en rendait bien compte. Il ne doutait pas que le Maître des Potions la saisît lui aussi.
Enfin, Ian ne pensait pas mettre là le point sur une question cruciale... mais bien problématique, en tous cas. Oui, après tout : pourquoi restait-il ici, alors qu'il détestait de toute évidence la foule ? - Et par "foule", ce n'était pas forcément un nombre incommensurable de personnes auquel Ian pensait mais plutôt à ces sorciers qu'Eilendior méprisait.


- A propos...

Il était fatigué de ce mal de tête, décidément. Mais peut-être que cette discussion, elle aussi, le fatiguait.

- ... vous aviez raison, je suis bien de la maison de Serdaigle.

Silence. Le regard azur du jeune homme passa sur son interlocuteur, un peu faible. "Je vais bien" avait-il dit - mais en était-il sûr ? Cela n'était-il pas un petit mensonge quotidien, que l'on profère parfois par habitude ou par dédain ?
Enfin... ce n'était peut-être pas si grave. Il n'allait pas tomber dans le coma pour cela. Ou en tous cas, il le pensait. Parce qu'en réalité... ce n'aurait pas été du luxe d'avouer que là, il se sentait mal.
Ce qui finalement se voyait assez bien par la réelle pâleur de son teint et de son regard.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Eilendior Slytersin
Ordre des Secrets
Ordre des Secrets
avatar

Nombre de messages : 235
Age : 36
Date d'inscription : 23/01/2008

Feuille de personnage
Age et liens familiaux: 25 ans, en exil
Année d'étude ou Emploi: Expert en potions au Service des Usages Abusifs de la Magie
Gallions:
510/100000  (510/100000)
MessageSujet: Re: Maux corporels [Eilendior]   Mer 2 Avr - 21:37

[HJ : que je suis gaté.. Une magnifique image et en prime une réponse... ]

"Je vais bien", lui avait répondu le gamin. Mais sa voix peu assurée disait presque le contraire. Et cette pâleur... Un fantôme aurait eu plus fière allure à côté de lui. Même Eilendior était plus coloré que lui, c'était pour dire, lui que l'on décrivait d'ordinaire d'une pâleur cadavérique... Etait-ce de la gêne? Etait-ce d'être avec lui qui rendait le gamin nerveux? Non, apparemment non, puisque le jeune Ian continuait de discuter avec lui, allant même jusqu'à lui poser des questions sur le possible paradoxe qu'il était. Donc non, ce n'était pas la gêne ou une possible appréhension qui créait cette sorte de malaise. C'était autre chose... Le jeune homme était-il donc malade? Ou n'était-ce que passager?

Quoiqu'il en soit, son interlocuteur ne souhaitait guère s'apesantir sur ce malaise, passager ou non, au vu de sa réponse si laconique. Donc inutile d'insister. Mais Eilendior restait attentif, l'oeil scrutateur, guettant le moindre signe alarmant. Sait-on jamais? Imaginez que le jeune homme s'évanouisse là, au milieu du bar! Quoique... Cela pourrait peut-être tourner à son avantage, s'il parvenait à le rattraper à temps...

Parler de lui? Mmh... poruquoi pas... d'ordinaire il était quelque peu réticent à se dévoiler. Mais quand il s'agissait d'un beau et intelligent jeune homme, en dire un peu plus que de coutume ne lui ferait pas de mal. Un contraste? Voilà qui était intéressant. Mais bien vu, il fallait l'avouer. Eilendior avait bien conscience d'être un "contraste" à part entière. Un peu comme s'il se cherchait, en quelque sorte. Oui, il se cherchait. Il avait des idées parfois arrêtées sur certaines choses, des idées qu'on lui avait bien souvent inculquées dès son plus jeune âge, des idées qui pouvaient parfois contraster avec certains de ses actes.. ou de ses paroles. Mais il était ainsi fait. Un peu comme une jeune sculpture qui commençait tout juste à prendre forme... Un peu comme un chercheur qui expérimentait sa nouvelle recette, faisant erreur sur erreur et les corrigeant peu à peu au mieux de ses résultats. Il se formait. Tout simplement. En fonction du monde et des gens qui l'entourait. Il se façonnait. Au gré des événements qui venaient lui donner coup après coup, tel le couteau aiguisé du sculpteur de pierre... D'où le possible contraste. Ou plutôt la possible contradiction...Pour être honnête, il se cherchait lui-même en fait, au milieu de tous ces méandres, de tout ce mélange entre ce qu'il voyait et ce qu'on lui aait enseigné, entre ce qu'il avait pu constater lui-même et ce qu'on lui avait raconté... Il se cherchait. Et peinait parfois à se trouver... Alors il s'accorchait à ce qu'il croyait vrai, à ses soit-disant idéaux qui avaient tant marqué son adolescence et qu'il ne voulait pas voir s'effriter de la sorte, comme il en avait la désagréable impression depuis quelques temps...

En fait ses idéaux d'adolescent embrigadé dans des conflits qui le dépassait de loin se trouvaient peu à peu confrontés à la réalité. Non pas qu'il les remettait en cause. Loin de là... pas encore du moins... Mais il apprenait peu à peu à les revoir sous un autre angle. Sous un angle plus mature peut-être... Du moins l'espérait-il, ayant bien trop peur d'ouvrir vraiment les yeux pour constater désespérément que tout ce en quoi il avait pu croire n'était que mensonge éhonté et pure hypocrisie... Ce que disait le jeune homme était donc trés bien vu, bien qu'un peu blessant aussi.


- Il est vrai que les sorciers "moyens", comme vous dîtes, m'ont toujours exaspéré au plus haut point. Si facilement manipulables, si peu subtils et surtout si peu dotés d'esprit critique... Mais il faut avouer aussi que nous en avons besoin, quel qu'en soit l'usage que nous leur réservons. Donc oui, de par ce possible usage dont je pourrais avoir besoin, je peux les tolérer... même si je préfère les tolérer de loin...

Il se tut un instant, offrant un sourire presque prédateur au jeune homme, avant de finalement répondre à sa dernière question.

- Quant à savoir pourquoi je ne pars pas d'ici et pourquoi je reste... Disons que d'une part, je sais que tout ceci n'est que temporaire pour moi. J'attends simplement que les travaux dans mon appartement soient finis. D'autre part, aussi frustant soit-il, ce bar est aussi une mine d'informations et d'études fort intéressantes pour celui qui veut ensuite maitriser ce qui l'entoure.

Sous entendu, entre autres, maitriser les sorciers moyens, ou plutôt "bas de gamme" pour mieux retranscrire la vision des choses et de la société qu'Eilendior avait encore.

- Sans compter, qu'on y peut faire parfois, contre toute attente, des rencontres plus que prometteuses, jeune serdaigle.

Et son sourire carnassier s'élargit encore.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ian Sheehan-Fee
Serdaigle
Serdaigle
avatar

Nombre de messages : 628
Age : 25
Date d'inscription : 18/11/2007

Feuille de personnage
Age et liens familiaux: Seize ans - Isleen Sheehan-Fee (soeur)
Année d'étude ou Emploi: Sixième année
Gallions:
500/100000  (500/100000)
MessageSujet: Re: Maux corporels [Eilendior]   Dim 6 Avr - 13:29

A propos, est-ce qu'il ne devait pas rentrer, normalement ? Cela faisait bien deux heures qu'il était sur le Chemin de Traverse... d'un autre côté, ce n'était pas exactement comme si ses parents allaient s'inquiéter. Ils avaient prévu quelque chose, s'il se souvenait bien... une balade dans le parc, ou quelque chose comme ça. Etant donné qu'il avait préféré venir ici, ses parents étaient partis seuls - peut-être avec Isleen ? Il ne savait pas trop, peu au courant.
C'aurait été, sans doute, une bonne idée de partir. Parce que s'évanouir dans le Chaudron Baveur en compagnie d'Eilendior ne serait certainement pas la meilleure chose qu'il eût pu faire en cet instant.
Enfin. Il ne s'évanouit pas, ou du moins, pas encore. Mais ça ne saurait tarder... même si la conversation était intéressante - et aussi surprenante -, elle ne suffisait néanmoins pas à combattre sa fatigue. Fatigue très physique : plus qu'autre chose, il manquait d'énergie, sans trop savoir pourquoi.
Il n'écouta pas tout à fait ce que disait Eilendior, trop pris dans son malaise. Chose assez inconcevable, il continua néanmoins de discuter, faisant comme si il n'y avait rien.


- Vous les considérez comme des objets...

Confusément, il se sentait perdre ses moyens. Il respira calmement, retrouvant un semblant de clarté... une respiration lente mais assurée était une excellente manière d'abaisser son rythme cardiaque et de retrouver maîtrise de soi. Malheureusement, ici, il était au bord du malaise - si ce n'était pas déjà le cas - et ce n'était pas non plus un remède miracle.

- Mais vous ne pouvez pas maîtriser tout ce qui vous entoure...

Provocation ostensible, Ian jouait avec le feu. Et ça lui plaisait, d'ailleurs. Ce qui lui plaisait moins, c'est qu'à cette discussion se mêlait son corps traître, qui d'habitude ne lui faisait pas de ces mauvais tours-là.

- Des rencontres prometteuses... commença-t-il en tournant un lourd regard vers Eilendior. Mais vous n'en savez rien.

Le ton sec et abrupt employé traduisait un mélange d'agressivité et de mésestime de soi. Oui, après tout, que savait-il bien de lui, hein ?... Il était bien Serdaigle, il l'avait remarquablement deviné. Pour le reste... il ne pouvait rien savoir.
Ah, et après tout, c'était peut-être bien le but d'une rencontre : connaître, ou apprendre à connaître, autrui.
Il se sentait confus. Et pourquoi devait-il toujours faire le paradoxe, hein ? Pourquoi est-ce que c'était à lui de faire tout ça ? Il se leva, cherchant une voie.
Et retomba lentement, ses bras se posant avec rudesse sur la table, la respiration troublée, la vue floue et le regard perdu.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Eilendior Slytersin
Ordre des Secrets
Ordre des Secrets
avatar

Nombre de messages : 235
Age : 36
Date d'inscription : 23/01/2008

Feuille de personnage
Age et liens familiaux: 25 ans, en exil
Année d'étude ou Emploi: Expert en potions au Service des Usages Abusifs de la Magie
Gallions:
510/100000  (510/100000)
MessageSujet: Re: Maux corporels [Eilendior]   Mar 8 Avr - 23:41

Le jeune homme venait de toucher juste. Juste et fort, frappant un point crucial chez Eilendior. Oui, il les considérait comme des objets, en quelque sorte. Des objets à étudier de façon approfondie. Mais là n'était pas le problème. Le problème c'était ce qu'avait dit le serdaigle ensuite : "Mais vous ne pouvez pas maîtriser tout ce qui vous entoure..." C'était bien ce qui le désolait. Ne pas pouvoir tout maîtriser. Il détestait ne pas maîtriser quelque chose, quoique cela soit. C'était... agaçant, frustrant, et désemparant.

Et comment le garçon avait-il vu si juste en si peu de temps? Ou n'était-ce qu'un coup du hasard? Avait-il lancé cette phrase en l'air sans avoir de réels arrières-pensées? Enfin... qu'importe. Ce qui était dit était dit. Eilendior aurait été bien tenté de répondre à cette possible provocation ouverte, mais jugea soudain plus préférable de laisser couler... Cela aurait juste donner raison au serdaigle. Ce qu'il se refusait de faire pour l'heure...

Il n'aima guère toutefois le ton sec que venait de prendre le gamin. Par Merlin, qu'avait-il dit pour soudain le mettre en colère? Bon, certes, dans "rencontres prometteuses", il sous entendait effectivement des choses plus ou moins pernicieuses... Mais était-ce une raison de s'offusquer de la sorte? Quelle pruderie horripilante tout d'un coup!

Eilendior voyait déjà sa proie filer entre ses doigts quand le jeune homme se leva, prêt à partir. Mais la chance semblait finalement revenir vers lui... et le jeune homme, apparemment sujet à un brusque malaise, n'avait pas eu la force de rester debout. C'était le moment d'agir. D'agir vite... et bien... Enfin, bien, façon de parler.

Il se leva donc prestement de son siège pour prêter secours au malade, pour constater en arrivant à ses côtés, que le dit malade venait de tomber littéralement dans les pommes, comme disaient si vulgairement les moldus. Bon, qu'était-il censé faire avec... ça? Peut-être déjà l'allonger. Eilendior entreprit donc de métamorphoser une des chaises en banc improviser pour y étendre le coprs inerte du jeune homme. Oui, voilà, qui devait être un peu plus confortable.

Tout à sa tâche, Eilendior n'avait pas vraiment fait attention aux regads intrigués mais peu compatissants qui se posaient sur lui.. et l'étrange couple qu'il formait alors avec le gamin inanimé. Couple... Etrange comment le mot lui était venu presque d'instinct! Bon, d'accord, peut-être prenait-il un peu trop ses désirs pour la réalité. Mais personne n'était là pour le contredire n'est-ce pas? Alors inutile de le contrarier de la sorte.

Maintenant, certainement allait-il devoir essayer de le réanimer. Le tout était de savoir comment. Son premier instinct aurait été de l'embrasser, là, tout simplement. En général, c'était une méthode assez efficace. Mais dans le cas présent un "je ne sais quoi" le retenait, lui soufflant que ce geste risquait d'être passablement mal interprété. Donc, non, mieux vallait trouver autre chose... Autre chose... Mmh? De l'eau froide? Non, trop rude. Le secouer? non plus.. Il risquerait de lui faire mal ou de le blesser. Ou alors une claque? Oui, peut-être... Enfin, une petite claque, hein... Il n'allait quand même pas frapper violemment un si beau visage. Et alors, la claque du maître des potions se transforma bien vite en une douce caresse... sur la joue. Non, pas autre part... pas encore, par Merlin! Il n'était pas du genre à agir sans le consentement de l'autre. Enfin, pas tout à fait...


- Réveillez-vous jeune homme. réveillez-vous Ian.

Il eut alors l'idée d'essayer de lui faire avaler un peu d'eau sucrée. Il alla de suite s'emparer d'un morceau de sucre au comptoir, le trempa dans un verre d'eau, toujours venant du comptoir, et, uns fois le morceau de sucre fondu, tenta de faire boire le liquide au garçon. En vint. Sans compter qu'ainsi il risquait plutôt de lui faire faire une fausse déglutition. Il fallait donc s'y prendre autrement... Eilendior plongea alors son doigt dans l'eau et caressa doucement les lèvres, étrangement glacées, du serdaigle. Toujours aucun effet. Forcément... Ainsi, le liquide ne pouvait avoir aucun effet, il fallait que le gamin l'avale... Eilendior recommença sa manoeuvre, cette fois-ci forçant un peu les lèvres purpurines à s'entrouvir, pour aller glisser les quelques gouttes induisant son doigt directement dans la bouche du jeune homme...

- Allez, un petit effort. Réveillez-vous.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ian Sheehan-Fee
Serdaigle
Serdaigle
avatar

Nombre de messages : 628
Age : 25
Date d'inscription : 18/11/2007

Feuille de personnage
Age et liens familiaux: Seize ans - Isleen Sheehan-Fee (soeur)
Année d'étude ou Emploi: Sixième année
Gallions:
500/100000  (500/100000)
MessageSujet: Re: Maux corporels [Eilendior]   Mar 22 Avr - 1:04

[Désolé du retard... c'est court en plus. T_T]

Le souffle de Ian se stabilisa peu après qu'Eilendior commença à caresser ses lèvres. Le sorcier continua à faire couler l'eau, forçant la bouche pas très conciliante du jeune homme.
Il avait mal. L'impression persistante d'aiguilles qui transperçaient son cerveau embrumé, ou d'une masse lourde qui l'accablait, n'était pas pour plaire. En train de s'éveiller, Ian n'avait toutefois pas encore conscience.
Son état assez instable ne laissait pas les gens indifférents. Ils viendraient tous l'aider, se quérir de s'ils pouvaient faire quelques choses... le secourir, enfin. Oui, dans un monde idéal, c'aurait été ce qu'ils eussent fait. Le monde, même sorcier, étant loin d'être aussi idéal, les gens trouvaient ce malaise gênant, quand il n'était pas un autre moyen de pourrir encore plus leur vie. Certains s'en allèrent, d'autres firent comme s'ils ne voyaient rien.
Revenons à Ian.
Le jeune sorcier était assez mal en point. Entre l'éveil et l'inconscience, il était dans ce qui est comparable à un rêve en cela qu'il ne contrôlait rien, ne voulait rien contrôler, ne voulait pas même. Il y resta encore un moment, malgré la supplique assez lointaine d'Eilendior. Se réveiller ? Il n'était même pas endormi. Il aurait pu dire quelque chose comme cela, s'il n'était pas, justement, en plein malaise.
Malaise qui passa. Du moins, assez pour qu'il se réveillât. Il inspira soudainement, première fois depuis son évanouissement. Puis, il fit un "ah" assez caractéristique. Quelque chose dans ce son appartenait à la fois à la surprise, à l'interrogation, mais aussi au soulagement et, enfin, à l'inspiration. Essayant d'acquérir des repères, Ian les remarqua vite : il était dans le même lieu, même époque, que lors de son souvenir - en conséquence probablement juste après qu'il se soit... quoi ? Evanoui, sans doute ? Mais pourquoi ? Il se souvenait bien - et il était encore là, comme le narguant et lui disant qu'il ne souffrirait pas d'être oublié - qu'il avait un mal de tête, mais... oh, tant de questions - pourquoi ne pas demander au maître des potions ?
D'une voix plus faible qu'il aurait cru, il interrogea Eilendior :


- Que se passe-t-il ?

Oh, question bien inutile du reste : il n'était pas tellement en assez bon état pour vraiment y réfléchir, ou même pour comprendre la réponse que le sorcier lui donnerait peut-être. En fait, actuellement, il venait de s'éveiller, certes... mais malgré ça, quand il reposa sa tête contre le banc, il ne put s'empêcher de fermer les yeux.
Se laisser aller.
Peut-êre n'était-ce pas si mal, parfois, de ne penser à rien... juste se laisser aller par le trop fort courant qui l'emportait.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Eilendior Slytersin
Ordre des Secrets
Ordre des Secrets
avatar

Nombre de messages : 235
Age : 36
Date d'inscription : 23/01/2008

Feuille de personnage
Age et liens familiaux: 25 ans, en exil
Année d'étude ou Emploi: Expert en potions au Service des Usages Abusifs de la Magie
Gallions:
510/100000  (510/100000)
MessageSujet: Re: Maux corporels [Eilendior]   Sam 10 Mai - 3:25

[HJ : désolé de ce si long retard...^^ J'espère au moins que ce post te plaira... Wink]


Eilendior sentit le gamin enfin sortir des limbes de son inconscience, luttant visiblement contre une force invisible qui tentait par tous les moyens de le garder hors de ce monde. Mais en vain. Et enfin le garçon ouvrit les yeux, bien que faiblement, lui offrant alors une autre vision des plus enchanteresses, en lui permettant de se noyer de nouveau dans ces deux lacs d'un bleu limpide. Eilendior aurait bien aimé pouvoir se perdre encore et encore et encore dans ces perles azuréennes, tant elles étaient captivantes. Captivantes de naïveté, de candeur insouciante et si charmante, de sincérité aussi... Tout ce qu'Eilendior n'avait pas en somme.

Par Merlin! Ian ne se rendait-il donc pas compte du danger qui l'entourait? Et surtout de la tentation qu'il était pour un homme tel que lui? Tout l'être du serdaigle n'était qu'un appel à la volupté, aussi bien charnelle que sprirituelle d'ailleurs. Luxure des mots se joignant à la luxure des corps... Le sombre polonais n'avait encore jamais eu la chance d'avoir un tel cadeau entre les bras. Non pas qu'il n'ait eu des relations qu'avec des brutes épaisses dépourvues de cerveau... mais presque. Disons plutôt que, parmi ces anciens amants, peu d'entre eux avaient eu une idée trés développée de ce que "culture" et "intelligence" pouvaient signifier. Ce qui expliquait sans doute pourquoi Eilendior n'avait connu que des histoires sans lendemain... Pathétique en soit. Et désespérément déprimant. Alors, quand il avait là, juste là, étendu à ses côtés, un ange si offert à lui... C'était décidément bien trop tentant.

Mais c'était aussi un fruit interdit, n'est-ce pas? Il ne pouvait... Non, il ne devait pas y toucher. Ne pas céder. Ne pas... Non. Fermer les yeux, penser à autre chose. Déjà tenter de maintenir éveiller le gamin, de le sortir de ce maudit malaise... Tout à ces élucubrations intérieures, il ne prit même pas la peine de répondre à la question si anodine du jeune homme. Il avait déjà bien trop à faire à lutter contre lui-même pour prendre la peine de répondre au monde extérieur...

Etait-ce la faux du destin qui le testait de la sorte, en confiant, à son esprit si faible et si facile à pervertir, cette innocence incarnée? Etait-ce donc encore un mauvais tour de cette fourbe maitresse nommée fatalité? Si tel était le cas, il saurait lui montrer qu'elle ne pourrait indéfiniment manipuler Eilendior Slythersin de la sorte. Un Slythersin était destiné à devenir maitre de son destin et non à en devenir le jouet aussi impunément.

C'est sur ces bonnes résolutions qu'il daigna enfin rouvrir les yeux, et les poser sur le gamin, qui, que les veracrasses l'engloutissent, venait de nouveau de sombrer, ou presque. Et le voilà qui était reparti dans les bras de cette traîtresse de Morphée! Oui, traîtresse, ne vous en déplaise, quand elle vous prenait de la sorte, à votre insu, et surtout quand elle vous créait mille visions cauchemardesques... Quoique, dans le cas présent, le garçon semblait ne pas être en proie au plus terrible cauchemar, bien au contraire.

Son sourire laissait plutôt croire qu'il était presque heureux, ainsi lové dans les bras de sa douce inconscience, dans un état semi comateux, entre rêve et réalité, illusions et fades vérités.. Eilendior l'enviait presque tout d'un coup. Comme il aurait aimé pouvoir connaître la même bienfaisance et la même paix que semblait vivre le jeune homme. Encore une chose qui les séparait, songea amèrement le maître des potions, avant de se fustiger mentalement de cette énième pensée inappropriée et de se pencher de nouveau sur sa victime... euh... sur son malade.


- Ah non, Ian, vous n'allez pas encore m'abandonner à cette morne réalité. Vous allez vous réveiller, jeune homme.

Se disant, il secoua légèrement le gamin par l'épaule, veillant toutefois à ne pas le faire tomber en rompant le fragile équilibre qui tenait le serdaigle allongé sur le banc. C'est que le dit banc n'était pas si large que ça, mine de rien...

- Il est temps de revenir au monde des vivants. Et de manger quelque chose par la même occasion. Je parie que vous vous êtes lancé dans votre chasse aux livres sans rien avaler de la journée. Pas étonnant que vous vous sentiez mal.

Il avait la triste impression de parler un peu tout seul. Le garçon ne semblait nullement enclin à répondre à sa fervente demande. Et dire qu'il ne savait même pas comment joindre ses parents. Et il ne pouvait décemment pas le laisser là, allongé durement sur un banc abrupte de bois, n'est-ce pas? Si le garçon voulait dormir, autant qu'il dorme sur un lit confortable... et qu'il donne par la même occasion l'opportunité au maître des potions de s'abreuver de cette merveilleuse vision d'un ange en plein sommeil... en tout bien tout honneur, cela va sans dire.

Aussitôt pensé, aussitôt fait. Eilendior entreprit alors de porter le garçon dans ses bras, profitant du contact chaud de ce corps contre le sien. Comment ça, il était sorcier et avait une baguette magique? Vraiment? Rhoooooo, quel oubli malencontreux. Mais à vrai dire, Eilendior n'en avait nullement honte.

Une fois Ian bien callé entre ses bras, bénissant Merlin et tous ses acolytes d'avoir fait en sorte que le gamin ne pèse pas trop lourd, il approcha du comptoir, dissuadant d'un simple regard le barman d'émettre le moindre commentaire quant à cette délicate situation, et lui ordonna
:

- Ce jeune homme semble avoir besoin de repos. Je le monte à ma chambre. Si quelqu'un, parents ou autre, le cherche, vous n'aurez qu'à les conduire dans celle-ci. Et pendant que vous y êtes, faites monter aussi les affaires du gamin, ainsi qu'un plateau repas. Non, deux... tant qu'à faire.

Et sans plus de considération pour le pauvre homme qu'il prenait pour un vrai larbin, il monta les escaliers, doucement, lentement, jusqu'à sa chambre, et déposa le frêle corps dans son lit, à même les couvertures. Se permettant encore un instant de s'abreuver de cette douce présence tout près de lui, il rabattit délicatement une mèche blonde qui venait barrer le front du garçon, dans un geste assez affectueux, presque attendri, puis se força enfin à reculer, et à s'installer dans un fauteuil à côté du lit. Non, ne pas s'asseoir sur le lit même... ce serait... bien trop dangereux. Là, juste sur un fauteuil... et le regarder. Le contempler.. Peut-être arriverait-il à rêver lui aussi plus tard...

Une demi-heure passa ainsi, puis une heure... Et toujours rien. Le jeune Ian semblait continuer à vouloir jouer à la belle et bois dormant. Sans doute lui fallait-il autre chose? Mais quoi? L'eau sucrée de tout à l'heure avait semblé donner un petit effet, mais vraiment petit... Seulement, comment faire avaler quoi que ce soit à quelqu'un d'inconscient? N'était-ce pas un peu risqué? C'est qu'il n'y connaissait pas grand chose lui, en médicomagie... Oui, voilà. Il lui fallait un médicomage. Et un de suite, si possible.

Il n'allait toutefois pas transporter le gamin à Sainte mangouste? Si? A moins... Oui, à moins qu'il soit possible de faire venir un médicomage jusqu'ici. Cela se faisait bien en Pologne... Pourquoi pas dans cette vieille Angleterre?

Eilendior sortit donc en trombe de sa chambre et alla s'enquérir au plus vite auprès du gérant de cet hotel miteux pour qu'il fasse venir de toute urgence un spécialiste afin d'aider le malade qu'il avait dans sa chambre. Puis, sans même attendre la réponse du dit gérant, il remonta veiller sur le garçon.



(HJ : je dirais deux solutions : soit on demande à un médicomage de venir nous rejoindre (Iedike par exemple?), soit tu joues le dit médicomage... ou alors, si tu as une autre idée et que tu souhaites que je change mon post...^^)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Iedike Southerlyn
Sorcier
Sorcier
avatar

Nombre de messages : 246
Date d'inscription : 11/12/2007

Feuille de personnage
Age et liens familiaux: 24 ans.
Année d'étude ou Emploi: Medicomage.
Gallions:
500/100000  (500/100000)
MessageSujet: Re: Maux corporels [Eilendior]   Lun 12 Mai - 18:13

[Ce message se situe donc après les retrouvailles d'Eilendior et d'Iedike. .... XD ]


C'était pourtant un jour de congé qu’il aurait pu utiliser à des fins plus lucratives, comme passer du temps auprès d’Amaranth pour (re)conquérir son amitié et plus si affinités, ou encore faire prendre un bain à Andromaque dont le pelage avait perdu en blancheur. Mais le chat de Iedike devrait attendre avant de goutter à nouveau à la beauté marbrée de sa prime jeunesse, le docteur Southerlyn avait été bippé. On avait besoin de lui pour une consultation à domicile.

Loin d’être heureux de cette laborieuse péripétie, Iedike avait enfilé sa blouse blanche, ses grosses lunettes, s’était jeté son sort capillaire pour raccourcir et éclaircir ses cheveux, et il était parti, drapé dans sa double personnalité de docteur sadique. Sa destination : le chaudron baveur. Le repère des poivrots et des commères, chouette, ceci n’arrangea en rien l’humeur de l’irascible medicomage.

Après avoir transplané pour se retrouver devant l’auberge sorcière, il entra à l’intérieur, se dirigeant tout droit vers le comptoir, afin de connaître le numéro de la chambre de son patient. Il monta les escaliers avec la lenteur d’un bourreau qui se dirige vers l’échafaud de sa victime et quand il passa la porte de la dite chambre…

Et il tomba sur Eilendor qui veillait un adolescent blond aux traits si fins et si purs, telle Marie priante sous la croix de Jésus. (Iedike avait pris l’option : Mythologie et Mythomanie Religieuses Moldus à Dumstrang, d’où cette loufoque comparaison….)


*Hé Merlin… C’est encore lui… Cessons ce petit jeu…*

*Qu’est-ce que ça change ?* s’enquit Southerlyn, la pseudo double personnalité, ne comprenant pas pourquoi Iedike semblait y attacher autant d’importance.

*Il est au courant, il sait que je me déguise, c’est pas la peine de jouer la comédie…*

Et Iedike poussa un gros soupir, le sort cessa, et ses cheveux retrouvèrent leur aspect naturel. Il ôta ses lunettes en clignant des yeux, et l’air un peu tristounet, il s’avança vers le lit :

« J’aurais jamais cru que je te croiserais par ici…. Que lui est-il arrivé à ce petit…. ? »


Demanda-t-il tout en ouvrant sa valise de médecin, il allait procéder à l’auscultation.


« Tu ne lui as rien fait, hein ? Dis… »

Iedike n’avait pas un ton de reproche mais il paraissait perplexe : était-ce une simple coïncidence qu’Eilendior soit au près d’un pauvre malade ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Eilendior Slytersin
Ordre des Secrets
Ordre des Secrets
avatar

Nombre de messages : 235
Age : 36
Date d'inscription : 23/01/2008

Feuille de personnage
Age et liens familiaux: 25 ans, en exil
Année d'étude ou Emploi: Expert en potions au Service des Usages Abusifs de la Magie
Gallions:
510/100000  (510/100000)
MessageSujet: Re: Maux corporels [Eilendior]   Mar 13 Mai - 2:07

Quelle ne fut pas la surprise d'Eilendior quand il vit entrer, dans la petite masure qui lui servait de chambre provisoire, un médicomage qui ne lui était pas inconnu. Iedike. Encore lui. Décidément, depuis leurs si émouvantes retrouvailles, ils ne se lachaient plus d'une semelle tous deux.

Dire qu'Eilendior avait été surpris de découvrir son vieux camarade d'enfance sous ce déguisement des plus grotesques serait un doux euphémisme. Il en avait même été un peu choqué. Et à vrai dire, il avait beau se retourner l'esprit encore et encore, il ne comprenait pas vraiment le pourquoi du comment une idée aussi saugrenue était venue à l'esprit, poutant si brillant, de son ami. Oui, ami. Iedike était ce qui se rapprochait le plus d'un ami, trés certainement... Certes pas un confident, et leur relation d'antan s'apparentait presque plus à une relation chercheur/cobaye qu'à une réelle franche camaraderie. Mais pour Eilendior, c'était certainement la relation "amicale" la plus poussée qu'il ait pu entretenir alors. Et même encore à l'heure actuelle d'ailleurs.

Maintenant restait à savoir s'il pouvait se réjouir ou non de ces retrouvailles. Et pour tout dire... il n'en savait rien. D'un côté il aurait eu tendance à répondre oui. Il avait toujours apprécié, et appréciait encore Iedike, malgré ce comportement étrange et inhabituel. D'un autre côté, il ne savait pouquoi au juste, il sentait, quand il voyait le jeune homme, une drôle de pointe assaillir ce qui lui servait de coeur. Culpabilité? Regret? Regret et culpabilité de quoi d'ailleurs? De s'être un peu servi de lui pour expérimenter ses potions quelque peu adictives? De l'avoir possiblement largué sans plus de scrupule quand le gamin semblait ne plus vouloir continuer le jeu? Hum... difficile à dire en fait. Et pour être honnête, il n'avait pas vraiment envie de se pencher longuement sur la question. Sa conscience risquait de ne pas y résister longtemps... si tant est qu'il ait une conscience.

Il en était là de ses considérations philosophiques, quand Iedike se décida enfin à parler, après avoir retiré, merlin merci, son déguisement grotesque. La première remarque du garçon l'horripila au plus haut point, la recevant comme une giffle des plus violentes, mais il préféra ne pas y répondre. Pure provocation, pensa-t-il, se reconcentrant sur le serdaigle toujours évanoiui sur son lit. Il s'apprêtait à répondre à la question du médicomage, quand celui-ci le coupa, lui portant une accusation des plus effrayantes sur le ton des plus innocents. Ce qui fit presque frissonner Eilendior, tandis qu'il tournait vers son ancien ami (oui, ancien, parce que là, il avait quelques doutes soudain), un regard des plus choqués qui montrait clairement que cette insinuation était plus que blessante et écoeurante. Bon, en fait, Iedike n'avait pas tout à fait tord, il aurait bien été capable de lui faire quelque chose... Mais mieux valait se taire et jouer l'outragé.


- Iedike, voyons, fit-il d'un ton faussement outré. Non, je ne lui ai rien fait. Et si tu veux tout savoir, il s'est tout simplement évanoui en plein milieu de la salle alors que nous discutions tranquillement. On ne peut même pas dire qu'il ait bu d'alcool ou autre, puisqu'il n'a pris qu'un verre d'eau. Et non, je n'ai rien mis dans son verre non plus, ajouta-t-il toujours un peu vivement. J'ai tenté de le réveiller en le secouant doucement, en le giflant même, en lui faisant avaler doucement un peu d'eau sucrée aussi. Ca avait l'air d'avoir eu un peu d'effet, mais pas assez apparemment. Et ne voulant pas le laisser tout seul avec toutes ces brutes horripilantes sans nom qui auraient bien été capables de le détrousser sans autre forme de procès et de le laisser agonir, j'ai préféré le faire monter ici... et te faire appeler.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Iedike Southerlyn
Sorcier
Sorcier
avatar

Nombre de messages : 246
Date d'inscription : 11/12/2007

Feuille de personnage
Age et liens familiaux: 24 ans.
Année d'étude ou Emploi: Medicomage.
Gallions:
500/100000  (500/100000)
MessageSujet: Re: Maux corporels [Eilendior]   Mar 26 Aoû - 5:53

[Purée, je ne me souviens plus dans quel cas de diabète on se trouve Embarassed Je vais m'arranger pour que le message n'ait pas d'annotations trop précises, mais j'éditerai au besoin si cela cause un problème.]



Entendre la voix d"Eilendior avait rammené Iedike le temps de quelques secondes dans un passé lointain et derrière lui. Ses yeux d'ailleurs s'étaient plissés, comme gonflés soudain par une vague acide, une lueur de douleur mêlée à une étrange lassitude. Ce qui était fait était fait, et il ne savait même pas s'il devait en vouloir à son ex-ami. Ex, car les années avaient balayé la complicité pour instaurer une gêne, tyranne souveraine avec un sceptre de métal, et cela lui pesait. Ex, mais ami quand même ? Il ne pouvait pas jouer les petits garçons innocents, s'il s'était laissé entraîné, il ne pouvait en vouloir qu'à lui-même. C'est là qu'il commença à réaliser ce que la semi-accusation qu'il avait adressée à Eilendior pouvait avoir de vexant.

Il soupira, clausant les paupières :


"D'accord... D'accord... Je veux bien te croire... Excuse-moi."

A l'intérieur de lui-même, une voix dure lui crier qu'il était trop naïf. Mais Iedike avait du travail, et s'apesantir sur la personnalité trouble et les actes d'Eilendior constituait un luxe qu'il ne pouvait pas se payer. Il avança vers le jeune homme, couché sur le lit, et la pâleur qu'il voyait sur son visage lui donna la vivace impression d'une couche funéraire. Le medicomage sortit sa baguette, et s'assit au bord du lit. Il saisit le poignet de Ian, et promena le bout de sa baguette sur les veines bleues qui se laissaient voir, maladives et secrètes. Ses lèves laissèrent échapper une incantation qui firent filtrer de la peau du garçon un filet d'un violet pâle, Iedike y décripta des signes qui lui donnèrent quelques informations sur l'état de son patient. Pour avoir la confirmation, il répéta l'opération au niveau du fois : Oui, il y avait bien un dérèglement dans son organisme.

Iedike fouilla dans une poche de sa blouse, et en sortit un boitier qu'il ouvrit : il contenait de nombreux oeufs à peine plus gros qu'une bille. Il en en choisit un et lui donne un coup de baguette. L'oeuf s'ouvrit, et révéla au monde une grenouille rouge. Le medecin déshabilla légèrement son patient afin de passer le batracien sur son torse. La grenouille croassa, et ses pattes furent englués sur la poitrine du malade. Elle commença alors à rétrécir : elle était absorbée par le corps de Ian, et elle lui donnerait la substance nécessaire au rééquilibrage de son organisme.


"Voilà... Il ne va pas tarder à se réveiller... Mais il sera encore faible, je vais lui faire une prescription..."

annonça Iedike en faisant apparaître un parchemin pour écrire, tandis que le grenouille écarlate disparaissait totalement.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ian Sheehan-Fee
Serdaigle
Serdaigle
avatar

Nombre de messages : 628
Age : 25
Date d'inscription : 18/11/2007

Feuille de personnage
Age et liens familiaux: Seize ans - Isleen Sheehan-Fee (soeur)
Année d'étude ou Emploi: Sixième année
Gallions:
500/100000  (500/100000)
MessageSujet: Re: Maux corporels [Eilendior]   Dim 7 Sep - 13:13

(J'ai honte. T.T)

Comme plongé dans une semi-inconscience, Ian entendait, très vaguement, ce qui se disait autour de lui. Et, quoiqu'il entendît, il n'écoutait pas, et ne comprenait que quelques bribes de phrases, c'est-à-dire des mots. Il avait à peine saisi la présence du médicomage - qui discutait beaucoup avec Eilendior, apparemment. Mais, à part cela, rien ; c'était le flou total. Il ne pouvait pas même penser...
Le souffle court, Ian Sheehan-Fee respirait tantôt profondément, tantôt par saccades. Il semblait bien mal en point... à peine remarqua-t-il Iedike l'ausculter, puis le même médicomage lui donner son remède. Remède qui d'ailleurs se révéla efficace : au fur et à mesure que la grenouille disparaissait, la respiration du malade se faisait plus calme, plus régulière. Son teint reprenait de la blancheur - et non de la pâleur. Quelques minutes plus tard, il était tout à fait conscient et, ouvrant grand les yeux, découvrit qu'il était dans une chambre, aux côtés du sorcier Eilendior et d'un autre sorcier... peut-être le médicomage, justement ? Il dut prendre encore quelques instants de repos, abaissant à nouveau ses paupières, pour s'habituer à sa reprise de conscience.


- Hm... que m'est-il arrivé ?

Il se doutait, bien sûr, qu'il avait fait un malaise, mais par là, il voulait aussi savoir tout ce qu'il se passait : où étaient-ils (quoique ce lieu pourrait bien être une chambre du Chaudron Baveur), combien de temps s'était-il évanoui, tout cela... le regard azuré du jeune homme se posa tour à tour sur Eilendior, puis sur le sorcier encore inconnu, et finalement, reposant ses yeux sur Eil, lui dit :

- Désolé de vous avoir dérangé...

Ceci dit, il inspecta les alentours, et, ne remarquant pas ses livres (choses importantes), demanda où ils étaient passés. Il enfila son haut et essaya par la même occasion de se lever mais s'y prit un peu trop rapidement et finit par se rasseoir, le sang lui remontant au cerveau et lui faisant mal à la tête.

- Vous êtes médicomage, c'est ça ? demanda-t-il à Iedike. Merci... je vous paierai quand je serai revenu chez moi - je n'ai plus d'argent sur moi.

Il disait cela d'un ton assez calme. Petit à petit, il revenait effectivement dans un état de froideur analytique, d'intelligence imperturbable et au comportement dangereux. Il regarda Eilendior assez longuement.

- Nous reprendrons notre conversation plus tard... peut-être...

Car pour l'instant, il était fatigué, et surtout, n'était pas dans le meilleur de sa forme. Surtout après avoir fait un malaise.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Eilendior Slytersin
Ordre des Secrets
Ordre des Secrets
avatar

Nombre de messages : 235
Age : 36
Date d'inscription : 23/01/2008

Feuille de personnage
Age et liens familiaux: 25 ans, en exil
Année d'étude ou Emploi: Expert en potions au Service des Usages Abusifs de la Magie
Gallions:
510/100000  (510/100000)
MessageSujet: Re: Maux corporels [Eilendior]   Mer 12 Nov - 22:41

[HJ : que de temps, que de temps, toutes mes excuses tous deux... Embarassed ]

Eilendior sentait étrangement son coeur cogner fortement et plus que lourdement dans sa cage thoracique, alors que les yeux suspicieux et scrutateurs de Iedike le dardaient de la sorte. Combien aurait donné Eilendior pour pouvoir lire ce qui se tramait dans cet esprit perturbé. Car sans aucun doute, Iedike était plus que perturbé, et pas seulement de par leurs retrouvailles. Tout le personnage semblait constamment troublé... et troublant par la même occasion. Mais non, n'est-ce pas, il ne pouvait se permettre de forcer ainsi l'esprit de l'autre. Ce serait, alors, l'acte de trahison le plus cruel qu'il aurait fait... et quand bien même aurait-il été capable d'un acte de si puissante magie, il n'aurait pu s'y résoudre. Il avait secrètement, si secrètement qu'il peinait à se l'avouer à lui-même, envie de retrouver un semblant d'amitié, du moins de relations, avec le jeune médicomage. Et si possible sur des bases plus saines que leurs ardeurs adolescentes et ses propres expériences douteuses...

Et le soudain "Je veux bien te croire", accompagné d'un si doux "excuse-moi", redonna un espoir au jeune maitre des potions, un espoir qu'il aurait cru envolé à jamais, impossible, irréalisable... mais un espoir qui semblait soudain bien palpable, bien là, bien réel.. Possible du moins.

Eilendior dut faire appel à toute sa volonté pour s'arracher à la contemplation de ses étranges pensées, et pour reporter son attention sur le médicomage alors penché sur le jeune homme. Dire que les méthodes hors du commun de son ancien ami, ou ami tout court?, l'intriguait aurait été un doux euphémisme. Un oeuf? Non.. non, une grenouille... par Merlin, une grenouille?! Mais qu'est-ce qu'une grenouille pouvait bien faire pour résoudre le problème de santé du jeune serdaigle? Les drogues auraient-elles eu finalement raison de cet esprit pourtant brillant qu'avait été un temps Iedike? Eilendior avait soudain de sacrés doutes... Avait-il bien fait de l'appeler et de confier le jeune homme aux mains de ce médicomage inconscient au point d'utiliser des grenouilles dans ses sombres rituels magiques... Arf... et avait-il bien vu? La grenouille avait-elle réellement été absorbée par le corps du garçon? Merlin! Quelle horreur!

Eilendior peinait alors à retenir la moue dégoûtée qui cherchait à fleurir sur ses fines lèvres. Horrifiant, dégoutant, écoeurant... Une grenouille? Dans son corps? Faites lui penser de ne jamais appeler Iedike s'il était un jour malade, même mourrant... Une grenouille! Argggggg!!! Il fut toutefois bien vite tiré de ses élucubrations limite terrorisées sur ces méthodes peu orthodoxes par la douce voix du médicomage. Hum... Oui, une prescription... Si cela pouvait lui faire plaisir.

Ce fut avec un soulagement évident qu'Eilendior vit soudain le jeune homme se réveiller enfin, tel la belle au bois dormant dont les moldus aimaient tant conter l'histoire et qu'il avait entendu une fois.. il y a quelques temps. Si seulement il avait pu être le prince... Hum... Non, ne pas penser à ça, se fustigea-t-il soudain mentalement, se forçant à revenir au temps présent, à savoir le réveil tant espéré et attendu du serdaigle.


- Me déranger? Voyons, ft-il de sa voix redevenue soryeuse, limite roucoulante dans ses accents les plus graves. C'était un plaisir de vous accueilir ainsi. Et inutile de parler d'argent, je me charge de ces questions bassement matérielles.

Un rapide regard vers Iedike, pour lui faire comprendre qu'il devrait lui adresser la note personnellement.

- Oui, plus tard, concéda alors le jeune maitre des potions, quelque peu déçu au fond de lui que le gamin soit redevenu si froid et soudain si distant avec lui.

Peut-être était-il aussi un brin vexé. Après tout ce qu'il avait fait, après tous les efforts qu'il avait fourni pour maitriser et ses ardeurs et ses caprices les plus tenaces... Mais qu'avait-il donc espéré après tout? Le garçon était tout simplement fidèle à lui-même, du moins à ce qu'il lui en avait montré lors de leur si courte converation précédente. Alors pourquoi était-il si déçu, si étonné? Il était temps de redescendre sur terre peu-être.

- Mais inutile de tenter le moindre effort pour l'heure. Mieux vaudrait demander à vos parents de venir vous chercher. Où peut-on les contacter?

Oui, voilàn les parents. cela était plus raisonnable. et peut-être cela allait-il mettre le gamin plus à l'aise aussi non?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Maux corporels [Eilendior]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Maux corporels [Eilendior]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Les maux qui ravagent Haiti: A la recherche d'une solution ou d'un remede
» La musique adoucit les maux... [Dark Boursouf]
» ALAIZIE ? Les pires maux découlent des meilleures intentions ?
» Kalee-La source des maux
» Mistè ti nèg: 3 lanmo sispèk nan Laboule

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
LeviCorpus l'aprés épilogue :: Administration :: V1 :: Rp-
Sauter vers: